Fontaine Claire

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Fontaine Claire, near the sea

The days in Cacouna were usually spent in simple delights and idle pleasures: lazy mornings, singing and music in the evening, endless walks on the beach or at the foot of the cliffs, looking for Indian artefacts near the Anse aux Malécites and outings to Gros-Cacouna by boat when the St. Lawrence was calm. On hot, sunny days, everyone enjoyed swimming in the great river or picnicking on its shores.

Photo source :
Edward Jump engraving, Canadian Illustrated News 09-07-1870, p.28, Mrs. Hugh Welsford Collection
Background : aerial view of Fontaine Claire, Yvan Roy 2004


Little birds

Cacouna’s natural surroundings – the fields, forests, sea, beaches – all of young Émile’s favourite places – represented his refuge from the danger and heartbreak of life, as they are for the wild birds in his poem, “Les petits oiseaux.”

Photo source :
Background photo : Ernest Mercier, circa 1890, Lynda Dionne and Georges Pelletier Collection
Front : Gulls at Fontaine Claire, Yvan Roy 2010


“Les petits oiseaux’’


“Les petits oiseaux’’

Puisque Rusbrock m’enseigne
À moi, dont le cœur saigne
Sur tout ce qui baigne
Dans le malheur,
À vous aimer, j’élève
Ma pensée à ce rêve :
De vous faire une grève
Avec mon cœur.

Là donc, oiseaux sauvages,
Contre tous les ravages,
Vous aurez vos rivages
Et vos abris :
Colombes, hirondelles,
Entre mes mains fidèles,
Oiseaux aux clairs coups d’ailes,
Ô colibris !

Sûrs vous pourrez y vivre
Sans peur des soirs de givre,
Où sous l’astre de cuivre,
Morne flambeau !
Souventes fois, cortège
Qu’un vent trop dur assiège,
Vous trouvez sous la neige
Votre tombeau.

Protégés sans relâche,
Ainsi contre un plomb lâche,
Quand je clorai ma tâche,
Membres raidis;
Vous, par l’immense voûte
Me guiderez sans doute,
Connaissant mieux la route
Du Paradis !
 


Golden Ship

The Anse Fontaine Claire, where schooner captains and carters did business.

The 20th century ketch “Meriah” at the Port of Gros-Cacouna, gilded by the midnight moon, waiting for its next journey to unknown seas...

The natural harbor of Fontaine Claire, where the local wharf was built during Nelligan’s time (1890-1900). Schooners and freight haulers had already been meeting up in the harbor for several decades, unloading goods for the town’s general stores.
The young poet particularly enjoyed the harbor, perhaps because it offered his soul a gateway to faraway places.

Photo source :
With a background of Ernest Mercier’s photo of the Anse Fontaine Claire, an illustration of a schooner unloading goods, by Lynda Dionne, 2011
Photo by Yvan Roy of the sailing ship “Meriah’’ (Larry and Nicky Peck, owners), moored to the Gros-Cacouna seaport, 2002


“Le Vaisseau d’Or’’


“Le Vaisseau d’Or’’

C’était un grand Vaisseau taillé dans l’or massif.
Ses mats touchaient l’azur sur des mers inconnues;
La Cyprine d’amour, cheveux épars, chairs nues,
S’étalait à sa proue, au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l’Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un Vaisseau d’Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose ont entre eux disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève ?
Qu’est devenu mon cœur, navire déserté ?
Hélas ! Il a sombré dans l’abîme du Rêve !