Église St.Luke's

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420, rue de la Cour - Église St.Luke’s

Cette église de style néogothique a été construite en 1869 afin de remplacer la petite église de bois de la rue Western, devenue trop exiguë pour les besoins de la communauté anglicane. Il s'agit de la plus vieille église de Waterloo (construite en 1843). Elle a été achetée et démolie par la famille Roberts (voir point d'intérêt 19).

420, rue de la Cour - Église St.Luke’s

En 1867, R. A. Ellis, John Lay, Asa B. Foster ainsi que F. Fourdrinier entreprirent des démarches pour trouver un bon architecte. Ils engagèrent Thomas Seaton Scott (1826-1895), architecte connu dans la région. D’après ses descendants, ce dernier aurait immigré d’Angleterre en 1855 pour travailler à la construction du pont Victoria. Ayant épousé la fille de William S. Mackenzie, chef d’exploitation du Grand Tronc, il aurait ainsi conçu de nombreuses gares dont celle de Richmond, Montréal et Toronto. Il est devenu, par la suite, l’architecte en chef des Travaux publics du Canada de 1870 à 1881.

Il s’était fait connaître de la communauté anglicane pour avoir achevé les travaux de la cathédrale Christ Church de Montréal en 1859 suite au décès de l’architecte Frank Wills. Il aurait aussi conçu les églises anglicanes de Prescott, Ottawa et Cornwall, ainsi que la petite église protestante de Pointe-au-Pic en plus de nombreuses résidences.

Un comité formé  du pasteur David Lindsay, R. A. Ellis, Edward Slack ainsi que de John B. Lay ont eu la tâche d’en surveiller les travaux de construction. Cette nouvelle église a été consacrée le 15 décembre 1870 par le révérend Ashton Oxenden qui était l’évêque du diocèse anglican de Montréal. Le coût total de cette construction s’est élevé à 16 000$. Le terrain avait été donné par Asa B. Foster assorti d’une contribution monétaire. Comme on peut le constater sur les photos, elle avait, à l’origine une grande flèche qui a, malheureusement, été frappée par la foudre.

C’est vers 1900 qu’on a procédé à la reconstruction de la tour. On a alors choisi une toute petite flèche sur un toit à parapet crénelé. Elle est couronnée, semble-t-il, de la même croix, qui avait été récupérée des cendres, avec ses quatre branches. La bâtisse a malheureusement perdu sa belle toiture d’ardoise en 1961.

Ce monument historique, classé en 1978 par la Commission des biens culturels du Québec, a une capacité de 400 places et possède un orgue ainsi qu’un magnifique carillon.