Presbytère Saint-Bernardin

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5005, rue Foster - Presbytère Saint-Bernardin

En octobre 1887, le journal de Waterloo annonçait que les paroissiens de Waterloo, parrainés par leur curé J. C. Bernard, désiraient se doter d’un nouveau presbytère. L’ancien était devenu trop exigu.

Avec l’arrivée des Irlandais catholiques et l’affluence des Canadiens français venus des Seigneuries, de plus en plus nombreux après 1875, les paroissiens catholiques de Waterloo, qui avaient déjà une superbe église, jugée la plus belle église de ce style dans tout le diocèse de Saint-Hyacinthe, ne voulaient pas en rester là. Il leur fallait un nouveau presbytère à la mesure de ce monument.

5005, rue Foster - Presbytère Saint-Bernardin

Le journal informait ses lecteurs que la fabrique venait d’acquérir du curé Saint-Louis pour 600$ le terrain de 65’x 250’ adjacent à l’église pour y installer le nouveau bâtiment.

On y avait ajouté…"Dimanche, monsieur le curé a lu un décret de l’équipe du diocèse de Saint-Hyacinthe ordonnant l’érection d’un presbytère et dépendance en cette paroisse. Ce presbytère devra être un édifice imposant à en juger par ses dimensions et ses matériaux de construction, 42’ X 45’ sur deux étages construits en pierre avec toiture en ardoise, etc... Il devra être un nouvel ornement pour notre village."
Cependant, une étude du terrain avait démontré que le sous-sol n’était pas en mesure de soutenir un tel édifice. On avait donc opté pour une structure, plus légère, à claire-voie à montant de bois recouvert de brique et coiffé de tôle.

Le contrat avait été concédé à Joachim Read qui a eu la brillante idée de recycler les 100 000 briques de l’immense cheminée de l’ancienne tannerie Shaw. Les plans étaient l’œuvre de la firme Gauthier & Daoust de Montréal.

Vers 1902, on y a installé le courant électrique. Il fallait se moderniser. En fait, comme toutes les résidences de l’époque, au début c’était avant tout pour l’éclairage. 

En 1964, les marguilliers, pour faire face aux besoins grandissants de la paroisse, ont décidé d’agrandir encore l’aire disponible en faisant construire l’annexe qui relie le presbytère à l’église dans le but de fournir de l’espace mieux adapté. Dans cette aile se trouvent des salles de réunion et des bureaux qui servent encore aux différents besoins des paroissiens.

Cette partie, très moderne, avait été isolée de l’église par un mur coupe-feu qui devait protéger l’église en cas d’incendie du presbytère. Hélas…c’est malheureusement la superbe église qui s’est envolée en fumée.

Le presbytère a été construit dans une période de grande effervescence stylistique. L’économie allait bien. Le marché offrait des catalogues de styles et un grand choix de matériaux prêts à installer. Avec une aussi belle église, les paroissiens ne pouvaient se contenter d’un petit presbytère modeste. On opta alors pour un style qui avait du panache…. Enfin, c’est un mélange de style italien, mais sans la symétrie où un toit tronqué et un pignon néogothiques contrebalançaient une tour d’angle très néo-queen Anne. Cette belle tour d’angle, à peine en saillie, est coiffée d’un toit en croupe très pentu ouvert de pignons en ogive sur ses quatre faces. Remarquez le jeu des briques formant un motif ainsi que les petites fenêtres jumelles qui en éclairent le grenier. Son toit était, à l’origine, recouvert de tôle.

Ancienne église St-Bernardin

Archives de la Paroisse - Jean Simard

L’Église Saint-Bernardin-de-Sienne n’a pas toujours eu cette allure moderne. Voici son histoire.

En 1862, le curé Charles Boucher, qui était alors curé des paroisses St-François-Xavier et St-Joachim de Shefford, trouvait qu’il y avait suffisamment de catholiques dans Waterloo pour y ériger une église. Le canton avait accueilli nombre d’immigrés irlandais et on commençait aussi à accueillir des francophones venus des seigneuries où les terres étaient alors utilisées à la limite.

5005, rue Foster - L'Église Saint-Bernardin

Après avoir recueilli assez d’argent pour commencer la construction, l’honorable A. B. Foster fit don d’un terrain sur ce qu’il voyait comme le centre-ville c’est-à-dire à la croisée de la rue qui porte son nom et du chemin de West-Shefford (rue Lewis). Cette église, connue sous le nom de Saint-Bernardin-de-Sienne, fut inaugurée en 1864 lors de la messe de Noël par le curé Pierre Edmond Gendreau. Quant à la paroisse, elle fut officiellement et canoniquement fondée par les membres élus de la Fabrique le 20 septembre 1865 et le 31 décembre on procéda à l’élection des premiers marguilliers. Les fabriques sont, depuis 1664, les conseils d’administration des paroisses qui regroupent les églises, presbytères et cimetières.

Le 6 février 1866, l’église reçut la bénédiction de l’évêque ainsi qu’une cloche de 817 livres. La paroisse était alors constituée de 49 familles pour un total de 297 âmes. Edmond Gendreau fut le premier curé résident de St-Bernardin. Il y a demeuré jusqu’en 1868. Le curé Louis-Alphonse Phaneuf qui lui a succédé, apparemment s’était fait dire par les paroissiens, de retourner chez lui, car ils voulaient tous garder leur vieux curé…il a quand même réussi à se faire accepter.

À peine dix ans plus tard, l’église était déjà trop petite. On recensa en 1875, 258 familles catholiques pour 1295 âmes. Il a donc fallu construire une nouvelle église, plus grande, au coût de 40 000$. Le curé Phaneuf y a célébré la première messe le dimanche 6 novembre 1881. En 1887 sous les auspices du curé J. C. Bernard, on entreprit la construction du presbytère actuel pour le terminer deux ans après pour. En 1907, on ajouta quatre nouvelles cloches au carillon de l’église.

On installa, au jubé, un grand orgue en 1912. On se rappelle que Jean Jolin fut titulaire de cet orgue durant plusieurs années ainsi que Jeanne Larose.

Le 11 juin 1974 en après-midi, un terrible incendie causé par la foudre a complètement rasé ce qui était considéré, à l’époque, comme la plus belle église de style néogothique du diocèse de Saint-Hyacinthe. Une perte irréparable…

Vous pouvez continuer à marcher en direction du centre-ville vers l’édifice Beaulne au coin des rues Foster et Young.

11 juin 1974 - Feu à l'Église

Le 11 juin 1974 en après-midi, un terrible incendie causé par la foudre a complètement rasé ce qui était considéré, à l’époque, comme la plus belle église de style néogothique du diocèse de Saint-Hyacinthe. Une perte irréparable…