Maison Parmelee de Waterloo

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700, rue Western - Maison Parmelee

Cette magnifique résidence de la rue Western avait été construite pour l’avocat Albert B. Parmelee (?-1875), un neveu du Dr Rotus Parmelee. En 1875, l’année de son décès, l’évaluation foncière de sa propriété était déjà estimée à 5 500 dollars.

700, rue Western - Maison Parmelee

 Au mois de septembre 1857, Albert B. Parmelee était entré en société avec un autre avocat de Waterloo qui y avait aussi été maître de poste, et devenu l’honorable sénateur Lucius Seth Huntington. Cyrus Thomas, dans son Histoire de Shefford, parue en 1877, présente ainsi M. Parmelee:

« Pendant plus de trente ans, M. Parmelee a rempli différents postes dans l’administration du Comté de Shefford, et surtout du Canton de Shefford. Il fit un bon apprentissage en étant secrétaire-trésorier du conseil local de Shefford, du Canton de Shefford et du Conseil de Comté. Son expérience était si bien connue de tous et la confiance, qu’on avait en lui, si grande pour les besoins municipaux du comté que l’Honorable L. T. Drummond, alors Secrétaire d’État du Canada, l’appelât à Toronto pour prendre part à la loi connue depuis sous le nom de l’Acte des municipalités et des routes du Bas-Canada. »

Dix ans après le décès de son mari, soit en 1885, madame Sarah Brooks Parmelee (1826-1906) a cédé sa propriété au marchand et maître de poste Gardner H. Stevens (1850-1916), le fils aîné du sénateur Gardner Green Stevens (1813-1892).

Après avoir été associé avec la famille Robinson dans le Old Stone Store, Gardner H. Stevens s’est lancé dans l’exploitation minière en Colombie-Britannique, où il avait effectué un voyage en 1889, en compagnie de l’industriel de Granby, S. H. C. Miner, fondateur des usines Granby Rubber en 1882 et Miner Rubber en 1909.

C’est durant le temps qu’il travaillait comme maître de poste qu’il eut, un jour, l’idée de faire ériger une passerelle piétonnière (le pont que vous venez de traverser) qui relierait sa propriété à la rue Principale où se trouvait le bureau de poste. Cette passerelle, ouverte au public, était à ce moment-là très étroite et plus basse et ne devait servir qu’aux piétons. Son petit-fils qui l’avait traversée en bicyclette apparemment s’était fait corriger…. Il fallait bien donner l’exemple. On peut encore voir des bouts d’anciennes barres de fer, de ce petit pont, qui dépassent à peine le niveau de l’eau près du milieu.

Gardner H. Stevens étant décédé en 1916, sa veuve, Ellen G. Foster, est demeurée propriétaire de la maison jusqu’en 1919. Ce serait sa fille, ainsi que son gendre, Nellie Stevens et John Bailey qui en auraient pris possession. Mme Stevens l’a conservée jusqu’à son propre décès en 1949. Ensuite, la maison est passée entre les mains de Théodore Lagrandeur, un dépositaire de voitures automobiles et camions Chevrolet sous l’appellation Lagrandeur Auto Service, 95 rue Principale (Journal de Waterloo, 1953). Vendus en 1970 à madame Françoise Gélinas et William Hainault, ces derniers l’ont vendue récemment.

À l’arrière se trouve un logement qui servait naguère à loger les serviteurs. Il y avait évidemment des écuries et des hangars de service, le tout sur un très grand terrain qui longeait la rivière, c’est-à-dire toute l’actuelle rue Mario, prénom du fils Lagrandeur.

Son architecture : Inspiration néo-gothique.
Située sur un grand site pittoresque, son allure néo-gothique est caractérisée par sa structure en plan irrégulier de briques rouges et ses toits très pentus. Dans le mouvement pittoresque, la maison était la principale décoration du jardin, alors que le jardin était le prolongement de la maison. On voulait sortir des logements entassés les uns sur les autres.

"Cette résidence constitue l'un des exemples les plus pertinents pour illustrer l'éclectisme victorien, qui se caractérise par l'amalgame de divers éléments architecturaux et d'influences stylistiques dans une même construction." Les murs porteurs, c’est-à-dire trois épaisseurs de briques reliées entre elles, doivent supporter les pignons très pentus recouverts (jusqu'à tout récemment) de bardeaux d’ardoise, ce qui était très lourd. Son entrée principale soit une porte à deux vantaux en bois et imposte vitrée est d’origine. 

*Afin de continuer le circuit, revenez sur vos pas jusqu'à l'intersection de la rue Mario et continuez sur la rue Western.