Vieux centre-ville

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Coin Allen-Foster

On voit ici une photo de l'ancien centre-ville. On y appercoit le barage, le commerce "Tenny & Boudreau" , le magasin de vêtements d'Edward Pinsonneault et l'Hôtel Brooks House.

Edward Pinsonneault, un marchand spécialisé dans la confection de vêtements pour hommes et pour dames, dont le commerce était situé juste à côté du légendaire Old Stone Store, entre celui-ci et l’Hôtel Brooks.

7, rue Allen - Maison Allen

Portez attention à la maison blanche derrière le terrain désaffecté (ancienne station-service) et voici la deuxième plus vieille maison de Waterloo. Elle a été construite par Charles Allen, arrivé à Waterloo en 1825, et marié en 1829 à Laura Taylor.

Laura était la sœur de Daniel Taylor, arrivé en 1823, avec qui Charles Allen entra en affaire en 1835 sous le nom d’Allen & Taylor. Allen, étant forgeron de son métier, ils ouvrirent une fonderie et une fabrique de machines à vapeur et à l’électricité. Ils fabriquèrent tous les genres d’articles en fer et en cuivre, y compris des poêles et aussi de la machinerie aratoire, pour lesquelles ils devaient aussi fabriquer les différents manches et pièces en bois… en plus de tenir un magasin.

Charles Allen a aussi été commissaire d’école, conseiller municipal, secrétaire pour la Société d’Agriculture durant 30 ans … et juge de paix.

7, rue Allen - Maison Allen

À son décès, Charles Allen (1804-1881) a légué, par testament, la maison à sa femme Laura Taylor. Le 2 avril 1885, celle-ci l’a léguée à son tour à leur fille unique Mary Elizabeth Allen (1843-1908) épouse de Louis Payan, ébéniste.

En 1908, Louis Payan (1835-1908) avait cédé par testament, la maison à sa seule fille Laura Allen Payan, tout en laissant l’usufruit à sa seconde femme Mary Elizabeth Alexander qui, la même année, faisait une déclaration remettant la propriété à Laura, la seule fille de Louis Payan et épouse séparée de bien de William Lindsay.

Le 19 décembre 1916, Laura Allen Payan a finalement vendu la propriété à Adéline Benoît, épouse en séparation de biens d’Adolphe F. Savaria. Voilà que la maison sortait de la famille après cinquante-huit ans.

Le 28 août 1934, Adéline Benoît, maintenant veuve d’A. F. Savaria, en a fait don à ses petits-enfants, Benoît, Marguerite, Suzanne, Pauline, Isabelle et Pierre Charlebois, en s’en réservant l’usufruit jusqu'à son décès. Le 23 mars 1937, les Charlebois ont vendu la propriété à Charles Lefebvre. Trois jours après, ce dernier l’a revendue à Marie Antoinette Lefebvre, veuve de Benoit Charlebois, courtier d’assurance et un des enfants Charlebois qui en avaient déjà hérité.

Le 22 octobre 1937, Marie Antoinette Lefebvre, la cède à Léopold A. Lefebvre, le détaillant de voitures automobiles Chrysler à Waterloo. La même année, ce dernier a vendu le terrain devant la maison à Imperial Oil.

En 1972, Dame Patricia Guay, ménagère, veuve en première noce de feu Armand Bizaillon et en seconde de feu Léopold A. Lefebvre, décédé en 1944, l’a vendue, finalement à Léopold Laberge pour 27 300$.

Il est difficile de croire qu'il s’agisse de l'une des plus vieilles maisons de Waterloo. On comprend facilement qu’elle a beaucoup évolué depuis le début. Les Allen ont très certainement commencé leur vie dans une petite maison de colon, comme il se devait à l’époque, sur le même lot, qui était immense à ce moment-là. La grande partie avant en a été le couronnement lors de sa construction, qui semble avoir été vers 1858. Les maîtres étaient bien installés, les affaires tournaient à leur maximum. 

Aujourd'hui, il est difficile de voir la façade, car elle est cachée par l'ancien bâtiment du Ultramar. Cette façade avait deux galeries séparées par l’entrée principale. On accédait à la galerie de droite de l’intérieur, alors que celle de gauche débouchait sur le jardin, tout à fait dans le mouvement pittoresque de la fin du XIXe siècle.

Allen, Taylor & Co.

Publicity of the Allen, Taylor company.

Ancienne église (Photo 1869)

Vue du coin Allen-Foster, en direction de la rue Western.

La Maison Roberts a été érigée par Duke Roberts en 1873 à l’emplacement même d’une ancienne et toute petite église épiscopale (anglicane), construite en 1843, devenue trop petite et qui avait été mise à l’encan. Duke Roberts l’avait remportée en misant 500$. Une nouvelle église, celle qu’on connait, avait été construite en 1870 sur la rue de la Cour.

La construction de cette première église correspondait au développement rapide de Waterloo. Il y avait de nombreux chantiers à ce moment-là. Il était donc temps d’avoir une église à Waterloo, devenu chef-lieu du district de Bedford en 1841. C’est alors que Hezekiah Robinson avait cédé à l’Église épiscopale un terrain sur le chemin de West Shefford (rue Western) situé sur un petit promontoire face à la rue Ellis (aujourd’hui Allen).

La photo, une carte postale, prise après l’inondation de 1869, soit deux ans après l’incorporation de Waterloo, nous la montre bien assise sur le haut de la pente.

Photo: Centre Local d’Interprétation du Patrimoine (C.L.I.P. 2002)