Ce monsieur était un personnage bien connu dans la ville à ce moment-là. Dès 1851, toujours d’après la SHHY, il était inscrit comme sellier dans un annuaire de commerce. En 1872, Robert Hill s’est associé à O. R. Foss sous la raison sociale de "Hille & Foss". Cette entreprise, ayant pignon sur la rue Foster, se spécialisait dans la fabrication et la vente de harnais, de souliers et de bottes. Quelque dix ans plus tard, dissocié de Foss, Robert a formé une nouvelle entreprise, cette fois avec son fils Albert Henry sous enseigne "R. Hill & Son". Cet établissement fabriquait et vendait encore des chaussures, des bottes et des harnais et tenait, en plus, un magasin général.

Quant à O.R. Foss, il s’est lancé dans la fabrication de voitures hippomobiles et de cercueils. En 1907, la veuve de Robert Hill, Susan Phillips, a vendu la résidence familiale à l’avocat Romulus Cloutier. La famille Cloutier y est resté fidèle jusqu’en l’année 2000. Les plus vieux se rappellent encore les demoiselles Cloutier qui promenaient leur chien pour se tenir en forme. 

Son style architectural : Cette imposante villa aurait, d’après certaines archives, été de style néogothique lors de sa construction. Ce qui est fort plausible, vu l’époque. La maison Parmelee, construite l’année suivante, est tout à fait dans ce style, et la pente du toit nous permet d’y croire. Elle a donc été mise au goût du jour, probablement, par la famille Cloutier, le néogothique étant plutôt prisé par les anglophones. Sa forme rectangulaire en briques rouges sur un étage et demi avec une grande lucarne pignon centrale qui prolonge le portique en saillie nous la montre ainsi.
La grande galerie couverte a probablement été ajoutée, ou du moins agrandie, durant les transformations du début du siècle. L’avocat Cloutier a agrandi la maison, sûrement dans le but premier d’y loger son étude, comme c’était la coutume à cette époque et aussi d’y ajouter les deux beaux grands solariums qui se trouvent sur le côté sud de la maison pour pouvoir profiter du soleil. 

Source: M. Campbell (Journal Panorama) et Guide du patrimoine bâti de la MRC de La Haute-Yamaska, Mario Gendron, Chantal Lefebvre, Johanne Rochon, Cecilia Capocchi, Granby, Société d’histoire de la Haute-Yamaska, 2015, p.124-125

*Continuez sur la rue Western, la maison Ellis Bachand se trouve 150 pieds plus loin.