En 1869, Roswell A. Ellis et sa femme Charlotte K. Robinson (1818-1880), ont donné la maison en héritage anticipé à leur troisième fille Jane Sophia Ellis (1843-?), qui venait de se mariée à Francis Fourdrinier, comptable pour la compagnie du chemin de fer. Leur deuxième fille Louise Selucia a eu la première maison (891 rue Western) et Marion la maison du 150 rue de la Cour avec son mari Edward T. Slack, le frère du mari de Louise Selucia, Thomas Slack. Les deux frères avaient fondé la compagnie Slack’s Brothers Ltd. Ellis avait laissé son nom au tronçon de rue entre la rue Western et la rue principale (aujourd’hui Foster) et qui porte aujourd’hui le nom d’Allen.
Cinq ans plus tard, en 1873, Jane S. Ellis a vendu cette résidence à l’avocat Daniel Darby, qui pratiquait alors à Waterloo.

En 1885, devenu veuf, ce dernier avait fait transférer ses titres de propriété à Lyman H. Brooks, qui était alors propriétaire d’un des plus gros hôtels de Waterloo, l’hôtel Brooks’ House, aujourd’hui disparu.

En 1905, la maison est passée aux mains d’Albert Hammond, qui l’a cédée en 1911 au charpentier Samuel J. Irwin. Occupée pendant trente-six ans par la famille Irwin, la résidence est ensuite devenue en 1947, pour une bonne trentaine d’années, la propriété de Conrad Hétu, un employé de la Mack Molding (Plastiques Berry Canada inc.). (SHHY). Après le décès de Conrad Hétu, son fils Jacques en a hérité et y a vécu à peine quelques années pour ensuite la revendre en 1992 à Denise et Yvon Lauzière. Ces derniers y ont finalement aménagé en 1997. 

Cette belle grande villa était, au moment de sa construction, certainement l'une des plus belles située en bordure de la ville. Construite en brique rouge sur deux étages avec un semblant de toit à la mansarde, elle devait sûrement beaucoup impressionner à l’époque. L'usage du mot ‘semblant’ est nécessaire ici puisque dans le style Second Empire à la mansarde est normalement un étage supplémentaire, habité ou pas, alors qu’ici, la maison n’a que deux étages.

Ce qui devait être le terrasson du toit, qui normalement est de pente douce sur quatre eaux, est ici, en charpente inversé vers l’intérieur de la maison et s’égoutte par un drain central, une mesure avant-gardiste pour l’époque. Le plan de la maison est assez carré et sa façade, à l’origine, était bien symétrique comme le voulait ce style. Sa porte principale devait sans doute être centrale à l’origine.

Source: M. Campbell (Journal Panorama) et SHHY

*Vous pouvez continuer sur la rue Western, en direction de l'intersection de la rue Allen. Le point d'intérêt 19 comprend les maisons Roberts et Robinson. En été, elles sont bien cachées par la végétation!