La mission St-Claude

Première plaque bilingue en Ontario

Vous êtes à l'emplacement du premier marqueur bilingue installé par le gouvernement de l'Ontario en 1965.

La Mission Saint-Claude

La Mission Saint-Claude a été fondée en 1863 par les Pères Oblats-de-Marie-Immaculée et les Sœurs de la Charité d’Ottawa, appelées Sœurs Grises de la Croix.

Cette croix commémorative de la Mission Saint-Claude a été installée en 1991 par la Société du patrimoine et l’école secondaire catholique Sainte-Marie.

Tableau historique

Des missions ont été établies dans toutes les régions pénétrées par les Français, y compris le pays iroquois, s'étendant jusqu'à la Baie James, les Grands Lacs occidentaux et au-delà. Les ordres religieux et les sociétés françaises qui travaillaient parmi les peuples autochtones ont également aidé les colons de la Nouvelle-France.

La Mission Saint-Claude est considérée par certains comme étant le germe du catholicisme, de l'éducation, de la santé, de la langue, de la culture et de l'agriculture dans la région.

À propos de la mission

En 1836, la Compagnie de la Baie d’Hudson située sur la rive québécoise accordait un espace de terrain aux Pères Oblats pour permettre la construction d'une chapelle. Ceux-ci venaient y faire une mission une fois l’an. Les Amérindiens qui venaient faire leur commerce de fourrures en profitaient aussi pour voir à leurs besoins spirituels.

En 1863, les pères Oblats ont obtenu la permission d’ouvrir une mission sur le bord du Lac Temiscamingue en Ontario, face au Fort Témiscamingue, occupé par la Compagnie de la Baie d’Hudson. Après dix jours de trajets, les Pères Pian et Lebret, arrivés à cet endroit, ont commencé à construire leur chapelle. La construction des autres édifices a suivi. Constatant la misère des gens qu'ils croisaient, ils ont fait appel aux Sœurs Grises de la Croix pour leur venir en aide. Celles-ci ont soigné les malades, aidé les vieillards, enseigné à lire aux orphelins, etc.

Les familles de colons qui arrivaient se logeaient souvent à la Mission Saint-Claude. Les blessés des camps de bûcherons y allaient pour recevoir des soins. Tous y ont été chaleureusement accueillis: autochtones, premiers colons, bûcherons, malades, ceci indépendamment de la langue ou de la religion.

Un auteur résume ainsi l’œuvre des religieuses:

327 malades soignés
504 visites à domiciles
738 indigents assistés
107 orphelins recueillis
612 jeunes filles et 434 garçons instruits
Assistance à l’école: 30 filles et 40 garçons

En 1887, la Mission a été déménagée à Ville-Marie, étant donné que les colons étaient portés à défricher des terres de l’autre côté du Lac. Les sœurs y ont ouvert un hôpital et leurs œuvres ont continué à cet endroit. La Mission Saint-Claude a été l’embryon de la catholicité, de l’éducation, du domaine hospitalier, de la langue, de la culture et de l’agriculture dans notre région.

La plaque que nous voyons sur le terrain, érigée le 15 août 1965, est la première plaque bilingue érigée par le gouvernement de l'Ontario. La croix a été installée en 1991 par la Société du patrimoine local et l’école secondaire catholique Sainte-Marie.

Le tronçon 590 de la rivière des Outaouais situé sur le territoire de l'Ontario, du lac Témiscamingue jusqu'à Hawkesbury Est, a été désigné en tant que rivière du patrimoine canadien en 2016, ceci en raison de la valeur quIl représente sur le plan du patrimoine culturel. La rivière Outaouais occupait une place importante pour les Algonquins de la région. Après l'arrivée des Européens et d'autres explorateurs, la rivière est devenu une importante voie de transport pour le commerce des fourrures ainsi que pour l'industrie du bois et l'hydroélectricité. La rivière des Outaouais a aussi contribué au développement du Canada, d'où le choix d'Ottawa comme capitale nationale.

Le Fort Témiscamingue

De l'autre côté du lac, le lieu historique national du Canada du Fort-Témiscamingue-Obadjiwan illustre le rôle important que le commerce des fourrures a joué dans l'économie canadienne.

Vieille photo du Fort

Cette photo du Fort est la plus ancienne du Témiscamingue. Cet endroit était fréquenté il y a 6000 ans... bien avant l'arrivée des colons venus d'Europe. Le site a servi de lieu de rencontre et d’échange aux Anishinabes pendant des centaines d'années avant l'arrivée des voyageurs français et anglais qui se sont consacrés à la traite des fourrures. 

La traite des fourrures

Historiquement, le commerce de la fourrure a joué un rôle singulier dans le développement du Canada. Il a été le moteur de l'exploration d'une grande partie du pays. Le commerce est resté le fondement économique de l'Ouest canadien jusqu'en 1870 environ.

Coureurs de bois

Les hommes qui ont favorisé le commerce des fourrures avec les peuples des Premières nations étaient communément appelés "les coureurs de bois". Ces trappeurs et commerçants travaillaient pour l'une des deux grandes compagnies de traite des fourrures - la Compagnie de la Baie d'Hudson ou la Compagnie du Nord-Ouest.

À propos du Fort Témiscamingue

Le lac Témiscamingue était la route que les Amérindiens parcouraient chaque été pour aller faire le troque de leurs fourrures avec les  marchands de Montréal. En 1720, un poste de traite a été construit dans la région, dans un endroit appelé le détroit, où s’élève le Fort Témiscamingue, Cet endroit est devenu le Lieu historique national d’Obadjiwan-Fort Témiscamingue.

Parc Canada a acquis en 1970 les 66 acres de terrain qui constituaient jadis le poste de traite de Fort Témiscamigue pour perpétuer le souvenir du commerce de la fourrure. Les marchands français venaient jadis rencontrer les autochtonnes à ce fort, où la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d’Hudson étaient fusionnées. Suivant l’arrivée des compagnies forestières les animaux se sont éloignés des forêts et les fourrures sont devenues plus rares par la suite.

VERS LA BAIE D'HUDSON

Le Chevalier de Troyes quitte Montréal le 30 mars 1686, accompagné des frères Le Moyne et d’une centaine d’hommes. Ils passent par Ottawa, Mattawa, le Témiscamingue et l’Abitibi pour atteindre la Baie d’Hudson le 20 juin. Leur mission consiste à s’emparer des postes de traite anglais qui compromettent le commerce des fourrures axé vers le Saint-Laurent. Cette expédition s’avère un succès, car la troupe réussie à s'emparer des forts Moosonee, Rupert et Albany.



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Excerpt of
Sur la rive du lac Témiscamingue

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