La maison Virginie-Bernardin

Du style québécois au style boomtown

Photo source: Maison Virginie-Bernardin vers 1910 © SHRT, Gracieuseté de Mme Nancy Roy James, Ont. Musique: Le matin quand je m'y lève – Compositeur Olivier Brault, Variations/suite de danses interprétée au violon baroque par Olivier B. Brault, violoniste de renommée internationale.


Le village de Terrebonne vers l'an 1900

Vous pouvez apercevoir la maison Virginie-Bernardin avant sa transformation, en médaillon, sur cette vue d’ensemble du village de Terrebonne. La photo a été captée vers l'an 1900.

Source : © SHRT, Coll. E. S. Mathieu

Texte de la narration

Vous tournez le dos à l’église vers la maison Virginie-Bernardin de l’autre côté de la rue.

En 1766, cet emplacement marque la limite entre la terre de Jean-Baptiste Dupré et les emplacements du bourg. Vendu cette même année à Amable Gipoulou, il descend le long de la rue Sainte-Marie, jusqu’au bas du surplomb. Le jardin de la famille Lepage de Saint-François s’étend vers l’ouest jusqu’à l’emplacement situé au coin du boulevard des Braves et de la rue Saint-Louis actuels. 

Vers la fin du XVIIIe siècle, le notaire Joseph Turgeon achète l’emplacement. Sa famille en demeure propriétaire jusqu’à ce qu’elle le vende au dénommé John Maw en 1853. Ce dernier est un maître cordonnier originaire du Yorkshire, en Angleterre. Il s’est établi à Terrebonne au début des années 1840, peu de temps après le forgeron Matthew Moody, venu du même endroit. Sur le terrain, il y a une modeste maison en bois, avec toiture à deux versants, juste en face du marché public. 

En 1870, le Dr Joseph Alfred  Duchesneau achète la maison de la succession de Thomas Maw, fils de John, qu’il réserve à la location. À une date indéterminée, le médecin hausse la maison sur des fondations en pierre afin de la stabiliser. Il la possède jusqu’en 1881.

En 1905, après quelques mutations foncières, Virginie Bernardin en fait l’acquisition. Elle était locataire de longue date de la maison. Peu de temps après, elle transforme la maison en lui ajoutant un étage additionnel. Au début du XXe, on observe cette tendance chez les propriétaires de petites maisons en bois à un étage et demi, de les transformer en maison de style « boomtown » à deux étages, à toiture inclinée vers l’arrière, pour en augmenter les revenus locatifs. Plusieurs maisons des rues Sainte-Marie, Saint-François-Xavier et du boulevard des Braves connaissent le même sort entre 1900 et 1920, dont deux réalisées pour par Mme Joséphine Therrien, épouse du notaire Joseph Onésime Jolicœur.

En 1900, Virginie Bernardin a épousé le comptable Andrew Gibb à Terrebonne. Elle était la fille aînée de Jean-Baptiste Bernardin, propriétaire exploitant d’un hôtel sur la place publique.

Merci de continuer votre visite. À bientôt.

Une présentation de la Caisse Desjardins de Terrebonne, partenaire officiel.



Excerpt of
Le front bourgeois de Terrebonne | Circuit historique

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