La maison Damase-Dubois

Une maison mansardée en brique hors de l'ordinaire

Photo source: Maison Damase-Dubois © Normand Brière, 2020. Musique Le matin quand je m'y lève – Canarie : Compositeur : Olivier Brault. Variations en suite de danses, interprété au violon baroque par Olivier B. Brault, violoniste de renommée internationale.


Glacière et remise

Glacière et remise construites par Germain Lepage avant 1760.

Source : @SHRT, Inventaire du patrimoine bâti, 2012

Sous la nef de l'église

On trouve cette pierre tombale du couple Dubois-Robin sous la nef de l'église.

Source : © Nicole Labrèche et Nicolas Aubin, 2014, Cimetières du Québec, en ligne.

Texte de la narration

Vous êtes dos au presbytère, tourné vers la maison Damase Dubois de l’autre côté de la rue.

En 1750, au terme d’un règlement à l’amiable avec Louis Lepage de Sainte-Claire et son frère Germain Lepage de Saint-François, Louis de La Corne l’Aîné, le nouveau seigneur de Terrebonne, concède à Germain Lepage cet emplacement sur le chemin du Roy. En contrepartie, Louis Lepage de Sainte-Claire cède ses jardins attenants au sud à l’emplacement concédé, sous réserve de faire transplanter sur l’emplacement de son frère « petits pommiers, fleurs, quelques pieds d’asperges et oliviers ».

Peu de temps après, Germain Lepage fait construire une glacière et un hangar sur ce terrain transformé en jardin et potager, qui s’étendait de la terre de Jean-Baptiste Dupré jusqu’au coin de la rue l’Atrappe, aujourd’hui le boulevard des Braves. Ces jardins, vergers et potagers ont été subdivisés en quatre petits lots par la succession de Germain Lepage de Saint-François, fils.

En 1801, Jean Baptiste Gariépy achète cette subdivision du terrain originel et construit une petite maison pour abriter sa famille et quelques bâtiments. Celle-ci a été démolie vers 1830 par Edouard Paschal Rochon qui n’a conservé que la glacière et le hangar de Lepage. Rochon semait du blé et des légumes sur ce lot de terre. Il mourut en 1868, laissant l’emplacement en culture à son fils unique qui le vendit à Joseph Rochon (sans lien de parenté) dès 1871.

L’année suivante, Damase Dubois (menuisier) et Célina Robin (institutrice), mariés en 1860 et originaires de Terrebonne, acquièrent l’emplacement et y construisent cette maison mansardée en brique qui subsiste encore. Ils y vécurent jusqu’à leur mort, après la donation faite à leur gendre Joseph Naphtalie Poirier, relieur de métier, époux de leur fille Ernestine. Damase Dubois est décédé en novembre 1920, quelques mois après Célina Robin; le couple a été inhumé sous la nef de l’église où l’on peut voir leur pierre tombale.

De 1998 à 2018, année de son décès, l’artiste visuel terrebonnien Conrad Therrien y tenait son atelier et animait une école de dessin et de peinture; son grand bonheur était de voir la création dans le plaisir. « Moi, je "tripe" à faire grandir les autres » disait-il.

Merci de continuer votre visite. À bientôt.
 
Une présentation de la Caisse Desjardins de Terrebonne, partenaire officiel.



Excerpt of
Le front bourgeois de Terrebonne | Circuit historique

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