Le Château Masson

Dernière résidence de Mme Geneviève Sophie Raymond, veuve Masson

Photo source: Juvénat du Très Saint-Sacrement vers 1930. BAnQ, Centre Québec, Fonds L’Action catholique, P428,S3,SS1,D13,P34. Musique: Sixième suite Menuet de Joseph Bodin de Boismortier, Opus 35 (1731), interprétée au violon baroque par Olivier B. Brault.


Maison de l'avocat et marchand Jacob Oldham (1805)

Cette maison construite en 1805 est une réplique du magasin-entrepôt construit sur le site du château en 1803 par le maçon Pierre Augé pour la Maison McTavish, Frobisher et loué par la Maison Mackenzie, Oldham de 1804 à 1816.

Source : Maison Jacob Oldham, vue de l’arrière vers 1940, © SHRT, Fonds Aimé-Despatis.

Texte de la narration

Vous êtes sur l’emplacement du Collège Saint-Sacrement devant un panneau évoquant la construction du « château Masson ». Il est à noter que la construction du « château » a débuté en 1850, voire 1851 et non en 1848.

Pour l’essentiel, le « pôle institutionnel » composé du château, de l’église et du presbytère, est construit sur un ensemble de terrains, achetés dans un premier temps par Joseph Masson, entre 1836 et 1842, et dans un deuxième temps par sa veuve Geneviève Sophie Raymond en 1851, au début de la construction du château.

Sur ces terrains s’élevaient depuis la rue de la Chicane jusqu’au prolongement de la rue Sainte-Marie vers l’est, la résidence du Dr Anaclet Gigon, l’ancien magasin-entrepôt de la Maison Mackenzie Oldham et Co., l’auberge de William Mackay, la résidence du notaire Jean-Baptiste Léandre Prévost et finalement, le marché public construit en 1849.

La rue de la Chicane et le prolongement de la rue Sainte-Marie, comme le montre le plan du septième point d’intérêt, permettent la liaison entre la grande rue et la future rue Saint-Michel tracée en parallèle. Cet aménagement du territoire du bourg aurait été dessiné pour madame Élisabeth de Ramezay, à une date indéterminée avant 1761, ou encore pour le sieur Paul Margane de Lavaltrie son gendre, vers 1782, en prévision de la vente de la seigneurie au négociant Jacob Jordan.

En 1804, Henry Mackenzie aurait calqué le sien sur ce plan antérieur tout en le mettant à jour. Autant le livre terrier que le plan d’origine ont été perdus par la suite.

Malheureusement, il ne reste aucun vestige de ces immeubles si ce n’est la résidence de l’avocat Jacob Oldham érigée par le maçon Joseph Augé en 1805 à l’est de la rue Sainte-Marie. Partenaire des Mackenzie, Oldham exige que sa maison ressemble en tous points au magasin-entrepôt construit pour Simon McTavish par le maçon Pierre Augé, frère de Joseph. La maison qui existe encore aujourd’hui rappelle en quelque sorte le magasin disparu.

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Une présentation de la Caisse Desjardins de Terrebonne, partenaire officiel.

Texte du panneau d'interprétation Livre à ciel ouvert

Ce magnifique bâtiment est construit entre 1848 et 1854, à la demande de Geneviève-Sophie Raymond, veuve du seigneur Joseph Masson. Elle concrétise ainsi un rêve que n’a pu réaliser son mari. En 1854, madame Masson emménage dans cet immeuble bientôt qualifié de « château ». Pendant près de trente ans, c’est un foyer de vie sociale où se côtoient les élites religieuses et politiques.

À sa mort, la « seigneuresse » lègue son château aux Sœurs de la Providence afin qu’elles y établissent un « foyer » pour dames de la bonne société. Cet « Hospice Sainte-Sophie » ne dure que cinq ans. Confrontées à de grandes difficultés et excédées par les tracasseries des héritiers, les religieuses rétrocèdent l’immeuble. Pendant quatorze ans, le manoir est inhabité, jusqu’à ce que les Pères du Très-Saint-Sacrement l’achètent en 1902, et le transforment en juvénat. Depuis cette époque, le château est un lieu d’éducation.



Excerpt of
Le front bourgeois de Terrebonne | Circuit historique

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