Maison Samuel-Ouellette et Bas-du-Village

Un quartier à vocation industrielle


Manufacture de portes et châssis de Samuel Ouellette

La manufacture de Samuel Oullette qui borde le ruisseau Villemaire.

Crédit : SHGHL L001-S16-SS3-SSS3-D06-P04

La cour à bois du moulin à scie Ouellette

L'activité du moulin Ouellette est telle qu'elle a plus ou moins transformé le quartier du bas-du-village en gigantesque cour à bois. 

Crédit : SHGHL L001-S16-SS3-SSS3-D05-P06

Croquis de la maison Ouellette

Croquis de la maison construite puis habitée par Samuel Ouellette, entre 1909 et 1911.

Crédit : SHGHL L001-S16-D11-P08

La maison Ouellette

La maison Ouellette, construite entre 1909 et 1911. On peut appercevoir sur la droite l'annexe en brique rouge ajoutée par le fils de M. Ouellette dans le cadre de ses activités notariales. 

Crédit : SHGHL L001-S16-D11-P04

Maison Samuel-Ouellette et Bas-du-Village - Version textuelle

Vous êtes maintenant devant la maison Ouellette, demeure de Samuel « bidou » Ouellette, l’un des entrepreneurs les plus prolifiques de l’histoire du village. M. Ouellette quitte Val-Morin vers 1905 où il exerçait le métier de forgeron et de maquillon. Il s’installe d’abord à Ferme-Neuve, les rumeurs voulant que le chemin de fer s’arrêtant à Nominingue serait bientôt prolongé jusqu’à ce village au nord de Mont-Laurier. Mais le temps passe et le projet de voie ferrée ne semble pas vouloir se réaliser. Ouellette déménage donc sa famille à Mont-Laurier en 1908. Il rachète le petit moulin à scie de Jean-Baptiste Forget situé à l’embouchure du ruisseau Villemaire, que vous pouvez apercevoir sur votre gauche, au bas de la colline.

Les années suivantes vont faire la fortune de celui qu’on surnommait justement « bidou ». Il agrandit les installations qu’il a achetées de Forget et se porte acquéreur de la manufacture de portes et de fenêtres de Napoléon Blais à quelques pas de sa scierie. Il met sur pied la fonderie Mont-Laurier qui produira pour les scieries et les agriculteurs de la région des pièces de rechange pour leur machinerie. Il va également mettre en opération quatre nouvelles scieries dans la région et devient rapidement l’employeur le plus important sur la Haute-Lièvre. Sous son règne commercial, le quartier du bas-du-village va devenir ce qu’on pourrait caractériser de gigantesque cour à bois. Ses succès entrepreneuriaux lui remporteront les contrats de la construction de la cathédrale, de l’évêché, du premier séminaire et de l’académie Sacré-Coeur.

Mais la vie ne va pas toujours selon nos plans et la malchance frappe. Vers 1930, l’un de ses clients principaux en Angleterre fait faillite et la demande pour ses produits chute drastiquement. Il est forcé de mettre les activités de ses scieries sur pause. La fermeture sera dure sur l’homme qui n’a connu que le travail et le succès depuis son arrivée dans la région. Il meurt en 1932, à l’âge de 55 ans.

La maison Ouellette pour sa part est construite de 1909 à 1911. C’est sans aucun doute l’une des plus belles maisons ayant été construite à Mont-Laurier. D’inspiration victorienne, la maison se pare d’un magnifique pignon ornementé de trois pinacles qui donne à la maison un aspect noble et majestueux dans un effet de contre-plongée. Notons également la très belle galerie ornementée de bas-reliefs et de barreaux décoratifs, qui tourne sur le côté gauche de la maison non pas en coin, mais dans une courbe, brisant ainsi la ligne droite dessinée par l’angle de la maison et donc réduit la monotonie de l’ensemble.

À la mort de Ouellette en 1932, la maison passe à sa femme Reine-Aimée Lafantaisie qui la laisse à son fils Roméo en 1940. Notaire de formation, Roméo Ouellette installe ses bureaux professionnels dans la maison de ses parents. C’est à lui qu’on doit l’ajout de la partie en brique, que vous pouvez voir sur la droite de la maison. Cette dernière servait de voûte pour les papiers notariés du professionnel.

Ouellette fils sera propriétaire de la maison jusqu’à sa mort vers 1980. En 1987, un couple acquiert la demeure de la succession de Ouellette et y réside jusqu’en 1999 au moment où le comptable Robert Béland et l’avocat Pierre Chartrand achètent la bâtisse pour y installer leurs bureaux. Aujourd’hui, Pierre Chartrand y a toujours son bureau, de même qu’une autre firme d’avocats et une compagnie qui se spécialise en comptabilité d’entreprises en difficulté.



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Circuit historique du centre-ville de Mont-Laurier

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