Depuis l’endroit où vous vous tenez, portez attention aux bâtiments visibles en contrebas. Vous apercevez l’un des vestiges industriels les plus marquants de la région : la centrale hydroélectrique de la Chute-aux-Galets.
Tout commence en 1917, quand la compagnie Price cherche à accroître la production de son usine de Kénogami. Pour ce faire, elle explore le potentiel de la rivière Shipshaw… et c’est ici, en 1921, que les travaux aboutissent avec la construction d’un barrage et d’une centrale électrique.
Ce que vous voyez devant vous, c’est le bâtiment de la prise d’eau. Son rôle? Puiser l’eau de la rivière pour la canaliser vers la centrale, plus bas, via d’immenses conduites forcées. Ce bâtiment a subi quelques transformations avec les années : certaines ouvertures de fenêtres ont été murées, la porte agrandie, et les cadres d’origine ont disparu au profit de modèles plus modernes. Pourtant, la structure principale — faite de béton coffré — demeure fidèle à l’esprit d’origine : un style sobre, utilitaire, typique de l’architecture industrielle des années 1920.
La centrale elle-même, située plus loin et non visible d’ici, est toujours en fonction! Elle est aujourd’hui branchée au réseau de Produits forestiers Résolu et continue de produire de l’électricité — un témoin bien vivant du rôle fondamental qu’a joué l’énergie hydraulique dans le développement régional.