La situation s’aggrave au printemps 1928. Cette fois, la montée des eaux atteint un niveau encore jamais vu, submergeant durablement les terres agricoles. Les meilleures battures, essentielles à la culture, sont complètement détruites. Les champs épargnés deviennent sablonneux et peu fertiles, rendant l’agriculture presque impossible. Pour une communauté qui vit principalement du travail de la terre et de l’autosuffisance, les pertes sont considérables.
Malgré les efforts déployés pour maintenir les activités de la ferme et subvenir aux besoins de la communauté et des orphelins, la production agricole diminue d’année en année. Les années qui suivent 1928 sont marquées par des sacrifices constants et un dur labeur, dans un contexte où l’avenir à Vauvert semble de plus en plus compromis.
Aide financière
En 1936, la compagnie Duke-Price offre une compensation financière de 18 000 $ aux Frères. Deux ans plus tard, en 1938, la décision est prise : les établissements de Vauvert sont fermés, vendus ou démolis. Les Frères quittent définitivement les lieux, contraints de recommencer ailleurs, laissant derrière eux un territoire profondément marqué par leur passage et par la tragédie des inondations. Avec le déclin de la communauté, on autorise la fusion des Frères Ouvriers de Saint-François-Régis avec la Congrégation des Frères Maristes en 1959.