Vous êtes devant l’Église Centenary, la plus grande Église protestante jamais érigée dans les Cantons-de-l’Est. Construite en 1866, elle est entièrement construite en granit local donné par Carlos Pierce. L’église est détruite par un incendie en 1883, mais rapidement rebâtie en 1884 selon le plan original, en réutilisant les murs et les fondations. De nos jours, elle fait partie du campus du Collège de Stanstead.
Véritable joyau architectural, l’église est initialement méthodiste, puis unie. La pierre angulaire est posée en 1866 et la construction achevée en 1869. Les caractéristiques néo-gothiques incluent des rosaces, des contreforts et des arcs brisés. Centenary tient son nom du centenaire du méthodisme en Amérique du Nord britannique (1766-1866). Un bienfaiteur local, Carlos Pierce, fait don du terrain et du granit extrait de sa propre carrière. Il aurait contribué 50 000$ du coût total de la construction, soit 60 000$.
Remarquez l’horloge inhabituelle de l’église : au lieu des chiffres romains, on y trouve le nom « Wilder Pierce », un des résidents les plus influents de Stanstead Plain, qui est aussi le père de Carlos.
Au cours de sa vie, Carlos Pierce est probablement l’homme le plus riche de Stanstead Plain. Homme d’affaires prospère, il acquiert le fabuleux château Kilborn sur la rue Dufferin, rebaptisé Sunnyside. Un de ses loisirs est l’élevage. Il possède un bœuf primé de près de deux tonnes appelé « Général Grant », qu’il expose à travers la Nouvelle-Angleterre pour lever des fonds pour des causes charitables. Il le présente au président Abraham Lincoln pendant la Guerre civile et à Ulysses Grant lorsqu’il devient président des États-Unis en 1869. Pierce est un grand donateur à de nombreuses causes. Non seulement finance-t-il l’église Centenary, mais il fait des dons substantiels au cimetière Crystal Lake et finance même une piste de course sur la rue Park, dont il fait don à la Stanstead County Agricultural Society pour sa foire annuelle. La piste de course devient plus tard le Parc des Générations que l’on peut voir de nos jours.
Derrière vous, située au 478, rue Dufferin, se trouve la maison qui pourrait bien être la plus ancienne de la Ville de Stanstead. Construite en 1804, elle remonte à la première décennie de la colonisation, à l’époque où le village n’est encore qu’une communauté frontalière.
Un peu plus loin sur Dufferin, soit au 470, rue Dufferin, se trouve la maison Butters construite en 1866. Un des bâtiments les plus remarquables de la rue Dufferin, ce superbe manoir avec son imposante tour est habité par la famille Butters pendant 125 ans. Baptisé « Broadview » par la famille, le domaine méticuleusement entretenu qui entoure la maison est jadis animé par des parties de croquet et de tennis. Dans la demeure richement meublée, on prend le thé, on tient des récitals et l'on joue à des jeux de société au salon. Ce manoir est maintenant intégré au campus du Collège de Stanstead.
La maison Butters avait initialement une annexe où la bonne résidait. Dans les années 1920, George Butters détache l’annexe du corps du logis principal, et l’emménage de l’autre côté de la rue afin que sa sœur Mabel puisse jouir d’un espace personnel. George pense que sa sœur et son épouse Marcia s’entendront mieux si une rue les sépare ! Enfant, Nancy Pacaud, descendante des Butters, se souvient d’avoir vu la maison être déménagée à l’aide d’un treuil et d’un seul cheval. L’annexe est maintenant située au 475, rue Dufferin.