La cathédrale Saint-Joseph

Une cathédrale au coeur de la ville

Construite en 1947-1948, cette cathédrale de style Art déco est le plus ambiteux projet d'église en Abitibi-Témiscamingue depuis la construction de l'église Saint-André de La Sarre en 1928 et de la cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila en 1923. 

Au sein de la communauté catholique de Rouyn-Noranda, l’ancienne paroisse Saint-Joseph prend rapidement une importance considérable. Créée en 1946, elle vient soutenir la paroisse-mère, Saint-Michel-Archange, désormais incapable de répondre seule aux besoins spirituels d’une population en plein essor.

Toujours en fonction de nos jours, cette cathédrale est l'unique lieu de culte encore en fonction de la paroisse Sainte-Trinité, créée en 2005 par la fusion des six paroisses francophones du centre-ville de Rouyn-Noranda. 

Crédit photo : Paul Trépanier


La façade

Le cœur de la façade principale attire immédiatement le regard grâce à son revêtement en pierre calcaire de Saint-Marc-des-Carrières, finement taillée et sculptée. Sous un majestueux arc en mitre se regroupent les trois portails d’entrée, leurs tympans décorés et la grande fenêtre qui les surmonte. Au centre de cet arc se découpe une croix monumentale, dans laquelle est inscrite une seconde croix, ajoutant un niveau symbolique et esthétique à l’ensemble.

De part et d’autre, les murs latéraux sont percés de séries de fenêtres organisées en triplets, réparties sur trois niveaux et elles aussi coiffées d’arcs en mitre. Ce motif se répète sur les hautes fenêtres du transept et sur celles des volumes latéraux abritant les cages d’escalier, créant une cohérence visuelle qui unifie toute l’architecture de l’édifice.

Crédit photo : Paul Trépanier


La petite histoire du clocher

Le clocher, de forme octogonale, a été ajouté entre 1956 et 1957 selon les plans des architectes montréalais Robillard, Jetté et Baudouin. 

Ses huit ouvertures, conçues sans abat-son, sont dotées de croisillons métalliques qui reprennent le motif des remplages en pierre des grandes fenêtres de la façade, créant un rappel visuel harmonieux. Surmontant l’ensemble, une flèche à quatre versants recouverte de tôle émaillée noire s’élance vers le ciel, couronnée par une haute croix qui marque la silhouette de l’édifice.

Crédit photo : Paul Trépanier


Le clocher en construction

Remarquez le clocher inachevé entouré d'échafaudages. Autre détail important, les lampadaires en fer ornemental n'étaient pas présents à l'époque. 

Crédit photo : BAnQ 


Vers 1960

Voyez ici l'intérieur de l'église vers 1960, avant la réfection de 1965. 

Crédit photo : Archives de la paroisse Sainte-Trinité


Vers 1970

Sur cette photo, l'intérieur de l'église vers 1970. Amusez-vous à comparer la photo précédente et celle-ci et observez les différences apportées avec la réfection de 1965. 

Crédit photo : Archives de la paroisse Sainte-Trinité


Le premier presbytère

Comme vous pouvez le remarquer, le presbytère présent sur cette photo n'est pas celui que vous avez sous les yeux. Bien qu'il ait été remplacé pour un bâtiment plus moderne, l'immeuble ici illustré existe toujours! En effet, il a été déménagé sur la même rue, juste à côté de l'église ukrainienne du Christ-Roi, où il servait aussi de presbytère. 

Photo tirée du livre 50 ans à raconter Paroisse Saint-Joseph


La valeur patrimoniale de la cathédrale

Construite entre 1946 et 1950, la cathédrale Saint-Joseph se démarque par son architecture Art déco, une rareté dans la région à l’époque. Conçue par les architectes Martineau et Talbot, elle met en valeur des matériaux nobles, dont un granit local pour la fondation, et une façade sculptée aux motifs géométriques.

Son clocher, ajouté en 1956, modernise l’ensemble et abrite le plus important carillon de l’Abitibi-Témiscamingue.

Au-delà de son esthétique, l’édifice témoigne de l’ambition exceptionnelle d’une jeune paroisse, soutenue par un engagement remarquable de la communauté. Longtemps considérée comme une « cathédrale de fait », Saint-Joseph obtient officiellement ce titre en 2003, confirmant son rôle majeur dans le patrimoine religieux de Rouyn-Noranda.

Sur la photo, voyez l'intérieur de l'église tel qu'il est aujourd'hui! 

Crédit photo : Paul Trépanier


Les années marquantes

- 1946 Fondation de la paroisse Saint-Joseph (érection canonique) et conception (plans datés d’octobre 1946)

- 1947 Construction du soubassement

- 1948 Construction de l’église et bénédiction de la pierre angulaire

- 1949 Finition intérieure

- 1950 Bénédiction de l’église

- 1956-1957 Édification du clocher et installation d’un carillon de huit cloches

- 1965 Rénovation de l’intérieur (Marcel Jetté)

- 1991 Rénovations (mises aux normes de sécurité)

- 2005 Création de la paroisse Sainte-Trinité

Ses éléments caractéristiques

- Sa position face à un parvis donnant sur deux voies publiques

- Son implantation adjacente au presbytère paroissial

- Son volume rectangulaire et son toit à deux versants

- Ses matériaux, dont deux granits noir et gris et une pierre calcaire taillée et sculptée

- Ses grandes fenêtres et ses triplets de fenêtres en arc de mitre 

- Son haut perron

- Sa façade principale à trois portes à deux battants

- Son clocher central avec cadrans au niveau de la chambre des cloches

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Presented by : Ville de Rouyn-Noranda
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