Une vue sur le domaine

L'aménagement du lieu par Frederick Todd


L’étang, un point marquant du domaine

L’étang du domaine est un point névralgique dans l’aménagement du parc par sa position, mais aussi par les défis techniques qu’il a suscités à l’époque. Photo colorisée : années 1930.


Un aménagement qui fait envie

Vue, à partir de la rue Ontario, du pavillon 2 (actuelle maison Helen-Eloisa-Salls), des massifs de fleurs et d’une rive de l’étang. Carte postale : années 1920.


Une vue d’une partie de la zone résidentielle

Sur la partie plus haute du site se trouve la zone résidentielle, occupée notamment par le garage (pavillon 3) et la maison de Charles B. Howard (actuelle maison Alberta-May-Campbell, anciennement nommé pavillon 1). Celle-ci est d’ailleurs située au point le plus élevé du domaine.


Texte de la présentation audio

L’aménagement du lieu par Frederick Todd 

C’est quelque chose, ne trouvez-vous pas? Même plus d’un siècle après sa création, l’aménagement du domaine Howard demeure toujours aussi apaisant. On s’y sent bien, dans un lieu en harmonie à la fois avec la nature et l’urbanité. 

La création du domaine Howard, ou Howardene, ne se fait pas à la légère ; tout est pensé. D’emblée, elle s’insère dans un contexte historique plus large que celui de Sherbrooke ou de la famille Howard, alors que le mouvement hygiéniste prône l’élaboration de parcs urbains. Dans les villes industrielles, au tournant du XXe siècle, l’accès aux espaces verts devient un enjeu de santé et d’hygiène, mais aussi de loisirs et d’embellissement. À Sherbrooke, plusieurs parcs apparaissent ou se consolident à cette époque, notamment le parc Victoria, le Champ-de-Mars et le parc Antoine-Racine. Le projet pensé par la famille Howard cadre dans cette mouvance progressiste et hygiéniste, même s’il demeure d’abord une propriété familiale.

Pour concrétiser sa vision, Benjamin Cate Howard fait appel à Frederick Gage Todd, l’un des premiers grands architectes-paysagistes au Canada. Le choix de Todd est révélateur de l’ambition du projet. Ses aménagements s’inscrivent dans une conception inspirée des jardins anglais, privilégiant les formes organiques, les perspectives naturelles, les sentiers sinueux, la composition paysagère plutôt que la géométrie stricte des jardins formels ainsi que l’intégration de l’eau. L’étang aménagé est d’ailleurs encore aujourd’hui l’une des composantes emblématiques du parc.

Dès la fin du mois d’avril 1913, le Progrès de l’Est parle d’une escouade de 37 hommes venue travailler au futur parc Howard. Les travaux s’échelonneront sur quatre ans, même si des portions du lieu seront accessibles très rapidement. Complété en 1917, l’aménagement paysager est alors prêt à accueillir les résidences et autres constructions qui feront du parc Howard un véritable domaine.

Extract of
Howardene | Parcours immersif du Parc du Domaine-Howard

Howardene | Parcours immersif du Parc du Domaine-Howard image circuit

Presented by : Musée d'histoire de Sherbrooke (MHIST))
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