Le domaine, un lieu de rencontre indémodable
« Puisque sa quiétude à nos âmes fut douce
Un soir que nous lassaient les bruits du boulevard
Pour respirer encore la senteur de sa mousse,
Ensemble, nous irons souvent au parc Howard. »
Dix ans après l’ouverture du parc aux promeneurs ou 100 ans après sa publication dans La Tribune, le poème d’Alfred Desrochers exprime toujours aussi bien le sentiment d’appartenance des Sherbrookoises et Sherbrookois à l’égard du domaine.
Le domaine Howard a, dès ses débuts, une double vocation : privée, pour accueillir les résidences permanentes de la famille Howard, et publique. Ainsi, dès 1914, on vient s’y promener, et cela en grand nombre. Pour l’anecdote, en juin 1918, les journaux de l’époque annonce que pour un temps, le domaine serait inaccessible au public, les dimanches. En effet, l’affluence était telle que le patriarche, Benjamin Cate, craignait alors que le parc ne soit endommagé par la foule.
Cela dit, le domaine Howard a accueilli une multitude d’événements publics ou semi-publics au fil des années. En plus des promenades, des activités liées à la serre et du patinage hivernal, plusieurs réceptions officielles s’y sont déroulées. Rappelons que les Howard, père et fils, étaient des hommes d’affaires reconnus et impliqués dans leur communauté. Que ce soit pour la visite du Duc et de la Duchesse de Willingdon en 1927 ou encore lors des festivités du centenaire de la ville de Sherbrooke dix ans plus tard, le domaine Howard, et particulièrement le pavillon 1, était le lieu parfait pour accueillir des invités de marque.
Et vous, quel est votre endroit préféré sur le domaine? Si ça vous dit, pourquoi ne pas vous prendre en photo et ainsi, à l’instar de centaines de personnes d’antan, laisser une trace de votre passage au domaine Howard?