3000 Ste-Marie (Presbytère,église)

Le presbytère et l'église Saint-Henri de Mascouche


L'église actuelle

L’église actuelle a été bénie par Mgr Fabre de Montréal, le 17 juin 1885.
Les architectes, Victor Bourgeau et E. A. Leprohon, ont conçu un exemple très représentatif de l’architecture néo-romane typique de la fin du19e siècle.

Le journal La Minerve du 24 juillet 1885 affirme que l’église Saint-Henri est un endroit « où tout s’harmonise dans un ensemble gracieux et délicat qui borne l’œil pour le charmer davantage et lui faire goûter de plus près l’idéal mystique vers lequel la foi entraîne notre piété ».

Sur la façade, la statue de Saint-Henri (empereur d’Allemagne) surmontant le portique est une œuvre de l’artiste Carli et un don de la famille Dupras.

Ce n’est qu’en 1914 qu’on y installe l’électricité; jusqu’alors, on ne s’éclairait qu’à la lampe au pétrole.

Plusieurs des éléments architecturaux ont depuis disparus : la chaire, la balustrade, les colonnes marbrées; seule une partie de l’ornementation des murs et des plafonds a été conservée lors de l’aménagement d’une toilette à l’arrière.

 


Presbytère

Le presbytère actuel date de 1890.  Une annexe a été ajoutée en 1939.


La première église de Mascouche

C’est en 1717 que les premières terres de la Maskouche sont concédées; les premiers colons relèvent alors de la paroisse de Lachenaie. Dès 1742, on souhaite la création d’une paroisse. D’ailleurs, Pierre Truchon dit Léveillé cède un terrain à cet effet. Mais ce n’est que lors de la visite de l’évêque de Québec, Mgr de Pontbriand, en 1749 que ce dernier autorise la construction d’une petite chapelle en bois (29 x 30 pi) avec 27 bancs: la paroisse de «Saint-Henry de la Maskouche» naît en décembre 1750.

La chapelle devenue vétuste est abandonnée en 1761. Les paroissiens s’entassent dans le presbytère pour assister à la messe. Les travaux de la première véritable église en pierre s’amorcent en 1777 et ne sont parachevés qu’en 1781. En 1840, faute de moyen pour construire une nouvelle église, on consolide et agrandit la vieille église.

Collection: Comité du 250e de Mascouche


L'église Saint-Henri à la fin du XIXe siècle

Photo de l'église Saint-Henri de Mascouche parue dans ''Le diosèse de Montréal'' à la fin du XIXe siècle.

Collection: Ville de Mascouche/Huguette Lévesque-Lamoureux


Intérieur de l'église en 1958

L’intérieur de l'église Saint-Henri est marqué par une voûte cintrée à arcs doubleaux au-dessus de la nef principale alors que les bas-côtés sont surmontés par une enfilade de petites voûtes cintrées juxtaposées. Il y a deux tribunes arrière; la plus élevée accueille l’orgue. La mouluration, la compartimentation au niveau de la voûte et les rosaces dorées sont à remarquer. Les colonnes carrées sont ornées d’une demi-colonne de chaque côté, chacune soutenue par un cul-de-lampe arrondi et coiffée d’un chapiteau composé de feuilles (similaire au chapiteau corinthien).

La sacristie possède une authenticité remarquable. On y trouve une voûte en anse de panier et un important chasublier flanqué de confessionnaux.

Collection: Comité du 250e de Mascouche
 


Intérieur de l'église en 1930

Selon l’inventaire des lieux de culte du Québec, l'église Saint-Henri est le dernier lieu de culte réalisé par l'architecte Victor Bourgeau réalisé dans le territoire de Laval, des Laurentides et de Lanaudière ainsi que la seule incursion dans le style éclectique qu’il fera dans ce territoire. La qualité du décor intérieur et son authenticité sont également à souligner. On retrouve des reliques dans la plupart des paroisses, mais rarement entreposées dans une armoire verrouillée qui leur est exclusivement destinée comme c'est le cas pour à Saint-Henri de Mascouche.

Collection: Ville de Mascouche/Huguette Lévesque-Lamoureux


L'orgue Casavant

Cet orgue daté de 1905 a été fabriqué par Casavant Frères, une des entreprises les plus respectées mondialement dans le domaine de la facture d’orgues et est le 225e à avoir été construit par la prestigieuse maison.

Collection: SODAM


Oeuvres de Georges Delfosse

L’église Saint-Henri de Mascouche abrite en son chœur trois toiles religieuses peintes par Georges Delfosse (1869-1939), peintre mascouchois reconnu nationalement pour ses œuvres représentant des scènes historiques, des portraits de membres du clergé et de notables du XIXe siècle.

Collection: SODAM


Trois oeuvres de Georges Delfosse

Trois œuvres de Georges Delfosse (1869-1939), peintre natif de Mascouche : Saint-Roch, L’éducation de la Vierge Marie par Sainte-Anne et Saint-Joachim et Saint-Antoine-de-Padoue. Elles ont été restaurées en 2004.

Quatre tableaux de l’abbé Jules-Bernardin Rioux (1835-1921) : Le Baptême du Christ, Le Vœu de Saint-Henri, Le tombeau du Christ et La Sainte-Famille.

Toutes ses toiles ornent le chœur de l’église paroissiale.


La crypte

La crypte au sous-sol de l’église contient un cinquantaine de tombeaux de l’élite Mascouchoise de la fin du 19e et du début du 20e siècle.

Collection: SODAM


La crypte de l'église

La crypte au sous-sol de l’église contient une cinquantaine de tombeaux de l’élite mascouchoise de la fin du 19e et du début du 20e siècle,  dont celle de Pierre-Louis Morin, dessinateur topographe, portraitiste, professeur de dessin, architecte, chanteur, géographe et directeur du Cadastre de la province de Québec. On lui doit de nombreux portraits de personnages historiques du Québec (Cartier, Champlain, Maisonneuve, etc.) ainsi que le plan du manoir Masson de Terrebonne et d’un plan nominatif des terres du village de Mascouche en 1884.


Champlain, une oeuvre de Pierre-Louis Morin

Attribuée à Pierre-Louis Morin, la gravure CHAMPLAIN est datée de 1854.

Source: www.er.uqam.ca/nobel/r14310/Sulte/MorinPierreLouis.html




Excerpt of
À la découverte du Mascouche d'autrefois

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