Terre

La tourbe

En juin 2020, l'incendie de la tourbière Lambert à Rivière-Ouelle a illustré qu'en brûlant "les milieux humides peuvent dégager de grandes quantités de fumée dans l’atmosphère, lesquelles présentent un danger, surtout lorsque le feu se produit près de lieux habités.

Les milieux humides autres que les marais et les étangs peu profonds renferment de la tourbe, de la végétation partiellement pourrie ou d’autres matières organiques qui s’accumulent lentement pendant des milliers d’années jusqu’à atteindre une épaisseur de deux à six mètres. [...] Selon Daniel Thompson, Ph. D., chercheur au Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada. « Comme les tourbières stockent environ le tiers de tout le carbone du sol, les feux de tourbe-mousse dégagent beaucoup de dioxyde de carbone, de monoxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre ». [...]

Source texte: Étudier les feux dans les milieux humides pour améliorer les prévisions sur la qualité de l’air et la comptabilisation du carbone. Consulté sur https://www.rncan.gc.ca/science-simplement/20722

Les glaces, en se retirant il y a un peu moins de 8 000 ans, laissent une cuvette naturelle que l’on voit d’ici couvrant près de 6 000 acres de terre, au nord-est.
L'accumulation et la fossilisation des débris végétaux dans des terres humides pendant plusieurs siècles donnent naissance à la tourbe, principalement composée d'eau, de cendre et de matière organique décomposée.

Source image : La tourbière en feu vue du Belvédère de la Croix de Saint-Pacôme, photo: Parcours Fil Rouge, 2020

Au travail...

À Rivière-Ouelle, au début, il fallait couper la tourbe en blocs, et ce, à mains d’homme… Une cinquantaine de travailleurs commençaient la journée avant le lever du soleil pour terminer en début d'après-midi, la chaleur devenant de plus en plus suffocante dans les tranchées. Certains ouvriers se motivaient au travail en apportant trois bouteilles de bière et les enfonçaient à distance égale dans la tranchée. Ils ne se permettaient une pause qu'arrivés à la bière et leur objectif de la journée était d'avoir parcouru la distance jusqu'à la dernière bière.

Source image : Fonds ministère de la Culture et des Communications — Office du film du Québec, Extraction de la tourbe à Rivière-Ouelle, photo : Frs. Fleury, 1946, BAnQ E6, S7, SS1, P32297.

Le court-métrage "Buttes"

Le film Les buttes met en scène l’aspirateur à tourbe et sa danse monumentale, une gigantesque machine industrielle imaginée à Rivière-du-Loup.

Sur une trame sonore dramatique créée à partir d’instruments inventés, des travailleurs s’affairent à former de grandes buttes, qui acquièrent une splendeur esthétique sous l’œil des deux créateurs. Un clin d’œil de 3 minutes au film de l’ONF De la tourbe et du restant, tourné dans les tourbières du Bas-Saint-Laurent durant les années 1970."

Cliquez ici pour visionner "BUTTES" un court-métrage de l'Office national du film minutes réalisé par Nicolas Paquet et Tom Jacques, deux cinéastes du Bas-Saint-Laurent. Attention : vous devez vous connecter à Internet pour y accéder dans l'application sur place (Internet requis).


Source : Office national du film du Canada

L’entreposage et le séchage de la tourbe

Cette image illustre la façon dont on procédait à l'entreposage et au séchage de la tourbe en 1942.

Source image : Fonds ministère de la Culture et des Communications — Office du film du Québec, Tourbière à Rivière-Ouelle, photo : H. Girard, 1942, BAnQ E6, S7, SS1, P3190.

Le séchage de la tourbe

Source image : Fonds ministère de la Culture et des Communications — Office du film du Québec, Séchage de la tourbe à Rivière-Ouelle, photo : Frs. Fleury, 1946, BAnQ E6, S7, SS1, P32296.

Une alliance durable

À Rivière-Ouelle, on exploite la ressource essentiellement afin de mettre en marché la mousse de sphaigne elle-même ou « un mélange de culture ». La mousse est alors récoltée, lavée, tamisée et mise en sac. Le « mélange de culture » s'adresse à la clientèle agricole et horticole, la fonction de cette culture étant d'aider l'enracinement et la pousse des fleurs, fruits ou plantes variées.

L'exploitation de la ressource se fait en douceur, car la profondeur des tranchées permet de prendre la mousse, par couches successives, pendant des années au même endroit. Lorsqu'une section est vidée, on la réensemence pour qu'elle se reconstitue à l'aide d’organismes en décomposition.

Évidemment, la manière d'exploiter la ressource a évolué avec le temps et d'énormes aspirateurs ont remplacé l'extraction manuelle.

La tourbe, grâce à sa propriété d’absorption, sert aux pompiers, à la marine, à la Garde côtière, aux quincailleries, aux entreprises sanitaires, aux transporteurs, à l'industrie de la construction et aux pétrolières.

Source image : Fonds ministère de la Culture et des Communications — Office du film du Québec, Tourbière à Rivière-Ouelle, photo : H. Girard, 1942, BAnQ E6, S7, SS1, P3192.

Les tourbières Lambert

« Fondée en 1928, l’entreprise Tourbières Lambert inc. se veut une pionnière dans le domaine de l’exploitation de la tourbe en Amérique du Nord.
À cette époque, la compagnie vendait essentiellement de la tourbe de sphaigne tamisée et ensachée. Avec les années et les recherches effectuées sur la tourbe, l’entreprise a ajouté plusieurs cordes à son arc en développant des mélanges d’empotage à base de tourbe de sphaigne. L’entreprise, qui a commencé ses activités à Rivière–Ouelle dans le Bas–Saint–Laurent, opère maintenant d’autres tourbières au Québec, soit à l’Ascension, aux Escoumins et à Longue–Rive. »

Si vous désirez en apprendre un peu plus sur Les Tourbières Lambert, entreprise exploitant la tourbe à Rivière-Ouelle depuis bientôt un siècle, visitez le http://www. lambertpeatmoss. com/fr/accueil/

Source image : Fonds ministère de la Culture et des Communications — Office du film du Québec, Tourbière à Rivière-Ouelle, photo : H. Girard, 1942, BAnQ E6, S7, SS1, P3189.

Le travail de la tourbe

Source image : Travailleurs dans le champ de tourbe de Tourbières Lambert à Rivière-Ouelle, photo : Raymond Boutet, 1960, Archives de la Côte-du-Sud.

La tourbe

« Les tourbières sont des milieux humides dans lesquels de la tourbe se forme et s’accumule avec le temps à partir de plantes mortes, notamment des mousses du genre Sphagnum, les sphaignes, mais aussi d’autres mousses, des carex et des plantes ligneuses.

On trouve au Canada plus du tiers des tourbières de la planète. Leur superficie correspond à environ 14 p. 100 du territoire canadien.

On distingue trois types de tourbières : les tourbières ombrotrophes, les tourbières minérotrophes et certains marécages.

De nombreuses espèces végétales et animales sont adaptées aux conditions très humides des tourbières.

Les tourbières abritent un nombre relativement restreint d’espèces spécialisées qui y trouvent l’habitat très particulier dont elles ont besoin; certaines sont communes à des latitudes plus nordiques.

Les tourbières jouent un rôle important dans la biosphère, car elles emmagasinent du carbone, ce qui contribue à la régulation du climat.

Les tourbières constituent des archives qui peuvent révéler beaucoup de choses sur l’histoire naturelle et culturelle d’une région. »

Source texte : Les tourbières du Canada, Faune et flore du pays, fédération canadienne de la faune. Repéré à http://www. hww.ca/fr/espaces-sauvages/les-tourbieres-du-canada .html

Source image : La tourbière vue du Belvédère de la Croix de Saint-Pacôme, photo : Christian Dionne, 2015.

Les cabourons

Source image : L’Amphithéâtre de Saint-André, photo : Nicolas Gagnon, 2009.

La formation de Kamouraska

Les cabourons, petites montagnes de quartzite et de grès du cambrien supérieur (501 à 488 millions d’années) constituent ce que les géologues appellent la formation de Kamouraska, désignée également sous le nom d'enclave quartziteuse de Kamouraska.

L’orthoquartzite qui compose ces monticules leur a notamment permis de résister à l’érosion glaciaire lors du retrait de l’inlandsis, il y a environ 10 000 ans. L'exploitation de cette roche rare d’une grande dureté est utile aujourd'hui à la fabrication de l’asphalte.

« Modelées par les glaciers et par l'érosion, les crêtes rocheuses jaillissant de la terre et des eaux sont des témoins millénaires de la mer de Goldthwait ou de Champlain. La dernière glaciation terrestre aurait duré près de 60 000 ans, la glace recouvrant l'Amérique du Nord jusqu'au Wisconsin. Écrasant le sol, les glaciers labourèrent le territoire, façonnant un nouveau paysage. Puis le réchauffement de l'atmosphère entraîna une longue période de déglaciation, l'eau envahissant progressivement les basses terres de la région. Il y a un peu plus de 10 000 ans, elle atteignait près de 200 mètres au-dessus du niveau actuel. Libérée du poids des glaciers, la terre s'est peu à peu relevée. Au fil des millénaires, la mer s'est retirée, d'anciennes îles devenant collines, et une série de terrasses surgissant dans la plaine, témoins des divers stades de rajustement de la croûte terrestre et du retrait des eaux. »

Trois des cabourons du Kamouraska marquent plus spécifiquement le territoire et peuvent être admirés du haut du belvédère à Saint-Pacôme.

Source texte : Kamouraska, raconte-moi le doux pays !, CLD du Kamouraska, Opération Héritage Kamouraska, 1997, p. 88.

La montagne du Collège

À l'extrême ouest, en plein milieu de La Pocatière, trône la montagne du Royaume, connue aujourd'hui sous le nom de montagne du Collège, qui renferme quelques grottes. L’une d’elles est associée à une légende datant de la Conquête en 1759. À ce moment, les Anglais venus conquérir Québec incendient les maisons et bâtiments de la région. Les habitants n'ayant d'autre choix que de fuir, un groupe de Micmacs se réfugient dans une grotte de la montagne du Royaume. Au bout de trois jours, mourant de faim, ils s'apprêtent à se livrer à l'ennemi bivouaqué tout près. C'est alors que leur apparaît une vieille femme au milieu d'un bruit épouvantable, portant une robe et une couronne d'or. C'est la maîtresse des lieux qui a entendu leurs cris de désespoir. Elle leur donne alors sa baguette d'osier qui leur permet d'obtenir ce qu'ils veulent en frappant le rocher, puis elle disparaît dans un éclair de feu. Les Micmacs sont sauvés de la faim et l'armée anglaise part deux jours plus tard. Depuis ce temps, cet endroit de la montagne est appelé Grotte des fées.

Source image : Charles-Edmond Rouleau, Les Micmacs dans la Grotte des fées, Légendes canadiennes, Imprimerie du ¨Soleil¨, Québec, 1901.

La montagne à Coton

À Saint-Pascal, la montagne Blanche change de nom avec l'arrivée d'un personnage controversé au milieu du XIXe siècle. Venu de nulle part, un ermite, qu'on appelle Johnny Lainé, érige une petite chapelle dans la montagne. Toujours vêtu de blanc, il aime recevoir les visiteurs et leurs offrandes. N'ayant jamais révélé son nom, son habillement lui vaut le surnom de père Coton. Il confectionne des ornements sacerdotaux et des fleurs artificielles qu'il vend par les campagnes l'hiver et il revient en même temps que la saison chaude. Sa dévotion ne fait cependant pas l'unanimité et le curé Patry l'expulse de la paroisse, détruisant son ermitage et sa chapelle. On raconte qu'il serait mort à Montréal dans le plus grand désœuvrement. D'autres parlent plutôt d'un individu qui aurait vécu au Nouveau-Brunswick et qui aurait laissé femme et enfants. Quoi qu'il en soit et où qu'il soit, le père Coton aura laissé sa marque dans la région.

Source image : La montagne à coton, photo : Germain Saint-Pierre, 2005, archives Chantal Chenard et Germain Saint-Pierre.

Les cabourons

Entre Saint-Pacôme et La Pocatière apparaît un autre cabouron connu sous le nom de montagne Sainte-Barbe, celle qu'on implorait pour être protégée de la foudre. Les gens de Saint-Pacôme l'appellent aussi montagne du Midi.

Source image : Les cabourons vus du Belvédère de la Croix de Saint-Pacôme, photo : Claude Paradis, 2015.

La montagne Thiboutot

La montagne adopte le nom de ses propriétaires successifs. C'est ainsi qu'elle est la montagne à Jean Gosselin entre 1769 et 1785 pour devenir la montagne à Boutot ou montagne Thiboutot depuis que Pierre Thiboutot s'y est installé en 1786. Près de 250 ans plus tard, ce lieu appartient toujours à la famille Thiboutot, car Pantaléon, descendant de la neuvième génération, l’a légué à son frère Paul-Eugène il y a quelques années. La dernière maison construite sur ce terrain date des années 1890.

Les circuits généalogiques virtuels passeursdememoire.com consacrés aux familles Thiboutot et Plourde vous invitent à découvrir deux cabourons associés à ces familles : la montagne Thiboutot d’abord appelée montagne de sainte Barbe et la montagne à Pelourde. 

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez Lieu de mémoire, les cabourons de Kamouraska paru dans la chronique Passeurs de mémoire de Yves Hébert dans Le Placoteux.

Source image : Les cabourons vus du Belvédère de la Croix de Saint-Pacôme, photo : Claude Paradis, 2015.

Passeurs de mémoire - Thiboutot

passeursdememoire.com offre un circuit virtuel pour suivre les traces des ancêtres de la famille Thiboutot. Procurez-vous ce circuit généalogique en cliquant ici.

En complément de chacun des 24 circuits généalogiques autoguidé, "Passeurs de mémoire" propose des capsules gratuites composées de plusieurs points d’info associés à une famille.

Tableau généalogique Thiboutot

Les tableaux généalogiques ne sont pas exhaustifs; y sont principalement intégrées les personnes mentionnées dans les circuits géolocalisés et les capsules virtuelles. Pour faciliter la consultation, la plupart du temps, les enfants décédés en bas âge et les célibataires n’y figurent pas. Certaines personnes figurent dans leur lignée sans que tous leurs ascendants y soient indiqués. Leur nom est alors dans des cases reliées par un trait rouge. Les cases teintées de gris signifient qu’il est question de la famille de l’époux ou de l’épouse dans un autre circuit Passeurs de mémoire.

Introduction Thiboutot

Photo source: La seigneurie de La Bouteillerie et les environs en 1825. Extrait d’un plan de la province du Bas-Canada. (BAnQ Québec E21-S555-SS1-SSS24-P10)


Un terreau fertile pour des racines profondes…

Des familles pionnières prennent racine dans la vallée du Saint-Laurent dès le premier quart du XVIIe siècle. D’abord concentrée autour de Québec, la migration touche les deux rives du fleuve et de ses affluents, créant au passage des seigneuries et des paroisses. Plusieurs régions deviennent le berceau de familles dont la nombreuse descendance anime toujours notre société. Peut-être vous-même, des parents, des amis ou des voisins portez ces noms souvent familiers. Avec "Passeurs de mémoire", Parcours Fil Rouge vous invite à une grande fête de famille dans vos régions d’origine.

Jacques Thiboutot (Boutot), naît en 1649 à Cliponville en Normandie. La première mention de sa présence en Nouvelle-France date de 1670, il est alors connu comme boulanger. Le 4 septembre 1675, Jacques épouse Marie Boucher qui n’a que 12 ans. Elle est l’aînée de son ancien voisin sur la Côte-de-Beaupré : Galeran Boucher, fils du pionnier percheron Marin Boucher.

En 1676, Jacques s’établit dans la seigneurie de la Bouteillerie. Comme d’autres arrivants, il pourrait avoir été attiré par l’abondance des terres arables ou le potentiel de la pêche et de la chasse pour subvenir à ses besoins. Durant cette période de peuplement, il côtoie des Malécites et des Micmacs qui fréquentent la Côte-du-Sud.

Jacques décède en février 1688 sans doute des suites d’une épidémie. Cette soudaine disparition laisse à la jeune Marie la lourde la responsabilité de plusieurs enfants en bas âge. Quelques mois plus tard, le 21 juin 1688, Marie épouse François Autin et huit autres enfants naissent de cette seconde union.
Au fil des décennies, les Thiboutot jouent un rôle important dans l’agriculture à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Saint-Roch-des-Aulnaies, Saint-Jean-Port-Joli et Sainte-Hélène-de-Kamouraska.

Jacques et Marie sont les ancêtres des Thiboutot et Boutot d’Amérique. Parmi leurs descendants, soulignons quelques noms connus tels le comédien Yvon Thiboutot, que l’on voit principalement à la télévision dans les années 1960 et 1970, et le jeune athlète olympique Charles Philibert Thiboutot.

En 1911, 129 familles Thiboutot vivent au Québec. Les Thiboutot n’ont pas échappé à la vague d’émigration vers la Nouvelle-Angleterre. On retrouve encore aujourd’hui aux États-Unis des descendants de cette famille.

Origines

Jacques Thiboutot est baptisé le 1er mai 1649 à l’église Saint-Martin de Cliponville. D’ailleurs, Jean-Baptiste-François Deschamps, qui devient seigneur de La Bouteillerie, est également baptisé dans cette église quelques années plus tôt.

Jacques arrive en Nouvelle-France vers 1670 et s'établit sur la Côte-de-Beaupré. Puis il migre vers Rivière-Ouelle et il y signe un contrat de mariage le 4 septembre 1675 avec Marie Boucher. Le couple habite à proximité du père de Marie, Galeran Boucher, et de deux autres pionniers : les Normands Robert Lévesque et Damien Bérubé.

Source image : Église Saint-Martin de Cliponville.

Descendants

Comme l’indique le tableau généalogique du début, Marie et Jacques donnent naissance à cinq enfants dont au moins quatre, Adrien, Thérèse, Marie-Anne et Pierre, naissent à Rivière-Ouelle. Pour ce qui est du troisième fils Jacques, un certain mystère entoure sa naissance et son décès. On ne connaît son existence que parce qu’il est présent au partage des biens de son père devant le notaire Étienne Jeanneau le 25 avril 1714 à la suite de son décès ; ses actes de baptême et de sépulture sont introuvables.

La date de décès de Marie-Thérèse est inconnue, mais on suppose qu’elle décède avant 1714, car elle n’est pas présente au partage des biens de son père. Au moins trois autres enfants se marient et laissent une descendance : Adrien, Marie-Anne et Pierre. De nombreux descendants sont issus des enfants nés du mariage de Marie-Anne Thiboutot avec Noël Pelletier puis François Sirois.  

Source image : L’ancêtre Jacques Thiboutot. (Aquarelle : Marthe Thiboutot, Association des Familles Thiboutot-Boutot.

Adrien (Damien) Thiboutot

L’aîné, Adrien, est baptisé à Rivière-Ouelle quelques mois après sa naissance. Il épouse Isabelle Desseint Saint-Pierre, troisième enfant de Pierre Desseint Saint-Pierre et de Marie Jalbert Gerbert, une des deux premières familles à s’établir à Saint-Roch-des-Aulnaies à la fin du XVIIe siècle. Adrien et Isabelle ont trois filles et deux garçons. Tous leurs enfants sont nés et se sont mariés à Saint-Roch-des-Aulnaies. Deux petits-fils de Jacques et Marie perpétuent le nom Thiboutot.

Décès

L’ancêtre Jacques Thiboutot, décédé le 28 février 1688 à 39 ans, est inhumé dans le premier cimetière de Rivière-Ouelle. Cette année-là, on enregistre un grand nombre de décès à Rivière-Ouelle. En 1687-1688, une épidémie sévit en Nouvelle-France. Certains historiens la nomment typhus ; d’autres parlent de rougeole ou de variole (petite vérole). Elle touche autant les Canadiens que les Autochtones. Dans le premier cimetière se trouve également la dépouille de sa fille Marie-Anne Thiboutot. 

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, rendez-vous à l’entrée du cimetière de Rivière-Ouelle pour y découvrir le Mémoriasitué dans le Parc des ancêtres. Son plan et ses listes sont conçus pour faciliter la recherche des défunts et leur localisation. Le Mémorial évoque aussi plusieurs éléments inscrits dans ce secteur d’intérêt historique.

SOURCE IMAGE : Cimetière Notre-Dame-de-Liesse. (Municipalité de Rivière-Ouelle)

Marie Boucher

Quelques mois après le décès de Jacques, en juin 1688, Marie Boucher épouse à Rivière-Ouelle François Autin, né en France ; huit enfants naissent de cette union. Les fils de François et de Marie Boucher perpétuent le nom des Autin en Amérique.

L’année de son mariage, François Autin reçoit du procureur général une terre de six arpents de front dans la seigneurie de la Grande-Anse. Il aurait fait partie des quelques dizaines d’hommes qui, prévenus par les Amérindiens, repoussent la flotte du capitaine anglais William Phips (1650-1694) à la Pointe de Rivière-Ouelle. En juin 1710, François, avec cinq habitants de la seigneurie de la Bouteillerie, forme une société pour la pêche aux marsouins à la Pointe-aux-Iroquois.

Marie décède après le premier mars 1726, date à laquelle elle est présente au mariage de sa fille Thérèse avec Jean Guéret Dumont.

Les armoiries

L’héraldiste Claude Ampleman a réalisé en 2006 les armoiries des familles Thiboutot et Boutot. Il les décrit dans ces mots : « D’argent (blanc) à trois chevrons allégés de gueule, de sinople et d’azur chargé d’une fleur de lys d’azur à dextre, d’une gerbe de blé de sinople liée d’or à senestre, d’une pomme de Normandie de gueule tigée au naturel et portant une feuille au naturel posée en pointe ; au chef cousu d’or chargé d’une Hydre à sept têtes de gueule. Casque de fer (fer = gris, représentant un gentilhomme, le héaume est fermé puisqu’il ne s’agit pas d’une famille considérée comme noble en Nouvelle-France) et lambrequins d’or et d’azur (décorations encadrant l’écu) surmonté d’une banderole d’argent (blanc) lettrée de sable THIBOUTOT, au bas de l’écu, une banderole d’argent (blanc) lettrée de sable de la devise AGERE ET CRESCERE. »

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, parcourez le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE consacré à la famille Thiboutot en cliquant ici et procurez-vous le premier livre de la collection historique « Passeurs de mémoire », Le Kamouraska et la Grande-Anse,  EN CLIQUANT ICI. Publié aux Éditions GID, ce premier titre embrasse le territoire du Kamouraska avec une incursion à l’ouest soit le littoral du fleuve Saint-Laurent, de Saint-André à Saint-Roch-des-Aulnaies, couvrant jusqu’aux terrasses du piémont et à l’arrière-pays.

Source image : Armoiries de la famille Thiboutot.



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Circuit Fil Rouge Belvédère de la croix

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