Agriculture: la continuité

Des entreprises familiales

Au début des années 1980, on est encore avec des fermes à propriétaire unique. Maintenant, les fermes sont de plus en plus incorporées, ce sont des entreprises dirigées par des associés souvent issus de la même famille.

« L’établissement en agriculture pour la relève demeure difficile en raison de toutes sortes de considérations notamment d’ordre financier. Le transfert des fermes entre personnes non apparentées n’est pas non plus une opération facile. La valorisation du métier d’agriculteur est un enjeu important en plus de la difficulté́ de trouver de la main-d’œuvre. La financiarisation des terres par des groupes d’intérêt extérieurs constitue également une préoccupation chez les propriétaires occupants de la région craignant une perte de contrôle potentielle en zone agricole.»

Texte cité : MRC de Kamouraska, Plan de développement de la zone agricole, 2015

Photo : Sylvie Paradis, Mike, Loïc, Ghislain, la jeune Helly et la chienne Roucky, Ferme Bérancêtre. ( Marie-Ève Bélanger).

La relève

«Avec la valeur de certaines fermes, on assiste à une intégration plus tôt de la relève dans l’entreprise. Une ferme qui subvenait à une famille doit maintenant le faire pour deux ou même trois familles. Il y a donc une période charnière d’environ 10 ans où le père et la mère sont encore là, mais les enfants aussi. Pour permettre à tout ce monde-là de vivre, pas le choix de grossir. […] Les jeunes sont de plus en plus formés, les écoles d’agriculture sont pleines. Il ne manque pas de jeunes, mais il faut que le financement soit au rendez-vous. »

Texte cité : ROBERGE, Simon, Plusieurs combats pour la relève agricole, La tribune, 23 février 2020

Photo : Ferme Landry, René Landry, Vanessa Michaud et Gilles Landry. (Joël Gingras).

La mécanisation

On utilise les mêmes techniques, mêmes instruments, mêmes méthodes et mêmes cultures pendant plus de cent cinquante ans. Lentement, très lentement, on délaisse la culture pour l’industrie laitière et l’élevage ; les faucheuses, les moissonneuses, les herses et les charrues sont tirées par des tracteurs de plus en plus puissants et de plus en plus gros.

Photo : Fenaison, école d’agriculture. (ITA, Campus de La Pocatière).

On se souvient

 « J’étais bien jeune quand Papa engagea Monsieur Anthime Roy, propriétaire d’une moissonneuse-lieuse pour couper soit le blé, soit de l’avoine. C’était la première moissonneuse-lieuse de la paroisse. Quelle merveille ! Le grain sortant tout lié, on n’avait qu’à ramasser les gerbes, en faire des quintaux (pour le laisser sécher) et le rentrer une fois javelé et séché. L’hiver on battait ce grain au moulin à battre, c’est-à-dire avec un cheval sur un horse-board. »

« Avant l’arrivée de cette machine-là, il y avait la moissonneuse-javeleuse qui se limitait à faire les petites gerbes de grain sans toutefois les attacher ; ce grain était alors réuni en une grosse gerbe par les travailleurs et déposé sur une hart qu’un jeune (le plus souvent) avait disposée en rangs plus ou moins rapprochés suivant l’abondance du grain. »

Texte cité : DUPONT, Théodora, Mes mémoires, livre autoédité (Dépôt légal à la Bibliothèque Nationale du Québec), 1974

Photo : Théodora Lizotte Dupont. (Archives de la Côte-du-Sud, photo : Fonds Théodora Lizotte Dupont, 1975).

L'économie

À RIVIÈRE-OUELLE L’ÉCONOMIE TOURNE PRINCIPALEMENT AUTOUR DE L’AGRICULTURE

« Comptant plus de 400 fermes et possédant une superficie agricole représentant plus de 50 % du territoire, le Kamouraska se distingue donc par son dynamisme agricole. L’entièreté́ des municipalités possède d’importantes superficies agricoles pouvant atteindre parfois jusqu’à 96 % du territoire municipalisé. Le secteur bioalimentaire incluant les établissements d’enseignement et les lieux de savoir représente même 35 % de tous les emplois de la MRC. »

Texte cité : MRC de Kamouraska, Plan de développement de la zone agricole, 2015.

Photo : Une ferme à Rivière-Ouelle. (Nicolas Gagnon, 2016).

D’importants investissements

« Une vache laitière mange près de 30 kg de fourrage et de céréales par jour. Pour nourrir son troupeau, l’agriculteur doit donc récolter et stocker suffisamment de nourriture pour toute l’année. Une bonne rotation des cultures assurera un rendement optimal des sols. Ainsi, à tous les quatre à cinq ans, un champ doit être ensemencé d’une céréale (blé, maïs, orge, etc.) ».

« Ce semis exigera plusieurs opérations : analyse du sol, épandage du fumier, labourage et hersage du sol, achat des semences et engrais, ensemencement, contrôle des mauvaises herbes et des maladies, moissonnage, transport et entreposage de la céréale. L’agriculteur devra consacrer quelques centaines d’heures de travail pour 100 hectares
[1 km2] de semis. Il utilisera plusieurs machines et équipements tels que tracteur, rampe d’épandage, charrue, herse, épandeur d’engrais, semoir, moissonneuse-batteuse, chariot à grains, vis à grains. La valeur à l’achat de ces équipements dépasse le million de dollars. [De plus, pour une ferme moyenne de 150 hectares, le coût des semences et des engrais avoisinera les 40 000 dollars par année.] Si on ajoute le coût des services-conseils de spécialistes et de divers fournisseurs, on peut mieux saisir l’importance économique de ces activités agricoles pour un milieu comme Rivière-Ouelle. »

Texte cité : DUVAL, Jacques, 2021

Photo : Un champ à Rivière-Ouelle. (Émilie Rondeau).

Le breuvage blanc

« L’agriculture kamouraskoise demeure relativement peu diversifiée. Le lait accapare 62 % des revenus bruts et 69 % des revenus totaux de la valeur de la production. »

Texte cité : MRC de Kamouraska, Plan de développement de la zone agricole, 2015

Consommé depuis 12 000 ans, Le lait de la vache renferme une grande diversité de micronutriments. De la traite de la vache à la consommation des différents produits laitiers, plusieurs étapes sont requises. Pour en savoir davantage sur le parcours du lait, cliquez ici (site externe à BaladoDécouverte).

Photo : Produits laitiers. (Canva).

Les vaches

Dans une journée, la vache ingère une trentaine de kilos de fourrage et, au pic de lactation, elle boit plus de 150 litres d’eau. À Rivière-Ouelle, la vache Holstein, au pelage noir et blanc, domine les cheptels et produit jusqu’à 10 000 litres de lait par année.

Photo : Vaches Holstein et Jersey, Ferme la Martinoise. (Émilie Rondeau).

Les chèvres

Alors que les vaches dominent le secteur laitier, les chèvres s’invitent dans le paysage rivelois.

« Lorsqu’ils ont pris la relève [de la terre familiale] en 2009, Rémi [Hudon] et sa conjointe Catherine Lord se sont tournés vers la production de lait de chèvre, tout en continuant à produire du bovin de boucherie jusqu’en 2012. Rémi précise que de trop gros investissements auraient été nécessaires pour conserver cet élevage. Les propriétaires ont donc choisi de se concentrer uniquement sur la production caprine qui les passionne. Depuis 11 ans, Catherine et Rémi ont monté le troupeau de 242 à 650 têtes. »

Texte cité : Le riche bagage historique des Hudon, La terre de chez nous, 25 octobre 2020.

Photo : Catherine Lord et Rémi Hudon, propriétaires de la Ferme la Petite-Anse, et leur fils Gabriel. (Catherine Marier, 2013).



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Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle

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