La pêche à l'anguille

Une activité indissociable

L’anguille devient une activité commerciale dès le XIXe siècle à Rivière-Ouelle et les Joseph Lizotte, Émile Lizotte et Luc Bélanger en ont fait leur métier pendant une bonne partie du XXe siècle.

La pêche à l’anguille s’effectue deux fois par jour, à  marée basse.

Lorsque la pêche s'effectue de nuit avec la lune comme lanterne, certains affirment avoir été poursuivis sur la plage par des feux-follets, petites lueurs bleutées associées à des esprits malfaisants. La saison de la pêche se situant à l’automne, la froidure de la nuit et certains liquides ingérés pour la contrer ont peut-être encouragé ces visions maléfiques.

D’autres voient l’anguille partout, comme l’hôtelier Georges Lévesque, propriétaire de ce qui deviendra l’hôtel Laurentine, puis Laurentides de Rivière-Ouelle. Il sera un des héros de Originaux et détraqués de Louis Fréchette, grand poète québécois du XIXe siècle.

Source image : Photo: Alexandre L. Gaudreau, 2011.

Installations de la pêche

Lorsque la marée est basse, les pêcheurs plantent des piquets de bois perpendiculairement au rivage, en zigzag. Une fois les filets installés sur ces pieux, l’anguille devra se diriger vers la trappe à l’extrémité du coffre.

Source image: Photo : Alexandre L. Gaudreau, 2011

Les filets

Ces filets dans le vent servent à la traditionnelle pêche à l'anguille.

Source image : Photo: Alexandre L. Gaudreau, 2011

Les filets

Les filets guident l'anguille vers le coffre.

Source image : Photo: Alexandre L. Gaudreau, 2011

Le coffre à anguilles

Ce schéma présente un aperçu du coffre qui sert à capturer l'anguille. 

Source image : Roger Martin, L’anguille, 1980, p.61.

Le coffre à anguilles

Autre aperçu d'un coffre servant à capturer les anguilles.

Source image : Photo: Alexandre L. Gaudreau, 2011

La pêche à l'anguille la nuit

La pêche à l'anguille se pratique aussi la nuit.

Source image : Photo:  Alexandre L. Gaudreau, 2011

Le coffre à anguilles

On voit ici les coffres à anguilles installés, à marée basse.

Source image : Photo: Caroline Bolieu, 2015.

Pourquoi pêche-t-on l’anguille au Kamouraska?

La pêche à l’anguille est pratiquée dans la région du Kamouraska puisque c’est à cet endroit que le Saint-Laurent fait son passage de l’eau douce à salée. Cette particularité fait en sorte que, l’automne, la région est la plus abondante en anguille du Saint-Laurent.

Source texte: Levesque, Martin, La pêcherie d'anguille du Kamouraska : essor et déclin d'une culture et d'une ressource, maîtrise en sciences géographiques,2014.

Georges-Henri Lizotte

Georges-Henri Lizotte est intarissable quand il s’agit de la pêche à l’anguille. Initié à cette activité par son père Émile, on peut presque dire qu’il est « tombé dans la marmite » dès son plus jeune âge. Sa passion, il l’a ensuite transmise à son fils Pierre.

Pour en savoir plus sur le déclin de l’anguille américaine suivez ce lien :
https://ici.radio-canada.ca/actualite/semaineverte/ColorSection/peche/031130/anguille.shtml

 

Les matériaux à installer

Source image : municipalité de Rivière-Ouelle.
 

La pêche est tendue

Source image : municipalité de Rivière-Ouelle.

Ce qu’on en disait

« En réalité, l’anguille devait constituer une source de revenus appréciables à partir des années 50 jusqu’en 1970. Si le nombre de prises ne paraît pas avoir augmenté dans ces années, par contre le nombre de pêcheurs s’est multiplié, attirés par le prix à la hausse de ce poisson.

Au début des années 50, quelques rares pêcheurs tendaient des pêches à anguilles; les plus importants étaient : M. Émile Lizotte à la Pointe, M. René Hudon au quai, M. Adalbert Bélanger à la Pointe du Nord-Est et à la Pointe à Vaillancourt ainsi que M. Léon Gagnon dans la rivière.

C’est la hausse de la valeur de ce poisson qui a attiré plusieurs dizaines de pêcheurs, au point que toute la grève était concédée en «permis» de pêche dès 1960. À cette date, entre les limites de Saint-Denis et de Sainte-Anne, on pouvait dénombrer près d’une trentaine de pêches. Nous n’avons malheureusement pas de statistiques précises sur les chiffres des captures et la variation des prix à Rivière-Ouelle, mais nous citerons ceux donnés dans l’Annuaire de Québec pour les années 1950 à 1965; le premier chiffre indique la quantité d’anguilles prise en milliers de quintaux* dans la province; le deuxième indique la valeur en milliers de dollars du même poisson; ainsi nous aurons une petite idée de l’importance de cette pêche pour Rivière-Ouelle (voir image ci-dessus). 

Nous voulons mettre en évidence seulement les années 1951 et 1965, où le même nombre de captures a été fait, alors que le prix, lui, a plus que triplé. L’année 1957 fut une excellente année pour les captures mais, quant aux profits, l’année 1965 bat tous les records.

Au dire des pêcheurs eux-mêmes, «l’industrie»  de l’anguille à Rivière-Ouelle pouvait rapporter, bon an mal an, entre 100 000 $ et 200 000 $ dans la paroisse. De cette somme, bien sûr, il faut soustraire les coûts d’installation et d’opération, broches, rets, heures de travail, etc. Celle évaluation est très approximative et ne tient pas compte des déclarations statistiques officielles.

De nouveau, la pollution s’acharna sur Rivière-Ouelle et lui fit perdre une mine précieuse de revenus : en effet, en 1970, le gouvernement du Québec interdisait l’exploitation de l’anguille dans le fleuve Saint-Laurent, par suite de la teneur en mercure des eaux et de la contamination du poisson. Comme à Rivière-Ouelle les pêcheurs avaient déjà tendu leur pêche, le gouvernement les dédommagea pour une somme équivalant à environ 70% à 80% de leurs prises annuelles moyennes. Et, depuis cette année, la pêche à anguille est, elle aussi, en voie de passer aux Archives et à l’histoire. Le fleuve Saint-Laurent, après avoir servi et nourri longtemps ses riverains, devenu aujourd’hui le '' grand égout '' de l’Amérique du Nord, est en passe de devenir une '' mer morte ''. »

* Ancienne unité de mesure de masse (symbole q) équivalant à 100 kilogrammes.

Source image et texte: Hudon, Paul-Henri, Rivière-Ouelle de la Bouteillerie : 3 siècles de vie (1672-1972), Comité du tricentenaire de Rivière-Ouelle, 1972, p. 432-434.

L’itinéraire des anguilles

«Des scientifiques québécois et néo-écossais ont permis de lever le voile sur l'une des plus mystérieuses migrations sous-marines du monde : celle des anguilles.

Pour la première fois, des chercheurs ont réussi à suivre une anguille sur près de 2 500 kilomètres, dans son voyage périlleux jusqu'à la mer des Sargasses*, aux abords des Bermudes. Il s'agit du lieu de reproduction des anguilles qui fréquentent les cours d'eau de l'est de l'Amérique, y compris le fleuve Saint-Laurent.

C'est grâce à la télémétrie que le groupe de scientifiques responsable de cet exploit, dont fait partie Martin Castonguay, de l'Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, a pu suivre l'anguille à la trace :

La télémétrie consiste à mesurer des distances grâce à des procédés acoustiques, optiques ou radioélectriques.

Cette filature maritime a donc permis de prouver que les anguilles, même celles du lac Ontario, retournent frayer sur le lieu de leur naissance, 500 kilomètres au sud des Bermudes. La découverte, qui a joui d'une couverture médiatique importante à l'international, a ouvert la porte à une hypothèse qui expliquerait le sens de l'orientation hors du commun du poisson, raconte Martin Castonguay.
La trajectoire de l'anguille, qui semble ne rien laisser au hasard, suppose qu'elle pourrait utiliser le champ magnétique pour s'orienter. »

Source texte: Michel-Félix Tremblay, Le grand périple de l'anguille dévoilé par des scientifiques, Radio-Canada, 2015 repéré à http://ici. radio-canada. ca/nouvelle/757244/anguille-chercheurs-iml-migration-mer-sargasses

*Algue brune très présente entre les Bermudes et les Bahamas, d’où le nom mer des Sargasses
 

Passeurs de mémoire - Lizotte

propose un circuit virtuel pour suivre les traces des ancêtres de la famille Lizotte.

En complément de chacun des 24 circuits généalogiques autoguidés, Passeurs de mémoire propose des capsules gratuites composées de plusieurs points d’info associés à une famille.
 

Tableau généalogique Lizotte

Les tableaux généalogiques ne sont pas exhaustifs; y sont principalement intégrées les personnes mentionnées dans les circuits géolocalisés et les capsules virtuelles. Pour faciliter la consultation, la plupart du temps, les enfants décédés en bas âge et les célibataires n’y figurent pas. Certaines personnes figurent dans leur lignée sans que tous leurs ascendants y soient indiqués. Leur nom est alors dans des cases reliées par un trait rouge. Les cases teintées de gris signifient qu’il est question de la famille de l’époux ou de l’épouse dans un autre circuit Passeurs de mémoire.
 

Introduction Lizotte

Photo source: La seigneurie de la Bouteillerie et les environs en 1825. Extrait d’un plan de la province du Bas-Canada. (BAnQ Québec E21-S555-SS1-SSS24-P10)


Un terreau fertile pour des racines profondes…

Des familles pionnières prennent racine dans la Vallée du Saint-Laurent dès le premier quart du XVIIe siècle. D’abord concentrée autour de Québec, la migration touche les deux rives du fleuve et de ses affluents, créant au passage des seigneuries et des paroisses. Plusieurs régions deviennent le berceau de familles dont la nombreuse descendance anime toujours notre société.
Peut-être vous-même, des parents, des amis ou des voisins portez ces noms souvent familiers. Avec Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge vous invite à une grande fête de famille dans vos régions d’origine.

Guillaume Lizotte (Lizot), fils de Robert et de Catherine Joane, naît au début des années 1640 dans le Calvados en Normandie. On ne connaît pas les motifs de son départ pour la Nouvelle-France. Comme plusieurs nouveaux arrivants, on peut présumer qu’il souhaite un meilleur avenir.

En 1662, il travaille comme domestique à Beauport chez Noël Langlois puis chez son gendre Jean Pelletier. Le 19 janvier 1670 à Québec, Guillaume épouse Anne Pelletier alors âgée de 13 ans. Elle est la fille de Jean et d’Anne Langlois.
Le couple s’établit d’abord à Beauport sur une terre concédée par le père d’Anne en 1665. En 1676, Guillaume vend sa terre de Beauport pour s’établir à la Grande-Anse de La Pocatière avec sa famille.

Comme d’autres arrivants, Guillaume pourrait avoir été attiré par l’abondance des terres arables ou le potentiel de la pêche et de la chasse pour subvenir à ses besoins. Durant cette période de peuplement, il côtoie des Malécites et des Micmacs qui fréquentent cette partie de la Côte-du-Sud.

Anne Pelletier décède entre février 1691 et mars 1696. Le 9 octobre 1696, Guillaume épouse en secondes noces Marguerite Peuvret (Peuvrier) veuve de Jacques Meneux.

Anne Pelletier et Guillaume Lizotte sont les ancêtres de tous les Lizotte d’Amérique. Parmi leurs descendants, soulignons quelques noms connus tels l’auteure et humoriste Kim Lévesque-Lizotte, le politicien Louis-Philippe Lizotte et le pharmacien et l’un des maires de Saint-Denis, Jean Dallaire.

On retrouve le plus grand nombre de Lizotte dans les MRC de Kamouraska et de L’Islet. À la fin du XXe siècle, le patronyme Lizotte figure au 437e rang des noms de famille du Québec.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur l’histoire de la famille Lizotte et pour suivre les traces de ses ancêtres, procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré en cliquant ici.
 

En France

Guillaume Lizotte, né au début des années 1640, est le fils de Robert et de Catherine Joane.

Il est originaire du Calvados, plus précisément de Saint-Pierre de la Gravelle connu aujourd’hui sous le nom de Montviette.

Source image : Église de Montviette, par Sainte-Marguerite-de-Viette, Calvados.


 

Nouvelle-France

Guillaume Lizotte arrive en Nouvelle-France avant 1662. Il travaille alors comme domestique chez Noël Langlois à Beauport puis chez Jean Pelletier, son futur beau-père, en 1666.

Guillaume sait écrire, comme en témoigne sa signature sur les actes notariés. Par conséquent, on pourrait croire qu’il possède une certaine instruction. Ses descendants perdent cette connaissance; rapidement les registres paroissiaux de la famille portent le plus souvent la mention « ne sachant signer ».

Source image : Signature de Guillaume Lizotte (Lizzot).

 

Mariage

Cet acte se lit comme suit :  

« Le dix neufuieme jour du mois de janvier de l’an mil six cens soixante et dix apres les fiançailles et la publication d’un ban de mariage d’entre Guillaume Lizot fils de Robert Lizot et de Catherine Joanne ses père et mère de la paroisse de St Pierre la Gravelle Evesché de Lisieux d’une part, et Anne Pelletier fille de Jean Pelletier et d’Anne Langlois ses père et mère de la paroisse de Beauport d’autre part. Monsigneur l’Evesque (?) leur ayant donné dispense des deux autres bans et ne s’étant découvert aucun empechement le pere Jean Blanchet, prestre religieux de la Compagnie de Jésus en vertu du pouvoir a luy donné par son dit l’evesque (?) les a par paroles de présence conjoint en mariage en la chapelle de Beauport et leur a donné la bénédiction nuptiale selon la forme prescrite par la Ste Eglise en presence de Martin Provost Pierre Lefebvre. Si. »

Anne Pelletier, seconde enfant de la famille d’Anne Langlois et de Jean, naît le 1er octobre 1656 à Québec.

Guillaume Lizotte épouse Anne Pelletier devant le notaire Paul Vachon le 12 mai 1669. Le mariage est célébré dans la chapelle de Beauport le 19 janvier 1670 et inscrit dans le registre de Notre-Dame-de- Québec.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Pelletier en cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.

Source image : Acte de mariage de Guillaume Lizot (Lizotte) et d’Anne Pelletier, Notre-Dame-de-Québec, 19 janvier 1670.

 

Descendants

Dans la seigneurie de la Bouteillerie, les Lizotte jouent un rôle important dans le développement des activités de pêche en particulier.

Comme l’indique le tableau généalogique, Guillaume et Anne ont neuf enfants entre 1672 et 1687, trois fils et six filles. De ce nombre, huit se marient.

Guillaume et Anne ont près de 70 petits-enfants, dont six auraient perpétué le nom Lizotte. Une trentaine d’entre eux portent le patronyme Ouellet. En effet, trois de leurs filles marient trois fils de René Ouellet. Françoise, née en 1672 à Québec, et sa sœur Anne, née vers 1676, épousent deux frères Ouellet, fils de René et d’Anne Rivet : Joseph épouse Françoise le 12 février 1691 et Grégoire marie Marie-Anne Josèphe le 5 mars 1696. Madeleine Lizotte, née vers 1683, épouse, le 16 août 1707, Sébastien Ouellet, fils de René et de sa seconde épouse Thérèse Mignault.

Deux autres enfants Lizotte épousent un fils et une fille d’une famille de l’île d’Orléans, celle de Jacques Meneux et de Marguerite Peuvret. Noël Lizotte, né en 1677, épouse Catherine Meneux le 28 février 1702 et sa sœur Marie-Anne Lizotte, née en 1679, se marie avec Joseph Meneux le 12 janvier 1705.
Mais les liens entre les familles Lizotte et Meneux sont plus étroits du fait du second mariage de Guillaume Lizotte, en 1696, avec la mère de ces deux enfants Meneux : Marguerite Peuvret. Cette dernière est donc en quelque sorte « doublement belle-mère » de Noël et de Marie-Anne Lizotte.

Nicolas Lizotte, fils de Guillaume et d’Anne, naît le 7 février 1674. À Rivière-Ouelle le 18 janvier 1701, il épouse Madeleine Minier, fille d’André et de Jacquette Michaud.

Françoise Lizotte, née le 25 mai 1681, épouse quelques jours plus tôt, soit le 12 janvier 1701, à Rivière-Ouelle, Gabriel Bouchard, fils de Michel et de Marie Trottain. Elle se remarie le 25 novembre 1736 avec le notaire Nicolas-Jean Olide Dekerverzo.

Enfin, Joseph Lizotte, né le 12 avril 1685, épouse Françoise Dancause, fille de Pierre Dancause et de Madeleine Bouchard, le 24 novembre 1710 à Rivière-Ouelle. Joseph se remarie en 1750 avec Thérèse Lebel, fille de Joseph et de Catherine Boutin Labonté.

L’ancêtre Guillaume Lizotte et son fils Nicolas-Claude feraient également partie du groupe qui a empêché le débarquement des troupes du major général anglais William Phips sur les rives de Rivière-Ouelle en 1690.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces des familles Bouchard, Dancause, Lebel et Ouellet en cliquant ici et procurez-vous les circuits généalogiques PASSEURS DE MÉMOIRE qui leur sont consacrés.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur le débarquement de Phips, consultez le panneau d’interprétation « Les héros de Rivière-Ouelle » et son contenu sur le circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle de l’application BaladoDécouverte en cliquant ici.
Un autre panneau d’interprétation relate l’événement. Il est situé dans le parc Ernest-Gagnon qui longe la rivière devant l’église Notre-Dame-de-Liesse.
 

Décès

Anne Pelletier décède à une date inconnue entre le 3 mai 1687, moment du baptême de son dernier enfant, et le 12 février 1691, moment du mariage de sa fille Françoise, où cette dernière se déclare orpheline de mère.
 

Second mariage de Guillaume

Son épouse Anne Pelletier étant décédée, Guillaume Lizotte s’engage à épouser Marguerite Peuvret devant le notaire Roger le 9 octobre 1696. Ils s’unissent le même jour à Québec. Aucun enfant ne naît de cette union.

Marguerite, fille de Nicolas Peuvret, procureur au Parlement de Paris, et de Marguerite Bourgeois de Saint-Sévérin de Paris, est veuve, depuis décembre 1690, du chirurgien breton Jacques Meneux dont le patronyme s’orthographie de plusieurs façons selon les sources.

Fille du roi, Marguerite aurait fait partie du contingent de 1662 et serait partie se marier à Québec en même temps que les Filles du roi arrivées en juin 1663.
À cette époque, le roi favorise leur migration dans le but de peupler la colonie. L’habillement et les frais de la traversée sont alors pris en charge par le roi. Entre 1667 et 1672, notons que chacune d’elles reçoit une dot royale d’au moins 50 livres tournois. Certaines reçoivent une dot plus importante, 100 ou 200 livres, et parfois, en raison de la pénurie de monnaie, le roi leur donne des denrées provenant des magasins du roi de la colonie.

L’arrivée des Filles du roi est un événement désigné au registre du patrimoine culturel du Québec. On y lit : « Pendant dix ans, elles sont entre 764 et 1 000 à profiter de cette initiative royale et à s’installer dans la colonie. Le taux de natalité en Nouvelle-France atteint alors les 63 naissances par 1 000 habitants. Conséquemment, les Filles du roi ont largement contribué à faire doubler la population coloniale de 1666 à 1672. »

Marguerite est mère d’au moins dix enfants de son premier mariage avec le chirurgien Jacques Meneux, dont la plus jeune est âgée de 12 ans au moment de son mariage avec Guillaume. Elle est la mère de Catherine et de Joseph Meneux ayant respectivement épousé Noël et Marie-Anne Lizotte, enfants issus du premier mariage de son second mari. 

Tout comme pour celle d’Anne, la date de décès de Guillaume Lizotte demeure un mystère. Il serait décédé entre la date du mariage de sa fille Marianne, le 12 janvier 1705, et celle du mariage de sa fille Madeleine,- le 16 août 1707.
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur l’histoire de la famille Lizotte et pour suivre les traces de ses ancêtres, procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez le site Web de l’Association des familles Pelletier en cliquant ici.

Source image : L’arrivée des jeunes filles françaises à Québec, 1667. (Bibliothèque et Archives Canada, R2739-2-8-E)
 



Excerpt of
Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle

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