Les goélettes

Les goélettes

« C'est dans le premier tiers du 18e siècle qu'on a commencé à construire des goélettes dans la région immédiate de Québec. Réputée pour sa maniabilité et sa bonne tenue en mer, tout en ne requérant qu'un équipage restreint, la goélette est rapidement devenue populaire pour le cabotage. Il s'agit d'un bateau à quille, jaugeant généralement entre 30 et 100 tonneaux et portant deux mâts et des voiles auriques installées longitudinalement. »

Pour en apprendre un peu plus sur les goélettes et voir des images de la Saint-André, de la Jean-Yvan et de la Feu-Follet, rendez-vous au : http://www.museemaritime.com/fr/expositions/bateaux/

Des bateaux sur la Ouelle!

Des goélettes vues du pont Gagnon (Municipalité de Rivière-Ouelle)

Pendant trois siècles, les navigateurs de Rivière-Ouelle ont sillonné les rivières, les fleuves et les mers.

C'est le cas de Charles Gagnon de Rivière-Ouelle qui, le 1er septembre 1879, quittait Kamouraska pour revenir chez lui. Ce fut la dernière fois qu'on le vit, sa chaloupe ayant été retrouvée à Saint-Simon de Rimouski.

Note sur la noyade de Charles Gagnon en 1879

(Registres de la paroisse de Notre-Dame-de-Liesse de Rivière-Ouelle)

Notice Charles Gagnon (disparu – noyé)

Le trente et un août mille huit cent soixante-dix-neuf, Charles Gagnon, navigateur, époux de Marguerite Lizotte, âgé de soixante-trois ans, se rendait à Kamouraska, seul dans une chaloupe. Le lendemain, il s’embarquait pour revenir à la Rivière Ouelle… et il est disparu sans que personne n’ait eu connaissance de lui. L’on a supposé avec raison qu’il s’était noyé. La chaloupe a été retrouvée à Saint-Simon, comté de Rimouski.
 

Des bateaux sur la Ouelle!

Cependant, il faut travailler et les navigateurs apprennent très tôt à vivre avec le danger à bord de leur goélette dont ils prennent grand soin. Pour sa part, le navigateur Joseph Lebrun a possédé la Marie-Antoinette, l'Antoinette (sa préférée) et l'Élizabeth.

 

Le navigateur Joseph Lebrun vers 1870

(Archives de Bertrand Richard, photo : National Studio, Montréal)


La relève

(Archives de la Côte-du-Sud, Fonds Paul-Henri Hudon)

Quand Alfred Lebrun prit la relève, la navigation était devenue plus facile; sa goélette, la Napoléon, possédait un moteur servant d'auxiliaire aux voiles. Un jour, il revint bien chargé de Québec. Des marchandises pour son magasin situé là où se trouve maintenant le pont Plourde remplissaient la cale. Des caisses de livres destinés aux élèves pour la fin de l'année scolaire étaient empilées sur le pont. Moment d'inattention, Alfred oublia qu'une grosse roche se trouvait tout juste dans l'estuaire de la Ouelle, le long du chenal. Dépassant l'amer sans le voir, il accrocha la grosse roche, la Napoléon prit l'eau et s'échoua. Les livres furent quand même rescapés et certains bonbons de la cargaison avaient un petit goût de salin selon certains... Ce furent les derniers jours de la Napoléon, et de la carrière du navigateur Ti-Fred Lebrun.

Pendant plusieurs années, comme les autres navigateurs, il profitait des grandes marées de la Toussaint pour échouer son bateau le plus loin sur la terre ferme. Le printemps venu, on attelait les chevaux qui tiraient le bateau pour le remettre à l'eau.

L'avènement du commerce de bois de pulpe fera connaître une autre famille à Rivière-Ouelle, celle des capitaines Pelletier. Charles et Louis-Joseph, originaires de Saint-Roch-des-Aulnaies, commencèrent leur carrière dans le cabotage avec la Saint-Louis et la Saint-Roch. Installés à Rivière-Ouelle, ils construisirent la Francheville en 1936 et, à l'hiver de 1947, on vit une belle goélette en construction sur la batture de l'Éventail: la Rivière-Ouelle. Les premières années, elle monta la rivière pour accoster au quai du village, transportant des marchandises sèches. Le transport routier devenant plus important, elle fut affectée au transport du bois de pulpe jusqu'en 1970. La goélette finit ses jours le long d'un quai  à Boucherville. Le train et les camions nous apportaient les marchandises dont nous avions besoin. L'ère du cabotage et des voitures d'eau était terminée.

(Tiré d’échanges avec Bertrand Richard.)
 

Passeurs de mémoire - Boucher

propose un circuit virtuel pour suivre les traces des ancêtres de la famille Boucher.

En complément de chacun des 24 circuits généalogiques autoguidés, Passeurs de mémoire propose des capsules gratuites composées de plusieurs points d’info associés à une famille.
 

Tableau généalogique Boucher (1/2)

Les tableaux généalogiques ne sont pas exhaustifs; y sont principalement intégrées les personnes mentionnées dans les circuits géolocalisés et les capsules virtuelles. Pour faciliter la consultation, la plupart du temps, les enfants décédés en bas âge et les célibataires n’y figurent pas. Certaines personnes figurent dans leur lignée sans que tous leurs ascendants y soient indiqués. Leur nom est alors dans des cases reliées par un trait rouge. Les cases teintées de gris signifient qu’il est question de la famille de l’époux ou de l’épouse dans un autre circuit Passeurs de mémoire.

Tableau généalogique - Boucher (2/2)

Les tableaux généalogiques ne sont pas exhaustifs; y sont principalement intégrées les personnes mentionnées dans les circuits géolocalisés et les capsules virtuelles. Pour faciliter la consultation, la plupart du temps, les enfants décédés en bas âge et les célibataires n’y figurent pas. Certaines personnes figurent dans leur lignée sans que tous leurs ascendants y soient indiqués. Leur nom est alors dans des cases reliées par un trait rouge. Les cases teintées de gris signifient qu’il est question de la famille de l’époux ou de l’épouse dans un autre circuit Passeurs de mémoire.

Introduction Boucher

Photo source: La seigneurie de la Bouteillerie et les environs en 1825. Extrait d’un plan de la province du Bas-Canada. (BAnQ Québec E21-S555-SS1-SSS24-P10)


Un terreau fertile pour des racines profondes…

Un terreau fertile pour des racines profondes…

Des familles pionnières prennent racine dans la Vallée du Saint-Laurent dès le premier quart du XVIIe siècle. D’abord concentrée autour de Québec, la migration touche les deux rives du fleuve et de ses affluents, créant au passage des seigneuries et des paroisses. Plusieurs régions deviennent le berceau de familles dont la nombreuse descendance anime toujours notre société.
Peut-être vous-même, des parents, des amis ou des voisins portez ces noms souvent familiers. Avec Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge vous invite à une grande fête de famille dans vos régions d’origine.

Marin Boucher, né vers 1587 à Saint-Langis-les-Mortagne en France, épouse, le 7 février 1611, Julienne Baril (Barry) qui lui donne sept enfants.
Julienne décède en 1627 et, vers 1629, Marin épouse Perrine Mallet (Malet). Il est maçon quand on l’embauche en 1634, pour se rendre en Nouvelle-France avec sa femme et ses trois fils, dont un de son premier mariage.

Leurs fils Galeran et Pierre migrent de la Côte-de-Beaupré vers la jeune seigneurie de la Bouteillerie entre 1672 et 1674. Comme d’autres arrivants, ils pourraient avoir été attirés par l’abondance des terres arables ou le potentiel de la pêche et de la chasse pour subvenir à ses besoins. Durant cette période de peuplement, ils côtoient des Malécites et des Micmacs qui fréquentent le secteur. Plusieurs membres de la famille sont parrains ou marraines de bébés autochtones.

Le seigneur Deschamps concède aux Boucher un droit de propriété pour quelques parcelles donnant sur le fleuve et la rivière Ouelle, principalement entre les terres de Robert Lévesque et de Damien Bérubé.

Dans la seigneurie de la Bouteillerie, les Boucher jouent un rôle important dans le développement des activités de pêche en particulier.

Marin Boucher et Perrine Mallet sont les ancêtres de la majorité des Boucher d’Amérique. Parmi leurs nombreux descendants, soulignons quelques noms connus tels la musicienne interprète Diane Tell (Fortin), la comédienne Andrée Boucher, le chanteur Daniel Boucher et l’écrivain américain Jack Kerouac.
À la fin du XXe siècle, le patronyme Boucher figure au 20e rang des noms de famille du Québec avec environ 25 800 porteurs de ce nom. 

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur l’histoire de la famille Boucher et pour suivre les traces de ses ancêtres, procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré en cliquant ici.
 

Marin Boucher

Signature de Marin Boucher.
 

Le percheron

Marin Boucher exerce le métier de maçon à Saint-Langis-lès-Mortagne, dans le Perche. Avec son épouse Julienne Baril, ils ont sept enfants dont un seul survit. Julienne décède en France le 15 décembre 1627 à environ 36 ans. Deux ans plus tard, en 1929, il épouse Perrine Mallet, fille de Pierre et de Jacqueline Léger.

Source image : Plaque en l’honneur de Marin Boucher à Saint-Langis-lès-Mortagne, Orne. (Association Perche-Canada, 2016)

 

Nouvelle-France

En 1634, l’apothicaire et chirurgien Robert Giffard invite plusieurs Percherons dans sa seigneurie de Beauport. Souhaitant créer une entreprise de colonisation, il invite des artisans à se joindre à lui. Marin Boucher fait partie de ce groupe. Il entreprend la traversée avec sa seconde épouse Perrine, son fils François issu de son premier mariage, et ses jeunes fils Louis-Marin et Galeran.

Source image : Maison de Marin Boucher, Saint-Langis-lès-Mortagne. (Photo : Denis Boucher, 2010)
 

Famille de Marin

La famille Boucher s’établit à Château-Richer et Marin y acquiert plusieurs arpents de terre. Marin et Perrine donnent naissance à cinq autres enfants : deux fils et trois filles qui presque tous laissent une descendance.

Source image : Benjamin Sulte, Histoire des Canadiens français 1608-1880 - tome 2, Wilson & Cie, Montréal, 1882.
 

Décès de Marin

Cet acte se lit comme suit :

« L'an de Nost. Seigneur Jésus Christ mil six cent soixante et onze le 29 de mars mourut Marrin boucher après avoir vescu en bon chrétien et avoir reçu les Sts sacrements de pénitence, eucharistie en viatique et de l'extrême onction il fust enterré dans le cimetière du chasteau Richer par M. Morel accompagné du révérend père Nouvelle et de moy faisant pour lors les fonctions curiales dans la coste de beaupré.
f. fillon prest. Missionnaire »

À Château-Richer, Marin décède le 25 mars 1671 à environ 84 ans.

Source image : Acte de sépulture de Marin Boucher, Château-Richer, 29 mars 1671.
 

Décès de Pierrine

Cet acte se lit comme suit :

« Ce vingt cinquième d'aoust mil cent quatrevingt sept a été inhumée dans le cimetière de cette paroisse Perrine Malet veuve de deffunt marin Boucher, décédée le jour précédent agé de quatre vingt quatre ans après avoir reçu les sacrements de pénitence, d'eucharistie et d'extrême onction et ont assisté à leur enterrement Jean Plante et Charles Godin qui ont déclaré --- et signé à la chapelle suivant l'enterrement.
Charles Amador Martin »

À Château-Richer, Perrine Mallet décède le 24 août 1687 à 84 ans.

Source image : Acte de sépulture de Perrine Malet (Mallet), Château-Richer, 24 août 1687.
 

Galeran Boucher

Cet acte se lit comme suit :

« Le dixième jour du moys d’octobre de l’année mil six cent soixante et un après les fiancailles et les bans publiés du mariage d’entre jan galleran Boucher masson de cette paroisse et de Marie le clerc de la paroisse de  St Remy de dieppe et ne s’étant découvert aucun empeschement, je soussigné curé de la dite paroisse, les ay mariés selon la forme prescrite par l’église catholiquee et leur ay donné la bénédiciton nuptiale, en présence de marin boucher père du dit marié masson et habitant en la dite paroisse qui a en vertu de quoy mis son signe et déclaré avec piette St denys aussi habitant laboureur tesmoin au dit mariage ne scavoir aucun empeschement et dit scavoir signé
Th. Morel, prestre »

Galeran est le second fils de Marin et de Perrine. Il est âgé d’à peine un an quand son père et sa mère traversent en Nouvelle-France en 1634. Galeran devient maçon comme son père.

Le 10 octobre 1661, Galeran épouse Marie Leclerc (Clerc), née en France comme lui. Ils ont huit enfants, nés entre 1664 et 1677.  Ils sont baptisés à Château-Richer, Québec et L’Ange-Gardien.

Source image : Transcription de l’acte de mariage de Jan Galleran (Galeran) Boucher et de Marie Leclerc, Château-Richer, 10 octobre 1661.

 

Vers Rivière-Ouelle

Les fils de Marin, Pierre et Galeran, s’établissent dans la seigneurie de la Bouteillerie entre 1672 et 1674. Pierre forme la première société de pêche aux marsouins à Rivière-Ouelle le 21 juin 1705. Il a pour associés Jean Lavoie, Étienne Bouchard, Pierre Soucy, Jacques Gagnon et Jean-François Gauvin (Gauvain).

Galeran amène sa famille avant la naissance de sa fille Catherine-Gertrude en février 1673 à Rivière-Ouelle où ils sont établis dès leur mariage puisqu’ils y baptisent leurs enfants. Après 1700, les derniers-nés de la famille s’installent plus à l’ouest, à L’Islet et à Cap-Saint-Ignace
.
Leur aînée, Marie Boucher, épouse Jacques Thiboutot en 1675.

Galeran Boucher, ses fils Pierre et Philippe, son neveu Pierre Boucher dit Desroches et le fils de son neveu Ignace feraient également partie du groupe qui a empêché le débarquement des troupes du major général anglais William Phips sur les rives de Rivière-Ouelle en 1690.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur le débarquement de Phips, consultez le panneau d’interprétation « Les héros de Rivière-Ouelle » et son contenu sur le circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle de l’application BaladoDécouverte en cliquant ici cliquant ici. Un autre panneau d’interprétation relate l’événement. Il est situé dans le parc Ernest-Gagnon qui longe la rivière devant l’église Notre-Dame-de-Liesse.
 

Marie Boucher

Marie, l’aînée de Galeran et de Marie Leclerc, n’a que 12 ans quand elle épouse Jacques Thiboutot, le 4 septembre 1675. Jacques est boulanger et, avec sa femme, ils s’établissent dans la seigneurie de la Bouteillerie.

Marie Boucher est la mère de cinq enfants dont au moins quatre, Adrien, Thérèse, Marie-Anne et Pierre, naissent à Rivière-Ouelle. Adrien, Marie Anne et Pierre se marient et laissent une descendance.

Marie-Anne Thiboutot est mère de six enfants et d’une quarantaine de petits-enfants de ses mariages avec Noël Pelletier et François Sirois.

Jacques Thiboutot décède en février 1688 sans doute des suites d’une épidémie. Cette disparition soudaine laisse à la jeune Marie la lourde responsabilité d’enfants en bas âge. Quelques mois après le décès de Jacques, en juin 1688, Marie Boucher épouse à Rivière-Ouelle François Autin, lequel est originaire de La Ferté-Gaucher en Seine-et-Marne, située au centre nord de la France. Huit enfants naissent de cette union.

En juin 1710, François, avec cinq habitants de la seigneurie de la Bouteillerie, forme une société pour la pêche aux marsouins à la Pointe-aux-Iroquois.
Les fils de Marie Boucher et de François perpétuent le nom des Autin en Amérique.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Thiboutot en cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.
 

Madeleine Boucher

À Rivière-Ouelle, en 1688, Madeleine Boucher, fille de Galeran et de Marie Leclerc, épouse Jean Lavoie (de Lavoye). Deux autres pionniers, Pierre Hudon dit Beaulieu et Robert Lévesque, sont présents à ce mariage.

Madeleine et Jean François baptisent leurs treize enfants à Rivière-Ouelle entre 1690 et 1710. Ils sont les ancêtres des Lavoie rivelois.

Madeleine Boucher décède le 3 mars 1723 et elle est inhumée dans le cimetière de l’hôpital Hôtel-Dieu de Québec.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces des familles Lavoie, Lévesque et Hudon dit Beaulieu en cliquant ici et procurez-vous les circuits généalogiques PASSEURS DE MÉMOIRE qui leur sont consacrés.

Source image : Vue à vol d’oiseau de l’Hôtel-Dieu de Québec. (BAnQ, Eugen Haberer (1837-1921) - L’Opinion publique, Vol. 8, no 35 (30 août 1877), p. 411.)


 

Marie-Anne Boucher

En 1692, Marie-Anne Boucher, fille de Galeran et de Marie Leclerc, épouse François Duval à Rivière-Ouelle. Ils ont 12 enfants. Leurs deux premiers enfants naissent à Québec. En novembre 1696, ils sont établis à Rivière-Ouelle où ils font baptiser trois enfants. Après l’ondoiement d’un autre fils en novembre 1702, ils déménagent à L’Islet où ils font baptiser cet enfant en 1703, puis les autres qui naîtront.
 

Philippe Boucher

En 1693, Philippe Boucher, fils de Galeran et de Marie Leclerc, épouse Anne Minier à Rivière-Ouelle. Ils y baptisent 11 de leurs 12 enfants. La dernière-née est baptisée à Sainte-Anne-de-la-Pocatie%u0300re, la famille s’étant installée à la Grande-Anse.

Selon l’époque et le contexte, la Grande-Anse désigne des territoires différents. Jusqu’en 1715, elle s’étend sur une quinzaine de kilomètres entre la pointe de Saint-Roch-des-Aulnaies et celle de la rivière Ouelle. Les Français nomment l’anse « la Grande-Anse » et les Autochtones la nomment Kamisitsit ou Kannissigit, qui signifie « endroit où il y a beaucoup de castors. »   

En 1656, Nicolas Juchereau reçoit, en concession du gouverneur Lauzon, un territoire qui correspond en gros aux premières concessions des paroisses de Saint-Roch-des-Aulnaies, La Pocatière et Sainte-Anne-de-la-Pocatie%u0300re. L’historien Yves Hébert rappelle qu’il est parfois désigné sous le nom de seigneurie de Launay, de la Grande Anse, de la Grande Pointe ou des Aulnets (Aulnaies).

En 1670, Juchereau en cède une partie à son gendre Pollet de La Combe-Pocatière, époux de sa fille Marie-Anne. Elle correspond à peu près à ce qu’on nomme aujourd’hui La Pocatière et Sainte-Anne-de-la-Pocatie%u0300re. En 1672, après le décès de La Combe-Pocatière, l’intendant Talon concède ce territoire à la veuve Marie-Anne Juchereau, fille de Nicolas et de Thérèse Giffard ; ce territoire est la seigneurie de La Pocatière.

Aujourd’hui, la Grande-Anse désigne une partie de la Route 132 et une piste cyclable reliant Rivière-Ouelle et Saint-Roch-des-Aulnaies. La « Boucle cyclable de la Grande-Anse », avec ses trois circuits distincts, ceinture les municipalités de Sainte-Anne-de-la-Pocatie%u0300re, de Sainte-Louise et de Saint-Roch-des-Aulnaies.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez des articles de la chronique de l’historien Yves Hébert dans le journal Le Placoteux en cliquant ici et ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur la « Boucle cyclable de la Grande Anse », consultez le site « Le Kamouraska à vélo » en cliquant ici. 

Source image : Suitte du Gouvernement de Quebec qui comprent en dessendant le fleuve St Laurent depuis le Cap Tourmente jusqu'au Cap aux Oyes levée en 1709. par les Ordres de Monseigneur le Comte de Ponchartrain comandeur des Ordres du Roy ministre et secretaire destat par le Sr Catalogne Lieutenant des troupes et dressée par Decoüagne / copié par A.E.B. Courchesne 1921  (BAnQ, P600,S4,SS2,D193) 
 

Pierre Boucher

En 1695, à Rivière-Ouelle, Pierre Boucher, fils de Galeran et de Marie Leclerc, épouse Marie Anne Michaud, fille des pionniers Pierre Michaud et Marie Asselin (Ancelin). Au moins six de leurs enfants sont baptisés à Rivière-Ouelle. Pierre Boucher est inhumé à Kamouraska le 21 septembre 1737.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Michaud en cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.
 

Pierre-François Boucher

Pierre-François Boucher, fils de Galeran et de Marie Leclerc, épouse Jeanne Gaudreau à Cap-Saint-Ignace en 1701. Ils sont établis à L’Islet en 1705.

Pierre-François est inhumé à Sainte-Anne-de-La-Pocatière le 11 août 1745.
 

Décès

Cet acte se lit comme suit :

« L’an mil sept cent quatorze ce vingt neuf mars a été inhumé --- de cette paroisse sieur Galeran Boucher décécé la 28 may âgé de quatre-vingt sept, ont asssité à son enterrement Jacques gagnon et andré menie dit lagacée qui ont signé
Jacques Gagnon      J. Bernard DeRequeleyne »

Marie Leclerc décède le 8 octobre 1702 à l’Hôtel-Dieu de Québec. Galeran décède le 28 mars 1714 à Rivière-Ouelle.

Source image : Acte de sépulture de Galeran Boucher, Rivière-Ouelle, 29 mars 1714.
 

Pierre Boucher et Madeleine Dancause

Pierre Boucher, fils de Pierre et de Marie Saint Denis, épouse Madeleine Dancause, fille de Pierre et de Madeleine Bouchard. De ce couple sont issus dix enfants : quatre garçons et six filles.

Les mariages de cinq enfants de ce couple illustrent bien la complexité du métissage entre les grandes familles de la région.

En 1721, leur fille Anne Boucher épouse Joseph Pelletier, fils de Jean et de Marie-Anne Huot Saint-Laurent de Rivière-Ouelle.

En 1726, leur fils Pierre Boucher marie Catherine Lizotte, fille de Noël Lizotte et de Catherine Meneux.

En 1731, leur fils Jean épouse Cécile Michaud, petite-fille des pionniers kamouraskois Pierre Michaud et Marie Asselin.

Enfin, en 1737, leur fils Joseph et leur fille Catherine épousent, à une journée d’intervalle, respectivement Reine et Joseph, deux autres enfants de Noël Lizotte et de Catherine Meneux.

Pierre Boucher, père décède avant 1716, car Madeleine Dancause épouse en secondes noces Jean-Baptiste Maisonneuve le 21 mars 1716 à Rivière-Ouelle.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces des familles Bouchard, Boucher, Dancause et Pelletier en cliquant ici et procurez-vous les circuits généalogiques PASSEURS DE MÉMOIRE qui leur sont consacrés.
 

François Boucher

François Boucher est un capitaine connu dans Charlevoix et bien en vue à Québec.

Petit-fils de Pierre Boucher et de Madeleine Dancause, François Boucher devient un célèbre navigateur, marchand et fonctionnaire. Son père François est capitaine sur des bateaux de pêche tandis que ses fils Pierre (1764 -), pilote, et Louis Michel (1769-) prennent la relève.

François habite une partie de sa vie à l’île aux Coudres, entre Baie-Saint-Paul (sur la rive nord) et Saint-Roch-des-Aulnaies (sur la rive sud). Avec ses fils, il établit plusieurs magasins, dont un à Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille (Montmagny), un à Kamouraska et un à Saint-Roch-des-Aulnaies. Le 12 août 1803, François devient capitaine du port de Québec, puis maître du havre, des titres importants à l’époque.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez la biographie de Roch Lauzier, « BOUCHER, FRANÇOIS », dans Dictionnaire biographique du Canada, en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez l’article de Mario Béland, « Le capitaine François Boucher » dans la revue « Cap-aux-Diamants » en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur l’histoire de la famille Boucher et pour suivre les traces de ses ancêtres BÉRUBÉ, nous vous invitons à vous procurez le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE consacré à cette famille en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur la famille Boucher, consultez le site Web de l’Association des Boucher d’Amérique en cliquant ici.


Source image : Le Capitaine François Boucher. (MNBAQ, Louis-Chrétien de Heer, entre 170 et 1795)

 



Excerpt of
Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle

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