La croix des Dubé

La croix des Dubé inaugurée en 2015

«L’artiste visualiste Émilie Rondeau (http://emilierondeau.com/), résidente de Rivière-Ouelle, a reçu l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), de la Conférence régionale des élues (CRÉ) du Bas-Saint-Laurent et de ses partenaires,  pour relever ce défi. Son expérience dans les œuvres d’intégration à l’architecture et à l’environnement, son intérêt pour les notions de récupération, d’appropriation, de détournement et de resignification, la qualité de sa démarche ainsi que sa présence et sa grande implication sur le territoire kamouraskois faisaient d’elle la personne tout indiquée pour mener à bien cette œuvre de requalification. De fait, l’artiste propose d’incorporer dans la structure de la Croix des Dubé un simulacre d’arbre pour sa concordance avec la figure cruciforme et aussi pour la place symbolique de l’arbre dans l’imaginaire universel. Enracinée dans les terres fertiles de la région, la croix-arbre se déploiera sur les plaines environnantes tout en s’ouvrant sur l’avenir. Un regard projeté vers le futur qui intègre le passé. L’œuvre d’Émilie Rondeau s’intitule « On reconnait l’arbre à ses fruits ».»
Extrait du Rivière Web du mois de juillet 2014 : 
http://riviereouelle.ca/media/documents/riviere_web/rweb_juillet 2014.pdf

Les oiseaux

Oiseaux réalisés par Étienne Guay, ferronnier d’art.

Étienne Guay

(Photo : Émilie Rondeau, 2014)


Gare Letellier

Extrait de la carte, « Intercolonial Railway », Plan schewing right of way, as constructed of Branch Line From Rivière-Ouelle to st-Denis wharf, 1904.  

La croix des Dubé est érigée sur le site de la gare Letellier d’où partait la voie ferrée menant au quai de la Pointe-aux-Orignaux.
 

Les croix de chemin à Rivière-Ouelle

(Municipalité de Rivière-Ouelle)

Plusieurs croix de chemin enjolivent la municipalité de Rivière-Ouelle.

Le site «Patrimoine du Québec» les a répertoriées. Pour voir les images de ces croix et connaître leur localisation, visitez : http://www.patrimoineduquebec.com/croix/RiviereOuelle.html
 

L’histoire des croix de chemin

« Il n’est pas rare de voir des croix de chemin lorsqu’on parcourt les routes rurales du Québec. Ces croix sont pour la majorité de bois mais parfois de métal ou de granit. Elles sont un symbole qui souligne la forte appartenance religieuse du peuple québécois à une certaine époque.

Derrière chaque croix de chemin se cache une intention :

La croix commémorative : Elle rappelle aux gens le site d’un événement.
La croix de fondation : Elle souligne la prise de possession de l’homme sur sa nouvelle terre.
La croix de dévotion publique : C’est la traditionnelle croix de chemin qui est un lieu de rassemblement.
La croix votive : Elle témoigne d’un vœu particulier. Ou on plante la croix pour obtenir une faveur ou plus souvent on érige la croix pour une faveur obtenue. »

Pour lire la suite de cet article sur l’histoire des croix de chemin, visitez : http://www.patrimoineduquebec.com/croix/Accueil.html
 

Passeurs de mémoire - Dubé

passeursdememoire.com offre un circuit virtuel pour suivre les traces des ancêtres de la famille Dubé Procurez-vous ce circuit généalogique en cliquant ici.

En complément de chacun des 24 circuits généalogiques autoguidés, "Passeurs de mémoire" propose des capsules gratuites composées de plusieurs points d’info associés à une famille.
 

Tableau généalogique Dubé

Les tableaux généalogiques ne sont pas exhaustifs; y sont principalement intégrées les personnes mentionnées dans les circuits géolocalisés et les capsules virtuelles. Pour faciliter la consultation, la plupart du temps, les enfants décédés en bas âge et les célibataires n’y figurent pas. Certaines personnes figurent dans leur lignée sans que tous leurs ascendants y soient indiqués. Leur nom est alors dans des cases reliées par un trait rouge. Les cases teintées de gris signifient qu’il est question de la famille de l’époux ou de l’épouse dans un autre circuit Passeurs de mémoire.
 

Introduction - Dubé

Photo source: La seigneurie de La Bouteillerie et les environs en 1825. Extrait d’un plan de la province du Bas-Canada. (BAnQ Québec E21-S555-SS1-SSS24-P10)


Un terreau fertile pour des racines profondes…

Des familles pionnières prennent racine dans la vallée du Saint-Laurent dès le premier quart du XVIIe siècle. D’abord concentrée autour de Québec, la migration touche les deux rives du fleuve et de ses affluents, créant au passage des seigneuries et des paroisses. Plusieurs régions deviennent le berceau de familles dont la nombreuse descendance anime toujours notre société.
Peut-être vous-même, des parents, des amis ou des voisins portez ces noms souvent familiers. Avec Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge vous invite à une grande fête de famille dans vos régions d’origine.

Mathurin Dubé, l’un des deux pionniers de Nouvelle-France portant le patronyme Dubé, naît en Vendée vers 1631. Il arrive dans la colonie vers 1663 en tant qu’engagé chez le premier évêque de Québec, François de Laval. En 1667, au terme de son engagement, Mathurin s’établit à l’île d’Orléans, sur une terre voisine de celle d’un pionnier kamouraskois : Pierre Michaud (Michel).

En 1670 à l’île d’Orléans, Mathurin épouse la Normande Marie Campion arrivée dans la colonie comme Fille du roi.En 1686, l’époux de la seigneuresse Marie-Anne Juchereau, François-Madeleine Ruette-d’Auteuil, loue à Mathurin la terre domaniale de la seigneurie de La Pocatière.

En 1694, Mathurin reçoit du seigneur de La Bouteillerie une terre à l’Anse-aux-Iroquois qui voisine celle achetée auparavant à Nicolas Cantin. Comme d’autres arrivants, Mathurin pourrait avoir été attiré par l’abondance des terres arables ou le potentiel de la pêche et de la chasse pour subvenir à ses besoins. Durant cette période de peuplement, il côtoie des Malécites et des Micmacs qui fréquentent cette partie de la Côte-du-Sud.

Mathurin Dubé et Marie Campion sont les ancêtres de plus de 40 000 descendants en Amérique du Nord, dont plus de la moitié vivent au Québec. Parmi eux, soulignons quelques noms connus tels le médecin et auteur Joseph-Edmond Dubé, les écrivains Jack Kerouac et François Hertel (né Rodolphe Dubé), le dramaturge Marcel Dubé et l’acteur Hugo Dubé.

À la fin du XXe siècle, le patronyme Dubé figure au 24e rang des noms de famille du Québec avec environ 22 400 porteurs de ce nom.
 

La Chapelle-Thémer

Mathurin, originaire de La Chapelle-Thémer en Vendée, est l’aîné d’une famille de cinq garçons. Vendéens d’origine, les ancêtres Dubé de France sont Bretons.
Église La Chapelle-Thémer.

Des recherches en France signalent que la famille de Mathurin Dubé descend fort probablement de Jehan du Bé, qui possède notamment la seigneurie du Bé, à Ménéac, en Bretagne. Même si l’existence de ce patronyme dans cette région de la Bretagne est admise, il n’existe pas de preuve généalogique attestant que les Dubé de La Chapelle-Thémer descendent de ceux de Ménéac.

Source image : Église La Chapelle-Thémer.
 

Nouvelle-France

Mathurin est le seul fils de la famille Dubé à se rendre en Nouvelle-France. L’année de sa traversée varie selon les sources, mais elles la situent toutes vers 1663, soit durant la première vague d’immigration française.

En arrivant, il travaille comme engagé pour l’évêque et premier directeur du Séminaire de Québec, Monseigneur de Laval. À l’époque, on utilise le mot « engagé » pour désigner les travailleurs ayant signé des contrats pour la Nouvelle-France. Notons cependant que le contrat d’engagement de Mathurin n’a pu être retrouvé, malgré les recherches faites dans les Archives de la Charente-Maritime et de la Vendée.

En 1667, l’évêque de Québec lui concède une terre sur l’île d’Orléans. Le 3 septembre 1670, Mathurin Dubé épouse, à Sainte-Famille de l’île d’Orléans, Marie Campion, fille de Pierre et de Marguerite Henault.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez la biographie d’André Vachon, « LAVAL, FRANÇOIS DE » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

Source image : François de Montmorency-Laval. (Musée de la civilisation, dépôt du Séminaire de Québec)

 

Marie Campion : Fille du roi

Marie Campion arrive dans la colonie comme Fille du roi l’année de son mariage. À cette époque, le roi favorise la migration des femmes en âge de se marier dans le but de peupler la colonie.

L’habillement et les frais de la traversée sont alors pris en charge par le roi. Entre 1667 et 1672, notons que chacune d’elles reçoit une dot royale d’au moins 50 livres tournois. Certaines reçoivent une dot plus importante, 100 ou 200 livres, et parfois, en raison de la pénurie de monnaie, le roi leur donne des denrées provenant des magasins du roi de la colonie.

L’arrivée des Filles du roi est un événement désigné au registre du patrimoine culturel du Québec. On y lit : « Pendant dix ans, elles sont entre 764 et 1 000 à profiter de cette initiative royale et à s’installer dans la colonie. Le taux de natalité en Nouvelle-France atteint alors les 63 naissances par 1 000 habitants. Conséquemment, les Filles du roi ont largement contribué à faire doubler la population coloniale de 1666 à 1672. »

Source : L’arrivée des jeunes filles françaises à Québec, 1667. (Bibliothèque et Archives Canada, R2739-2-8-E)

Descendants

Marie Campion donne naissance à huit enfants : six garçons et deux filles. De ce nombre, cinq se marient et laissent une descendance : Mathurin, Madeleine, Louis, Pierre et Laurent.

En 1686, Mathurin, père, devient fermier du seigneur d’Auteuil à la Grande-Anse pour sept années. En 1694, il reçoit du sieur de La Bouteillerie une terre de deux arpents de front par quarante-deux arpents de profondeur à l’Anse-aux-Iroquois. Cette terre voisine celle achetée auparavant à Nicolas Cantin, décédé en 1683 à L’Ange-Gardien.

L’ancêtre Mathurin Dubé et ses fils Mathurin et Louis feraient également partie du groupe qui a empêché le débarquement des troupes du major général anglais William Phips sur les rives de Rivière-Ouelle en 1690.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur le débarquement de Phips, consultez le panneau d’interprétation « Les héros de Rivière-Ouelle » et son contenu sur le Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle de l’application BaladoDécouverte en cliquant ici. Un autre panneau d’interprétation relate l’événement; il est situé dans le parc Ernest-Gagnon qui longe la rivière devant l’église Notre-Dame-de-Liesse.
 

Frères Dubé et soeurs Boucher

Trois fils de Mathurin et de Marie épousent des sœurs Boucher, filles de Pierre et de Marie Saint-Denis.

Louis Dubé, né en 1676, épouse Angélique Boucher en 1697 et leurs 12 enfants naîtront entre 1698 et 1716. Pierre Dubé, né en 1678, se marie avec Thérèse Boucher le 7 janvier 1704. Quant à Laurent Dubé, né en 1683, il épouse Geneviève Boucher en 1706. 

 

Mathurin Dubé, fils

Mathurin Dubé, fils de Mathurin et de Marie Campion, est baptisé le 27 janvier 1672. Il acquiert le 5 décembre 1690 une terre de 4 arpents de front à Rivière-Ouelle. Il épouse à Rivière-Ouelle Anne Jeanne Miville, fille des pionniers François Miville et Marie Langlois. Leurs 13 enfants sont baptisés à Rivière-Ouelle entre février 1692 et mars 1713 ; Marie-Anne et Augustin y sont inhumés.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Miville-Deschênes en cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.
 

Madeleine Dubé

Les trois mariages de Madeleine Dubé, fille de Mathurin et de Marie Campion, avec des hommes originaires du même village qu’elle, illustrent bien la complexité des liens entre les familles riveloises de cette époque.

Madeleine est mère de 12 enfants avec deux de ses trois époux : Charles Bouchard, fils des pionniers Michel Bouchard et Marie Trottain, Jean Miville-Deschesnes, fils des pionniers Jacques Miville-Deschesnes et Catherine Baillon et enfin Grégoire Ouellet, fils des pionniers René Ouellet et Anne Rivet. 

Son premier mari décède peu après le mariage. Quatre des 11 enfants issus de son second mariage laissent une nombreuse descendance. Madeleine Dubé est mère de 12 enfants, dont un fils de son troisième mariage. Elle est grand-mère d’une centaine de petits-enfants dont une trentaine n’ont pas de descendance. Ils portent les noms de Bérubé, Lizotte, Miville-Deschênes et Ouellet.

Madeleine Dubé décède à Rivière-Ouelle le 15 juin 1749.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces des familles Bérubé, Bouchard, Dancause, Émond, Lizotte, Miville-Deschênes et Ouellet en cliquant ici et procurez-vous les circuits généalogiques PASSEURS DE MÉMOIRE qui leur sont consacrés.

Décès de Mathurin Dubé, père

Mathurin Dubé décède le 28 décembre 1695 et il est inhumé au cimetière de Rivière-Ouelle. Marie Campion, décédée entre le 28 janvier 1697 et le 30 décembre 1703, est probablement inhumée dans le même cimetière, mais il n’est pas possible de le confirmer.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, rendez-vous à l'entrée du cimetière de Rivière-Ouelle pour y découvrir le "Mémorial" situé dans le Parc des ancêtres. Le plan du cimetière et les listes de défunts sont conçus pour faciliter la localisation. Le "Mémorial" évoque aussi plusieurs éléments inscrits dans ce secteur d’intérêt historique.


Source image : Cimetière Notre-Dame-de-Liesse. (Municipalité de Rivière-Ouelle).

Joseph-Edmond Dubé

Joseph-Edmond Dubé, descendant de Pierre Dubé et de Thérèse Boucher, naît en 1868 à Montréal et y épouse Marie-Louise Quintal en 1894. 

Il étudie la chimie et la pharmacie à l’Université Laval et décroche, en juillet 1896, un doctorat en médecine de l’Université de Paris. Il est aussi professeur, auteur et codirecteur de la revue : l’Union médicale du Canada et il collabore à la fondation de l’Hôpital Sainte-Justine. Dubé laisse sa marque en s’attaquant à la mortalité infantile.

Son fils, Paul-Quintal Dubé, comme lui médecin et écrivain, naît en France en 1895 alors que Joseph-Edmond étudie à Paris pour se perfectionner. Paul-Quintal abandonne ses études à Montréal après avoir contracté la tuberculose. Afin d’obtenir de meilleurs soins, il séjourne en France, où il poursuit des études en philosophie, en Suisse, puis en Alabama et au Nouveau-Mexique ou il décède en 1926.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez la biographie de Georges Desrosiers, « DUBÉ, JOSEPH-EDMOND (baptisé Marc-Edmond) » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

Source image : Joseph-Edmond Dubé. (Association des Dubé d’Amérique)


 

Joseph Dubé et Alice Lévesque-Dubé: journaliste

Joseph et Alice se marient le 8 juillet 1902 à Rivière-OUelle. L'acte de leur mariage se lit comme suit:

« Le huit juillet mil neuf cent deux après la publication d’un ban de mariage faite au prône de cette paroisse, et la dispense des deux autres bans accordée le quatre du même mois par Monseigneur le Grand Vicaire : entre sieur Joseph Dubé, fils majeur de sieur Joseph Dubé et de Dame Séverine Caron, de cette paroisse, d’une part ; et Demoiselle Marie Alice Lévesque, fille majeure de sieur Louis Lévesque et de Dame Georgianna Dionne aussi, de cette paroisse d’autre part ; ne s’étant découvert aucun empêchement à leur mariage, nous, curé soussigné, avons reçu leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Sieur Louis Levesque père de l’épouse et de Sieur Joseph Dubé, père de l’époux soussignés avec nous et les épouses. Lecture faite.  Curé Louis-Philippe Delisle »

Le Rivelois Joseph Dubé (1878-1930) est cultivateur et par la suite commerçant et il s’intéresse à la politique. En 1914, il s’enrôle et part pour la guerre en Europe en 1915. De retour, il s’établit à Trois-Rivières avec sa famille où il travaille dans une entreprise de pâte et papier. 

Alice Lévesque-Dubé (1873-1948) est également originaire de Rivière-Ouelle. Après des études chez les sœurs de la Congrégation, elle enseigne dans son village natal jusqu’à son mariage en 1902. Alors que les femmes luttent pour obtenir le droit de vote dans un Québec conservateur, elle signe sous le pseudonyme de Solange des articles dans la revue Bien public. Pionnière du journalisme féminin, elle dirige la page féminine du journal "Le Nouvelliste". 

Alice Lévesque-Dubé publie en 1943 "Il y a soixante ans" chez Fides. Cet ouvrage, préfacé par son fils François Hertel, présente des souvenirs d’enfance et jette un regard nostalgique sur un monde en train de s’éteindre.
Ils sont les parents de l’écrivain François Hertel (Rodolphe Dubé) et du journaliste Raymond Dubé. 

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Lévesque en cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez le « fonds des familles Lévesque et Dubé » de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) en cliquant ici.

Source image : Mariage d’Alice Lévesque et de Joseph Dubé, Rivière-Ouelle, 8 juillet 1902.
 

François Hertel

François Hertel, de son vrai nom Rodolphe Dubé, naît le 31 mai 1905 à Rivière-Ouelle. Il est un descendant d’Angélique Boucher et de Louis Dubé, fils des pionniers Mathurin Dubé et Marie Campion.

Hertel étudie au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et au Séminaire de Trois-Rivières. Il entre à l’âge de 20 ans chez les Jésuites, il est ordonné en 1938 après avoir obtenu un doctorat en philosophie et en théologie à Rome. Il renonce à la prêtrise en 1946. 

Il publie des poèmes, des essais et des romans tout en enseignant la philosophie. François Hertel est connu comme prêtre catholique, poète, philosophe, essayiste, professeur, journaliste et mémorialiste. Ses œuvres sont fortement influencées par la pensée nationaliste de l’historien Lionel Groulx. Il enseigne dans plusieurs collèges canadiens et séjourne près de 40 ans en France où il fonde et dirige les Éditions de la Diaspora française.

Hertel est membre de l’Académie canadienne-française. L’Académie française lui décerne, en 1968, le Prix Émile Hinzelin pour son œuvre « Poèmes d’hier et d’aujourd’hui ». Ce prix annuel de poésie, créé en 1945, est décerné à l’auteur soit d’un volume de vers, soit d’une pièce de théâtre en vers. Il publie près de 40 titres en plus des nombreux articles et conférences.

Son pseudonyme s’inspire d’un personnage historique, Joseph-François Hertel de la Fresnière, seigneur de Chambly. Ce dernier survit à la torture des Iroquois et à deux années de captivité. Parlant la langue iroquoise, il est interprète et se fait remarquer. Ses exploits militaires, et l’emploi ingénieux de tactiques inspirées « méthodes indiennes » lui valent le surnom de « Héros ». En raison de sa bravoure et ses états de service, le gouverneur Rigaud de Vaudreuil, 25 ans après que Frontenac en ait fait la demande, lui accorde ses lettres de noblesse. Par sa belle-sœur fiancée à Jacques de Chambly, il hérite de sa seigneurie.

François Hertel décède le 4 octobre 1985 à Montréal. La bibliothèque du Cégep de La Pocatière porte le nom de « Bibliothèque François-Hertel ».

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez l’article de Patrick Guay : « François Hertel » en cliquant ici.

Source image : François Hertel. (Photo : D. Léonard, DR)
 

Louis Dubé

Louis Dubé, fils de Louis et de Marie Lévesque, est maire de Rivière-Ouelle de 1925 à 1937. On lui doit, entre autres, l’érection de la première croix des Dubé de Rivière-Ouelle.

Source image : Louis Dubé. (Municipalité de Rivière-Ouelle)
 

Armoiries

« La partie centrale du blason, inspirée directement des armoiries de la seigneurie du Bé, près de Ménéac en Bretagne française, a un lien avec l’origine de notre nom. […] 

Cet élément héraldique est décrit “de gueules (rouge) à trois écussons d’argent (blanc) chargés chacun de trois mouchetures d’hermine de sable (noir)”.

[…] Le Be da Veva est en breton et sa traduction en français est controversée. Certains supposent qu’elle peut avoir un lien avec le désir de réincarnation : disparaître pour vivre de nouveau. Dans la partie supérieure du listel, on remarque le phénix, un oiseau mythique qui, une fois brûlé, renaissait de ses cendres. Sa présence peut renforcer l’interprétation de la devise. »

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, procurez-vous le circuit généalogique passeursdememoire.com consacré à la famille Dubé en  cliquant ici et procurez-vous le premier livre de la collection historique PASSEURS DE MÉMOIRE, "Le Kamouraska et la Grande‑Anse", en vous rendant sur le site Web Parcours Fil Rouge. Publié aux Éditions GID, ce premier titre embrasse le territoire du Kamouraska avec une incursion à l’ouest soit le littoral du fleuve Saint-Laurent, de Saint-André à Saint-Roch-des-Aulnaies, couvrant jusqu’aux terrasses du piémont et à l’arrière-pays.



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Excerpt of
Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle

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