L'intérieur de l'église

L’intérieur de l’église aujourd’hui

Voici une vue du chœur et d’une partie de la nef de l’église de Saint-Augustin, à partir du jubé arrière. On peut voir la richesse ornementale de la voûte, les tribunes ou jubés latéraux, situés au transept (1872), et leur prolongement de chaque côté du sanctuaire (1933), ainsi que la chaire.  Dans le chœur, on aperçoit le décor sculpté, le mobilier liturgique, le tableau de saint Augustin et de nombreuses statues.

Photo : © SHSAD


L’église avant 1933

L’église est ouverte au culte par Mgr Plessis le 30 octobre 1816. L’aménagement intérieur et la décoration sont alors réalisés par de nombreux artisans (menuisiers, sculpteurs). Les travaux s’étendent sur quelques décennies. Le clocher, à lui seul, n’a été complété qu’en 1854.

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Des travaux nécessaires

Au début des années 1930, face au mauvais état de l’église, la Fabrique et les paroissiens sont confrontés à une alternative : démolir l’imposant édifice ou procéder à d’importantes restaurations. On opte pour le second choix. Il entraînera des modifications à la structure : ajout de deux colonnes et de jubés, agrandissements latéraux. En plus de donner une nouvelle vie à l’église, ces travaux permettent d’y ajouter 140 places.

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L'inhumation sous l’église

Jusqu’à la deuxième moitié du XIXe siècle, il est courant d’enterrer les paroissiens sous la nef des églises. L’espace sous le chœur est réservé aux curés. Quatre-vingt-quinze personnes ont ainsi été inhumées sous le bâtiment de Saint-Augustin. Cette pratique a cessé en 1874 après que le Dr LaRue a sensibilisé ses concitoyens à l’aspect peu hygiénique de cette façon de faire et aux dangers de transmission des maladies qui y sont associés.

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Le chandelier pascal

C’est sur le chandelier pascal qu’est déposé le cierge de Pâques, symbole du Christ ressuscité. Ce chandelier, sculpté par Jean Valin en 1740, provient de l’église de l’Anse-à-Maheu. Il a été restauré par le Centre de conservation du Québec en 2010.

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De la récupération au temps de nos ancêtres


Les œuvres d’Antoine Plamondon

Le tableau situé au-dessus de l’autel principal représente saint Augustin donnant à manger aux pauvres. Il a été peint en 1836 par Antoine Plamondon. Une douzaine d’œuvres de cet artiste peuvent être admirées dans l’église.

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Les œuvres de Louis Jobin

De chaque côté de l’autel central, se tiennent deux anges adorateurs sculptés par Louis Jobin, en 1890, de même qu’un Christ en croix également attribué à Jobin sur le mur gauche.

Dans le fond du chœur, on peut voir deux médaillons exécutés en 1841, représentant saint Pierre, à gauche, et saint Paul, à droite.

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Une trouvaille inusitée

Durant le XIXe siècle, Charles East et son fils Félix participent, à titre d’ébénistes, à la décoration des voûtes et des moulures, de même qu’à l’ornementation de l’église. Lors des travaux d’agrandissement, dans les années 1930, une curieuse planche est découverte. On y voit un dessin, datant de 1832, attribué à Charles East, représentant le curé de l’époque, Alexis Lefrançois.

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Le chemin de croix

Les œuvres d’art de l’église de Saint-Augustin sont nombreuses. Le chemin de croix* peint, exposé sur les murs latéraux de l’église, est l’œuvre de Siméon Alary en 1893.

*Chemin de croix : représentation des quatorze moments de la Passion de Jésus-Christ. Les fidèles étaient invités à réciter une prière devant chaque tableau.

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Le corpus de 1747

Le corpus du Christ, situé dans le jubé arrière, date de 1747. D’un auteur inconnu, il provient du calvaire du lac Saint-Augustin. Il a fait partie du paysage du chemin du Roy jusqu’en 1977, date où une violente tempête a renversé l’édicule. Le corpus restauré est alors classé bien culturel et dès lors protégé des intempéries. En  2016, à l’occasion du 325e anniversaire de la paroisse, le calvaire du lac a été reconstruit. Un parc y a été aménagé et en 2018, la Ville a rendu hommage aux Augustines en lui donnant le nom de Parc des Augustines.

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Un lieu dont il faut prendre soin




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Saint-Augustin-de-Desmaures : l’histoire en marche

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