Colère et nouveaux départs

Colère et nouveaux départs


Colère et nouveaux départs

Sans les Pères Trappistes, les municipalités environnantes ne seraient probablement pas ce qu’elles sont aujourd’hui. En effet, leur installation et leur action expliquent le développement des villes et villages environnants. Par ailleurs, on leur doit d’avoir fait connaître l’endroit partout au Québec.

Grâce à la visibilité de la région et de l’établissement Trappiste, plusieurs viennent s’établir au village. Au final, la création d’autres foyers de population est nécessaire. Ainsi naîtront de nouvelles paroisses.

L’établissement de colons en périphérie du village des Pères ne s’explique pas seulement par le besoin d’espace, mais plutôt par une pratique des Trappistes. Les Pères, craignant d’être encombrés, ont décidé de construire des maisons qu’ils vendaient aux arrivants à la condition de les démolir et de les déménager en dehors du village. Cette pratique, qui ne réjouit pas les citoyens des alentours, sera une source de conflit entre le curé de la première église du village, Joseph-Georges Renaud, et les Pères Trappistes.

La tension perdure, si bien qu’en 1924, l’évêque de Chicoutimi décide qu’il se doit d’intervenir. Son action sera de créer, quatre ans plus tard, trois nouvelles paroisses : celles de St-Eugène-d’Argentenay, de St-Stanislas et de Ste-Thérèse-d’Avila, dont le curé sera l’abbé Renaud. À cela s’ajoute la décision de déplacer l’église de Mistassini située alors dans le village des Pères à son emplacement actuel. C’est à cet endroit même que, des années avant, François Gaudreault avait placé une croix en disant qu’il deviendrait un emplacement important, « un centre » .




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Les Pères Trappistes, force vive d'un pays neuf

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