Guider les explorateurs

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Comme bon nombre de toponymes au Québec, Ashuapmushuan provient d’une langue amérindienne, celle des Cris, et signifie « rivière où on guette l’orignal » . L’arpenteur Normandin, pour sa part, le traduit plutôt par « lac où l’orignal s’échoue », expliquant que les orignaux venaient s’échouer sur les rives après avoir traversé la rivière .

Les autochtones ont vécu aux abords de la rivière Ashuapmushuan des siècles durant. Il est dit que, de la rivière Saguenay à la rivière Ashuapmushuan, on rencontrait à l’époque des Chikoutimiens et des Kakouchaks, aussi appelés Porcs-Épics .

En 1671, le jésuite Charles Albanel emprunta l’Ashuapmushuan lors d’un premier voyage vers la baie d’Hudson. En cours de route, il tombe sur cinq canots d’Attikamègues et de Mistassirinins arrivant de la baie avec une mauvaise nouvelle . L’un des Indiens à leur bord a été tué et un autre a été fait prisonnier. Les Amérindiens voyageant avec Albanel refusent de subir le même sort. Forcé à hiverner dans le secteur de l’Ashuapmushuan, Albanel ne repart qu’en juin 1672, alors qu’un vieux chef Mistassirinin accepte de le conduire à destination .

En 1732, c’est au tour de Joseph-Laurent Normandin de rencontrer les Indiens de la place qu’il identifie comme étant des Tak8amis (Takouamis). Les « sauvages de Chécoutimy » accompagnant Normandin ne connaissaient pas l’endroit. C’est pourquoi ils demandèrent l’aide du chef 8ap8iane (Ouapouiané) – ou « Peau de lièvre » – qui leur offrit deux de ses enfants pour guides .

Albanel, Normandin et bien d’autres explorateurs ont été témoins de la bonté d’âme des Amérindiens.




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Le commerce des fourrures: choc des cultures

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