Gloire et chute des fourrures

Gloire et chute des fourrures


Gloire et chute des fourrures

Le marché des fourrures n’a pas toujours été florissant pour les postes du Roi. Après l’entrée en vigueur du traité de Ryswich en 1697, les postes britanniques offraient de meilleurs prix pour les pelleteries des Indiens, ce qui détourna le commerce vers le nord .

À partir de ce moment, les postes eurent de la difficulté à continuer la livraison de la marchandise étant donné que leurs fournisseurs migraient là où les échanges étaient plus rentables. L’explorateur Normandin fut chargé, en 1732, de déterminer la cause de ralentissement des activités lucratives dans le poste d’Ashuapmushuan . Ainsi, le commis Desgroseillers en arriva à la conclusion que les crédits offerts aux Amérindiens ont nuit à leurs affaires. Endettés dans les postes du Roi, ils évitèrent d’y retourner et avaient tout avantage à faire fleurir leurs activités ailleurs .

Au moment où Normandin visita le poste d’Ashuapmushuan, celui-ci venait de rouvrir suite à un abandon depuis 1726. C’est dire, donc, que le marché fluctuait selon l’apport des fournisseurs qui connaissaient également des difficultés à trapper les animaux en raison d’une chasse non-réglementée.

Le poste d’Ashuapmushuan connut d’autres périodes difficiles. Entre 1750 et 1781, le poste dut fermer à nouveau , mais, en 1802, le rachat des postes du Roi par la Compagnie du Nord-Ouest fut de bon augure. Toutefois, vingt ans plus tard, c’est John Goudie, un riche marchand de Québec, qui s’appropria le marché. Compagnies et marchands entrèrent alors en guerre pendant onze années .

Malgré ces périodes incertaines, le poste d’Ashuapmushuan a longtemps été un vecteur important du réseau de traite du Domaine du Roi.




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Le commerce des fourrures: choc des cultures

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