L'Ashuapmushuan, une route d'eau

L'Ashuapmushuan, une route d'eau


L'Ashuapmushuan, une route d'eau

À une époque où les voyages se faisaient à cheval, voire à pied, et duraient des jours et même des semaines entières, les voies privilégiées pour les échanges étaient les cours d’eau. Rapides et joints les uns aux autres, ils permettaient aux Amérindiens et aux coureurs des bois de faire du commerce de fourrure et d’armes en naviguant sur ces grandes « routes d’eau » du Nouveau Monde.

Parmi elles, l’Ashuapmushuan est un incontournable pour atteindre le Nord québécois. Au coeur de l’histoire régionale, elle a servi pendant des siècles, voire des millénaires . Depuis le lac Saint-Jean, on l’emprunte jusqu’au lac Ashuapmushuan, d’où l’on part pour atteindre la baie James et la baie d’Hudson.

Mis à part sa situation géographique, l’Ashuapmushuan est privilégiée grâce à l’établissement, en 1685, du poste de l’Ashuapmushuan, qui constitue une escale stratégique entre le poste du lac Mistassini et celui de Tadoussac . De 1688 à 1713, ce nouveau poste est devenu le centre névralgique de la route des fourrures et a tenu un rôle de premier plan dû à sa position.

Pour y parvenir, les voyageurs traversaient la rivière Ashuapmushuan sur toute sa longueur. Bien des hommes s’y sont engagés pour explorer le territoire et cartographier les limites terrestres et navigables de cette partie du continent. C’est le réseau formé par les étendues d’eau qui a rendu cela possible, frayant un chemin direct vers les lieux les plus éloignés. Des explorateurs dont les noms sont devenus toponymes ont parcouru l’Ashuapmushuan : Joseph-Laurent Normandin, le Père Charles Albanel et Joseph Bouchette .




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Le commerce des fourrures: choc des cultures

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