Profession : draveur

Profession : draveur


Profession : draveur

On retrouve des traces d’exploitation des forêts de la région à partir de 1840 . L’industrie forestière n’installe pas ses usines au milieu de la ressource, mais plutôt dans des villes et villages. La coupe de bois se fait plus loin, dans des chantiers.

Pour acheminer le bois vers les usines, on se servait de la force du courant des rivières. Cette méthode du flottage du bois, appelée la drave, nécessitait des préparatifs dès le printemps. Les billes de bois devaient être en place au moment où les rivières se libéreraient de leurs glaces.

L’aventure était périlleuse. Des ouvriers, parfois âgés d’aussi peu que 17 ans, devaient s’assurer que le bois dévale les rivières. Il fallait réagir vite. Munis de perches pour lutter contre les embâcles, ils devaient quitter une chaloupe et courir sur les billes flottantes avec leurs bottes cloutées . Ils devaient parfois transporter les lourds troncs à même leurs épaules. Ces gens téméraires travaillaient dans des conditions extrêmement rudes qui ne s’amélioreront que très peu.

Si les draveurs ont au moins un camp chauffé et un bon lit le soir venu, choses dont ils ne profitaient pas dans les premiers temps de l’activité, il reste que la drave était très éprouvante. Les hommes sont debout à quatre heures. Leurs vêtements, trempés, ne peuvent sécher pendant la nuit. Le travail de draveur nécessitant une somme considérable d’efforts, on les nourrit quatre fois par jour de fèves au lard et de thé .




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L'exploitation forestière, géants et démesure

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