Saint-Félix d'Otis

Église Saint-Félix

Au 445, rue Principale

Les premières familles qui s'installent sur les rives du lac Otis arrivent en 1874 suite au Grand Feu de 1870 qui a touché la région. Puis, la paroisse de Saint-Félix-d'Otis devient une municipalité en 1923, après la construction d'une route et d'une chapelle dans le Vieux-Chemin.

Par la suite, les offices religieux se déplacent dans la nouvelle église située le long de la route de la Malbaie-Chicoutimi, et ce, dès 1926. De nouvelles exigences de la paroisse amènent l’abbé Charles Martel à entreprendre la construction de l’église actuelle débutée en 1953, selon les plans des architectes Alfred Lamontagne et Armand Gravel.

La construction étant onéreuse, l’église n’est définitivement achevée qu’en 1975, un an avant la tenue du centenaire de la municipalité.

L’abbé Martel est un personnage important du développement de la communauté. Il a travaillé pour que Saint-Félix augmente sa population et devienne une paroisse agricole et touristique avec ses nombreux cours d’eau. Sous sa cure, entre 1950 et 1967, on a vu apparaître une nouvelle école ainsi qu’un nouveau bureau de poste dans le village.

Photo : SHS-P2,S7,A12-2,P49-01

Lac Otis

Au 494, rue Principale

La population de Saint-Félix-d’Otis est installée sur un vaste territoire au cœur du village ainsi que dans les nombreux sentiers bordant les lacs. Le lac Otis est sans doute le plus imposant en termes de superficie avec ses 63 km2 et son nombre important de riverains.

Autrefois appelé le lac à Cailles, il a été ainsi nommé en l’honneur de l’abbé Lucien Otis, ancien curé de Bagotville, qui a incité les premiers colons à s’y établir. C’est à travers les différents sentiers entourant le lac (Dallaire, Desgagné, Gagné, Minier, Gagnon, St-Hilaire ou Waltzing) qu’on retrouve des bouts d’histoire des grandes familles de Saint-Félix-d’Otis.

Au fil des années, d’autres sentiers comme celui des Gilbert, Claveau, Fortin, Laberge et bien d’autres ont fait leur apparition sur la carte municipale.

Photo: Marie Brunet

Tourisme et villégiature

Depuis longtemps, la vocation récréotouristique occupe une place importante à Saint-Félix-d’Otis. De nombreux lacs aux noms évocateurs parsèment le territoire. Déjà, dans les années 1920, des résidents du village guident les Américains qui naviguent sur les différents cours d’eau du canton.

Vers 1950, il y a encore une forte fréquentation au Club des Américains, club sélect regroupant des familles prestigieuses comme les Price, Sloane, Bancroft ou Taschereau, amateurs de chasse et de pêche.

Du côté récréatif, d’hier à aujourd’hui, de nombreuses activités dynamisent le cœur du village. On peut penser à la construction du Chalet des loisirs en 1971 ou encore aux festivités estivales connues sous le nom d’Otissorama dans les années 1970-80.

Plus récemment, en 2015, un parc intergénérationnel a été inauguré tout près du lac Otis, regroupant un anneau de marche, des modules d’exercices extérieurs, en plus de différents sentiers et d’un aménagement paysager.

Photo: SHS-P2-S7-FPH-50-05922

Vieux-Chemin

Sur le Vieux-Chemin de Saint-Félix-d'Otis

C’est l’abbé Lucien Otis qui incita des colons de Grande-Baie et de Bagotville à s’établir en 1876 sur le territoire de Saint-Félix-d’Otis, après que le Grand feu de 1870 ait dévasté une grande partie de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Dès 1880, la compagnie Price Brothers ouvre des chantiers forestiers au sud du lac Otis. Les emplois en découlant amènent de nouveaux résidents sur le territoire. Une chapelle est construite en 1901 près du Vieux-Chemin et sert de lieu de culte jusqu’en 1925, année où l’on en bâtit une nouvelle sur le site du village actuel.

Toujours praticable de nos jours, la route du Vieux-Chemin dévoile une percée visuelle sur la rivière Saguenay.

Photo : Marie Brunet

Site de la Nouvelle-France

Au 370, route du Vieux-Chemin

La colonisation de 1838 amène le développement industriel du secteur de L’Anse-à-la-Croix avec l’établissement d’un moulin à scie par M. Roger Bouchard, moulin qui passa ensuite dans les mains de la compagnie Price.

En 1930, un autre moulin aurait repris du service avec, à sa tête, M. Égide Girard. Le site, accessible par le Vieux-Chemin et qui s’étend jusqu’au bord du majestueux fjord du Saguenay, a été choisi dans les années 1990 pour la construction d’une réplique de la Haute-Ville et de la Basse-Ville de Québec telles qu’elles étaient au XVIIe siècle.

L’endroit a notamment servi au tournage du film Robe noire en 1990 et de la série Shehaweh en 1992.

Depuis 2005, le Site de la Nouvelle-France offre différents spectacles historiques ainsi que des randonnées pédestres et des visites guidées, en plus d'accueillir des archéologues qui y effectuent des fouilles annuellement.

Photo : Marie Brunet



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La MRC du Fjord-du-Saguenay, espace d'inspiration

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