Les hivers d'antan et le ski à Saint-Sauveur

Carrioles en chemin de rang, vers 1930

Quand arrive l’hiver, les Sauverois d’antan hibernent pendant de longs mois. Il faut se battre contre le froid et la neige… Dans les rues, dont on ne dégage que le devant des maisons, la neige s’accumule, écrasée par le passage des voitures à cheval, traîneaux aux lisses de métal ou larges «sleigh» capables de transporter plusieurs passagers. Au XIXe siècle, pour l’habitant, la neige est un obstacle, tout comme la montagne, sauf pour le revenu qu’il tire de la vente du bois qu’il y coupe.

À la veillée, les familles organisent des soirées de danse et jouent aux cartes, à l’Euchre, à la Dame de pique; et les enfants s’amusent avec des toupies qu’ils se font…

Skieurs dans le train des neiges: De l’isolement à l’or blanc

Avec l’accès au chemin de fer, le difficile des hivers de neige s’allège et la vie des Sauverois, hôteliers, aubergistes et autres commerçants, est transformée par l’affluence grandissante des touristes. L’arrivée des premiers trains de neige, en 1927, accélérera ce changement dans la façon de vivre dans le Nord. Au cours de l’hiver 1938-1939, le Canadien Pacifique (CP) bat ainsi un record en comptant 11 000 voyageurs en une seule fin de semaine. À la même époque, le Canadien National (CN) organise jusqu’à 31 convois au cours d’une fin de semaine. Pour les Montréalais, « monter dans le Nord » devient une aventure qui fait rêver.

Les skieurs qui prenaient le train de neige profitaient en 1930 d’un tarif réduit la fin de semaine : 1,50$ au lieu de 2,10$ pour ceux qui venaient de Montréal ; 0,50$ au lieu de 0,90$, pour ceux de Saint-Jérôme.

Sœurs Wurtele, vers 1930

Les développeurs comme Victor Nymark et Per Hall font leur marque. Plus tard, Jacques Hébert et Guy Piché créent Saint-Sauveur international, qui regroupe les stations Mont-Saint-Sauveur, Mont-Avila, Morin-Heights, Mont-Gabriel et Mont-Olympia. Aujourd’hui, Saint-Sauveur est devenue l’une des destinations d’hiver les plus importantes au Québec.

Rue Principale enneigée, vers 1940

Des années 40 à 60, Saint-Sauveur comptait deux clubs de ski d’élite, les Red Birds (garçons) et le Penguin Club (filles), ainsi que des professeurs émérites comme le duc Dimitri Luchtenberg de Beauharnais, qui a contribué aux succès sportifs des sœurs Rhoda et Rhona Wurtele, des médaillées olympiques formées chez nous !

Un « snow car » à chenilles des années 50

Source texte et photos :
Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut



Excerpt of
Histoire de Saint-Sauveur - D'hier à aujourd'hui

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