Mont Champagnat

Mont Champagnat

Photo source: Wikipedia sous la rubrique Marcellin Champagnat


Mont Champagnat - Frères Maristes

Le Mont-Champagnat de Château-Richer a été et reste un haut lieu mariste. Construit em 1953-1954, suite à l'achat d'une ferme de 450 âcres, il a rempli diverse vocations. On peut parler de noviciat, de foyer pour frères âgés et malades, de procure générale, d'infirmerie provinciale, de maison provinciale et de centre provincial d'archives. Un grand nombre de frères y ont fait un séjour plus ou moins long, comme novice, enseignant, directeur, administrateur, voir comme patient à l'infirmerie.    

Source: Sous la rubrique Freres Maristes, noviciat Château-Richer. 

L'intérieur de la crypte (Château-Richer)

Lors de la vente du Mont Champagnat à un promoteur pour la construction éventuelle d'un centre pour ainés en 2016, il a fallu vider la crypte et déménager tous les corps. C'est ainsi que 193 corps ont été incinérés. À cela on y rajoute sept corps qui étaient déjà incinéré. Toutes ces dépouilles ont été transférées au cimetière Saint-Charles à Québec.  Aujourd'hui la crypte reste vide.  

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Les Frères maristes

Les Frères maristes forment une congrégation laïque masculine de droit pontifical qui se consacre à l'éducation de la jeunesse.  Le fondateur de cette congrégation, Marcellin Champagnat, voyant la misère des enfants dans les zones rurales de France, met en place en 1817 une nouvelle congrégation de religieux laïcs dédiée à l'enseignement dans les zones les plus défavorisées du pays. 

La reconnaissance pontificale se fera en 1836. 

L'arrivée des Frères maristes au Canada se fait en 1885. Les six premiers maristes arrivent au Québec en 1885, sous la direction de Frère Césidius (Régis Bruyère).  Ils s’établissent à Iberville (Saint-Jean-sur-Richelieu).

À leur arrivée à Iberville, les Frères prennent la direction de l’école paroissiale de Saint-Athanase, connue ensuite comme le berceau des Frères maristes en Amérique du Nord. Sans tarder, ils fondent plusieurs établissements scolaires dans le diocèse de Saint-Hyacinthe (Waterloo, Upton, Roxton Falls, Granby, Beloeil) et en Nouvelle-Angleterre. En 1886,  Ils prennent en charge la maîtrise Saint-Pierre à Montréal, un établissement appartenant aux Oblats de Marie-Immaculée. Ils s’établissent également à Laval (1888), Drummondville (1891), Roberval (1897) et Québec (1899).  En 1890, Ils ouvrent le collège d’Iberville dans un nouvel immeuble qui abrite également le premier noviciat de la congrégation au Canada.

La communauté, qui compte 13 frères en 1888, en dénombre 28 en 1891, 82 en 1898 et 120 en 1901. Elle crée le juvénat Notre-Dame du Rosaire à Iberville en 1892 et celui de Lévis en 1899. L’année suivante, le district d’Amérique du Nord compte 15 écoles paroissiales, six aux États-Unis et neuf au Québec, où l’on recense également neuf pensionnats-externats.

À la fin des années 1930, les Frères maristes du Québec se font missionnaires. Leur première mission les mène en Rhodésie (Zimbabwe) en 1938 où ils ouvrent une école l’année suivante. Les Maristes multiplient également les fondations ailleurs, notamment en Zambie, au Malawi et au Cameroun.

En 1960, on retrouve encore 800 Maristes au Québec où la congrégation a fondé plus de 65 établissements depuis son arrivée. La baisse des vocations et l'étatisation des établissements scolaires dans les années 60 forcent la communauté à délaisser plusieurs écoles. 

Aujourd'hui en date du 19 mars 2019, il ne reste que 97 frères maristes au Canada dont 45 frères et deux pères maristes qui résident présentement au Mont-Champagnat. Moins d'une dizaine sont encore actifs dans les différentes communautés où leur mission consiste à accompagner les laïcs qui s'occupent de pastorale scolaire ainsi que d'aide aux migrants.

Source: A. Wikipedia sous la rubrique "Frères maristes".
B. Sous la rubrique "Maristes Canada, Qui sommes-nous?"
C. Courriel Jean-Luc Milot - Éric Paquette 3 mars 2019.

Texte de la narration

Papi : Nous approchons maintenant du 7141 avenue Royale. Gardez les yeux vers la droite en haut du coteau. Vous pouvez apercevoir le haut d’un grand édifice composé de deux sections. Une plus ancienne à gauche et une toute nouvelle et vitrée à droite. J’aimerais vous raconter l’origine de ces lieux. On doit se transporter en 1952 dans un Québec qui est encore fortement croyant. Les églises étaient bondées. Il était donc normal à cette époque de voir, chez certains jeunes garçons, un engouement pour une vie dédiée à Dieu. Les Frères Maristes étaient une de ces congrégations vers laquelle les jeunes hommes allaient pour éventuellement devenir frères. À cette époque, les Frères Maristes de la région de Québec se trouvaient à St-Gabriel-de-Valcartier, mais avec le grossissement des rangs, ils avaient besoin d’espace. Ils ont donc fait l’acquisition d’une ferme de 450 acres à Château-Richer pour y construire un lieu de repos pour les frères âgés ou malades. L’édifice a aussi été construit pour fournir un lieu propice à la formation des novices, vous savez ces jeunes hommes dont je viens de vous parler qui désiraient devenir frères. Ils ont nommé ce nouveau centre « Mont Champagnat ». Vous pouvez me dire, pourquoi ce nom ?

Guillaume : Parce que l’endroit est champêtre ? 

Papi : Ha ha ha, bonne tentative Guillaume.

Delphine : Moi je sais, parce qu’on y faisait du champagne ?

Papi : Ha ha, elle est bien bonne aussi, bel essai Delphine et j’aurais bien aimé que ce soit le cas, mais ce n’est pas ça non plus.
Non, le fondateur de l’ordre des Frères Maristes se nommait Marcellin Champagnat. Le nouveau centre de soin et de formation a donc été nommé en son honneur. Le centre a été inauguré en 1954. En 1962 on y a construit un caveau funéraire de 100 places, qui a permis d’exhumer tous les frères défunts se trouvant à St-Gabriel-de-Valcartier et de les relocaliser ici même au nouveau domaine. En 1972, on a aussi déménagé le centre administratif  provincial pour les frères de la région de Québec. Finalement, en 2003 les Frères Maristes y ont centralisé toutes les archives de l’œuvre Mariste au Canada depuis 1885. 
Avec le temps, vu la diminution importante des candidats se tournant vers la vie religieuse et le vieillissement de la communauté existante, le maintien d’un si grand immeuble n’était plus possible. Les frères Maristes ont donc décidé de vendre cet édifice à un promoteur en 2015. Celui-ci a construit un complexe comprenant une résidence pour ainés de 158 unités. Fait intéressant, les frères Maristes y sont maintenant locataires, tant pour les religieux autonomes que pour ceux requérant plus de soins. Ce nouveau centre est ouvert depuis 2018. Il permet à des gens de tous les horizons, laïcs ou frères, de bénéficier d’une résidence pour ainés offrant des services hors pair. De plus, le centre se trouve dans le magnifique contexte de Château-Richer avec vue sur le fleuve et sur l’île d’Orléans en prime. Quel bel endroit pour y vivre, vous ne trouvez pas les enfants?

Guillaume et Delphine : Oh oui, Papi. 

Delphine : Mais, papi ! Qu’est-ce qu’ils ont fait avec le caveau funéraire et les archives ?

Papi : ah très bonne question Delphine. N’étant plus propriétaires des lieux, les frères Maristes se sont vus dans l’obligation d’exhumer tous les frères se trouvant dans le caveau pour les relocaliser vers le cimetière Saint-Charles à Québec. L’œuvre des frères Maristes, elle, est toujours conservé précieusement aux archives de la province, ici même dans cet immeuble à Château-Richer.  J’ai apporté quelques photos anciennes incluant des photos du caveau pour vous montrer.



Excerpt of
Histoire et légendes de Château-Richer | Circuit de 11,6 km

View the complete tour with the BaladoDiscovery app for free on Android or iPhone/iPad