Les reliques de Château-Richer

Les reliques

Photo source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer


Relique de saint Prisque

Cette relique de saint-Prisque a été offerte à l'église de Château-Richer par l'abbé Fillion en 1672. Elle fut l'objet d'une dévotion et d'une vénération importante au XVII et au XVIII siècles.

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Gros plan sur la relique de saint Prisque

Voici un gros plan de la relique de saint Prisque. Il serait probable que le morceau d'ossement qu'on y aperçoit provienne de son crane, puisque seulement la tête de saint Prisque a été sauvée.

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Relique de Sainte-Anne

Cette relique de saint Anne a été récemment retrouvée. On ne sait pas quand elle a pu être apportée à Château-Richer.  Elle a probablement été le centre d'une dévotion et vénération importante du XVII et du XVIII siècles.

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Gros plan sur la relique de Sainte-Anne

On peut voir un petit fragment d'ossement au centre de ce gros plan de la relique de Saint-Anne.

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Les reliques

Les reliques sont des restes d’un saint, comme des ossements, des cheveux ou encore des objets lui ayant appartenu. Ces restes sont conservés et exposés dans des reliquaires ressemblant à des ostensoirs (Voir photographies). Ces objets d'art sont fabriqués avec des métaux précieux comme l'or et l'argent et ornés de pierres précieuses. La relique est toujours située au cœur du présentoir, à l'intérieur d'une capsule vitrée et scellée. Les reliques sont authentifiées par les évêques. Selon la croyance, les pouvoirs des saints, souvent des martyrs, se perpétuent dans leurs ossements, leurs vêtements ou les objets qui ont été en contact avec eux. 

Source: Le patrimoine immatériel religieux du Québec sous la rubrique "La vénération des reliques chez les Frères maristes".

SAINT PRISQUE (26 MAI)
Prisque était un militaire chrétien de la région de Besançon. Il quitta son pays pour fuir les persécutions et s'établit, avec ses compagnons, dans un village de l'auxerrois appelé Cociacus. Dans ce lieu couvert de forêts, il vécut au milieu d'une communauté chrétienne fervente, dont les membres finirent massacrés par les autorités romaines. L'un des compagnons de saint Prix réussit à s'enfuir avec la tête du saint mais fut finalement tué à côté d'Auxerre.

On retrouva plus tard cette relique et l'on donna au village construit en ces lieux le nom de Saint Bris.

Quant au village où eut lieu le massacre de la communauté, il prit le nom de Saints en Puisaye.

Aujourd'hui encore, au jour de sa fête, une procession a lieu à la fontaine de Saints qui marque le lieu de son martyre.

Ce sera l'abbé Fillion qui, en 1672,  procurera les premières reliques spécialement envoyés de France, celles de saint Prisque et de ses compagnons martyrisés sous l'empereur Aurélien.

La pratique de dévouement envers les reliques a été populaire tout particulièrement au XVI et XVII siècles. À Château-Richer, cette pratique s'est faite au moins jusqu'en 1741.   

Source: Nominis sous la rubrique "Saint Prisque et ses compagnons".

SAINTE ANNE (26 JUILLET)
Sainte Anne est l'épouse de saint Joachim, mère de la sainte Vierge Marie, aïeule de Jésus le rédempteur. Elle est une juive ayant vécu à Séphoris près de Nazareth en Galilée puis à Jérusalem en Judée. 

La Bible ne nous apprend rien sur les parents de la Vierge Marie. Le plus ancien document qui en parle est le «Protévangile de Jacques» apocryphe qui nous transmet une tradition judéenne remontant à la première moitié du second siècle.

Le culte de sainte Anne  a grandi en Orient d'abord, dans le rayonnement de celui de la Vierge Marie, spécialement dans le mystère de sa Conception Immaculée, de sa Nativité et de sa présentation au Temple.

Sainte Anne est vénérée et priée dans un nombre important de lieux de culte, basiliques, églises et chapelles dans le monde. La basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré est un de ces sanctuaires dédiés à la vénération de sainte Anne.

Source: Sanctuaire de Sainte-Anne sous la rubrique "Qui est Sainte-Anne".

LES MARTYRS CANADIENS
Les martyrs canadiens étaient six missionnaires jésuites et deux laïcs qui furent tués au XVIIe siècle au Canada.
Ces saints catholiques sont liturgiquement commémorés le 19 octobre par l'Église catholique, ou le 26 septembre au Canada.

Les martyrs canadiens, sept jésuites et un 'donné', sont : 
Jean de Brébeuf († 16 mars 1649), prêtre
Noël Chabanel († 8 décembre 1649), prêtre
Antoine Daniel († 4 juillet 1648), prêtre
Charles Garnier († 7 décembre 1649), prêtre
René Goupil († 29 septembre 1642), frère
Isaac Jogues († 18 octobre 1646), prêtre
Jean de La Lande († 18 octobre1646), donné
Gabriel Lalemant († 17 mars 1649). prêtre

Les martyrs canadiens furent béatifiés en 1925 et canonisés en 1930 par le pape PIe XI. 

Source: Wikipedia sous la rubrique "Martyrs canadiens".

Texte de la narration

Papi : Bon, vous savez qu’on trouve une grande basilique dans la municipalité de Sainte-Anne de Beaupré  n’est-ce pas ?

Delphine : Oui Papi.

Papi : Vous savez aussi que cette basilique a été visitée par des millions de pèlerins venus sur place dans un but de prier dans un lieu saint – un lieu ayant adopté Sainte-Anne. Mais qui était Sainte-Anne ?

Guillaume : Elle était la grand-mère de Jésus, la mère de Marie ?

Papi : Bravo Guillaume.  Afin de confirmer cet attachement à cette sainte, on retrouve à la basilique de Sainte-Anne des reliques de celle-ci.

Papi : Delphine, tu sais qu’est-ce que c’est qu’une relique ?

Delphine : Pas exactement, Papi. 

Papi : Eh bien, les reliques sont des restes matériels d’une personne qui est vénérée en mourant. Dans notre cas ici, on retrouve à la Basilique des ossements provenant du corps de Sainte-Anne. De nombreux croyants viennent se prosterner dans un esprit de foi, un esprit d’appartenance à cette religion, à son prophète Jésus et par association avec sa grand-mère Sainte-Anne. Certains croyants recherchent le transfert de la sacralité du corps saint sur eux. À mes yeux, d’avoir choisi Sainte-Anne était une décision stratégique exemplaire de cette communauté religieuse pour assurer une affluence à l’église et, éventuellement, à la Basilique de Ste-Anne-de Beaupré.  Mais ce que peu de gens savent c’est que nous avons ici même à l’église de Château-Richer une relique magnifique de Sainte-Anne. J’ai apporté quelques photos pour vous montrer. Vous noterez le petit fragment d’os au centre. 

Delphine : Papi tu crois vraiment que ce morceau d’ossement provient du corps d’Anne, mère de la vierge Marie ? 

Papi : Je ne sais pas Delphine. Je sais que les reliques principales de Sainte-Anne se trouvent à Apt en France et de ces reliques, on a distribué de petits fragments à divers endroits comme à Florence, à Naples et en Bretagne. Ce joli objet que je vous montre vient tout juste d’être retrouvé dans l’église de Château-Richer. Il faudra le faire étudier. Mais ça me fait plaisir de penser que nous avons ici cet objet magnifique ayant suscité la ferveur des croyants de Château Richer à une certaine époque

Papi : Mais, les enfants, avez-vous déjà entendu parler de « Prisque » ?

Guillaume : Non, Papi, c’est quoi ?

Papi : Ce n’est pas un quoi, mais bien un qui, Prisque est un Saint, « Saint Prisque ». Il est le Saint consacré de Château-Richer. C’est l’abbé Fillion qui s’est procuré les premières reliques de Saint Prisque vers 1670. 

Delphine : C’est un bien drôle de nom ! Qui était-il ? 

Papi : C’était un militaire chrétien de la région de Besançon en France. Au troisième siècle après J-C, il a dû quitter son pays pour fuir les persécutions romaines. Pendant son exode, lui et 39 de ses compagnons ont été retrouvés et ont fini massacrés par les autorités romaines. L’un des compagnons de Saint Prisque réussi tout de même à s’enfuir avec la tête du Saint.La tête de Saint Prisque a été retrouvée plus tard et est devenue relique suite à sa canonisation. Un peu macabre non ? 

Guillaume : Oui Papi, tu crois qu’en priant fort la tête pourrait nous parler ?

Papi : Je ne crois pas Guillaume, mais des gens croient que la présence de reliques peut donner un esprit d’appartenance. 
J’ai apporté quelques photos des reliques dont celles de Saint Prisque mais aussi des reliques de Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier et de Saint François de Laval se trouvant encore à Château-Richer. 



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Histoire et légendes de Château-Richer | Circuit de 11,6 km

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