Les écoles de paroisse à Château-Richer

Les écoles de paroisse

Photo source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer


École du bas de paroisse

Suite à la construction du quatrième couvent, les élèves de Château-Richer y ont été regroupés. Les établissements anciens ont alors été vendus. L'école du bas de paroisse était située au 8768 avenue Royale. On notera l'année de construction. Aujourd'hui le clocheton n'est plus en place, mais la base de support est encore bien visible.

Cet édifice a été partiellement détruit pour en faire l'hôtel-de-ville actuel. Le dernier étage a été enlevé. La cloche est désormais exposée devant l'hôtel de ville.

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

École du haut de paroisse

Suite à la construction du quatrième couvent, les élèves de Château-Richer ont été regroupé. Les différents établissements anciens ont alors été vendus. L'école du haut de paroisse est aujourd'hui une résidence privée située au 7244 avenue Royale.   

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Les écoles de paroisse

Lors de l'assemblée générale du 21 novembre 1847, convoquée par avis donné au prône et tenue "en la maison école centrale après les vêpres, il est question de s'enquérir s'il est expédient et de la volonté des habitants de la paroisse de bâtir des maisons école dans icelle aux deux extrémités de la paroisse". La majorité des personnes de l'arrondissement No.3 se prononcent en faveur, comme celles de l'arrondissement No.1, à la différence qu'elles n'ont pas d'emplacement pour la nouvelle école. 

L'ÉCOLE DE BAS DE PAROISSE (ARRONDISSEMENT NO.1)
Comme les propriétaires de l'arrondissement No.1 n'arrivent pas à s'entendre sur un projet de construction, il est convenu, lors de l'assemblée du 23 mars 1847, de prendre un engagement avec Ferdinand Lefrançois "pour le loyer d'une chambre pour y faire l'école et un loyer pour la maîtresse". La première institutrice à y loger sera Salomé Giroux, d'avril à juin 1848. Elle sera remplacée par Élisabeth Lefrançois.

Le 9 juillet 1850, les commissaires informent les membres présents à l'assemblée des contribuables tenue chez L.C. Lefrançois qu'Onésime Gravel est prêt à vendre "un emplacement de soixante pieds français en superficie, moyennant la somme de soixante piastres comptant pour l'usage d'une école publique à condition que les commissaires entretiendront à toujours la clôture, et le fossé qui passe sur ledit terrain".

Le 17 décembre 1850, les commissaires décident de faire prélever une cotisation additionnelle de 75 livres pour la construction d'une maison d'école dans l'arrondissement No.1 "si les contribuables ne veulent pas bâtir volontairement". Le président de la commission scolaire L.C. Lefrançois, s'engage même à donner la cloche qui ornera la maison d'école à condition qu'elle soit construite en pierre et qu'elle ait au moins 36 pieds de longueur sur 28 pieds de largeur. En juillet 1852, la maison d'école n'est toujours pas construite puisque le 7 juillet, les commissaires jugent "qu'il est expédient d'inviter les contribuables à bâtir une maison d'école". Lors de l'assemblée du 15 juin 1854, les commissaires lisent l'acte d'asssemblée des habitants de l'arrondissement No.1, tenue le 4 juin, et dans lequel ils nomment les syndics responsables de l'exécution des travaux de construction de la maison d'école. Il s'agit alors de Jean Cloutier fils, Pierre Côté, Joseph Lefrançois, Pierre Gagnon, Joseph Trudelle, Joseph Michel et Ferdinand Lefrançois. Pourtant, la maison d'école n'est toujours pas construite en juin 1855. Le 27 juin, les commissaires se réunissent à la demande des syndics nommés un an plus tôt. On les informe que les montants demandés aux citoyens n'ont pas encore été payés ce qui retarde le projet de construction.

Le maçon chargé des travaux de maçonnerie à l'école No.1 est Marcellin Vézina de Saint-Joachim. Lors de l'assemblée tenue le 8 juin 1859, on apprend que le maçon intente une action réclamant 4 louis, 17 chelins et 6 deniers afin de mettre un terme à son contrat signé le 28 avril 1855.  

En décembre 1855, après le rapport de gestion des deniers et des affaires relatifs à la construction de ladite maison d'école et à la suite d'un dépôt d'un rapport d'arbitrage sur l'estimation de l'école, le Bureau des commissaires prend le contrôle de l'école enfin achevée. Le 12 juillet 1856, les commissaires procède à l'engagement de Mlle Magdeleine Hervieux. En août 1856, Mlle Élizabeth Falardeau remplace Mlle Hervieux. 

Quarante années passent avant que les commissaires reconnaissent, lors de la rencontre du 26 mars 1896, "que l'école de l'arrondissement No.1 est sur un pied d'infériorité à l'arrondissement No.4 qui jouit d'un enseignement modèle depuis quinze ans et qu'en conséquence, l'institutrice actuelle soit remerciée de ses services et remplacée par une institutrice qui ait ses diplômes élémentaires et modèles".

Dans le mouvement de construction des nouvelles maisons d'école, du couvent (1906) et du collège (1911), le projet d'une nouvelle école pour l'arrondissement No.1 (le bas de paroisse) prend forme dès le début de 1913. Les travaux de construction de la nouvelle école s'élèvent à 4,775$.

Aujourd'hui l'école est une résidence privée située au  8768 Avenue Royale. On notera que le clocheton n'y est plus mais la base de soutien est encore visible.

ÉCOLE DU HAUT DE PAROISSE (ARRONDISSEMENT NO.3 (1845), ARRONDISSEMENT NO.4 (1879))
Le 26 novembre 1847, les propriétaires présents décident unanimement de construire, pour l'arrondissement No.3, une école de bois sur le terrain acquis par la Corporation des commissaires d'écoles en 1844. Cette école sera construite.

Après plus d'un demi-siècle, on discute d'une construction nouvelle pour l'école du haut de paroisse, tel qu'exigé par le Département de l'Instruction publique, au printemps 1916. À l'assemblée des contribuables tenue en février 1917, on décide de reconstruire l'école No.4 (haut de paroisse). Un emprunt de 5000$ est autorisé pour couvrir les dépenses relatives à la construction du nouveau bâtiment. Le 3 juin 1917, les commissaires acceptent la soumission de Joseph Arthur Laberge, entrepreneur menuisier, évaluée à 5275$. À cette même réunion, ils adoptent une résolution visant à autoriser l'achat d'un "terrain appartenant à M. Joseph Gariépy pour l'agrandissement de l'emplacement de la maison d'école, ce terrain mesure environ 36 pieds par 60, au prix de 140$".

Source: Buteau, Lise (2005). « Château-Richer, Terre de nos ancêtres en Nouvelle-France », pages 336-342 
 

Texte de la narration

Papi : Les enfants, on se trouve devant le 7244, avenue Royale et vous avez à votre droite un édifice carré de brique rouge. Vous avez une idée de ce qu’a pu être cet édifice ?

Guillaume : Moi, je sais, une école ?

Papi : Bravo Guillaume. On appelait cette école l’école du haut de paroisse. Elle n’est pas la première école du haut de paroisse, mais simplement la plus récente et on y a enseigné jusqu’en 1962. Aujourd’hui, l’édifice est une maison privée.



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Histoire et légendes de Château-Richer | Circuit de 11,6 km

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