Rue Agnès

L'histoire de la rue Agnès

Le village d’Agnès est le premier site de colonisation et deviendra plus tard Lac-Mégantic. Vers 1870, les premiers colons écossais s’établissent ici après avoir traversé le lac Mégantic à partir de Marston, de l’autre côté du lac. Quelques années plus tard, les Canadiens-français arrivent de la Beauce pour défricher ces mêmes terres. Ils s’installent le long du rang 1, qui deviendra plus tard la rue Agnès.

Le premier bureau de poste

Le 1er juin 1877 marque l’ouverture du premier bureau de poste sur la terre de Dominic Morin, un pionnier de Lac-Mégantic. Il est situé sur la rue Agnès près de l’embouchure de la rivière Chaudière. Le bureau de poste portera le nom de Montignac et par la suite Morinville.

Le 1er août 1879, on renomme le bureau de poste Agnès en l’honneur de la conjointe du premier ministre du Canada, J.A. MacDonald, venue inaugurer le dernier tronçon du chemin de fer, International Railway Compagny, le 30 mai de la même année. Les noms de Montignac, Chaudière et Morinville s’effacent de l’usage, on parlera bientôt du village d’Agnès.

La première église Sainte-Agnès

Le recensement de 1891 du village d’Agnès indique une population de 1 173 âmes, dont 976 Canadiens-français. Pour répondre aux besoins de la population, plusieurs églises sont construites en haut de la côte de la rue Agnès, aux environs de l’actuelle garderie Cassiopée. 

La première, construite en 1883, est l’église catholique Sainte-Agnès, démolie vers 1901 puis relocalisée à l’endroit actuel. Une chapelle méthodiste est ensuite érigée, mais détruite lors du grand incendie de 1908.

En 1892, l’église anglicane Saint-Barnabas est construite et est toujours présente près de la voie ferrée. Elle a été nommée bâtiment patrimonial et elle tient maintenant lieu de salle de spectacles qui porte le nom de La Chapelle du rang 1, en l’honneur des pionniers.

Grand incendie de 1908

À la fin de septembre 1908, suite à une sécheresse de plusieurs semaines, un grand incendie se déclenche. Il s’étend du canton de Ditchfield (Frontenac) à celui de Spalding (Audet) et il se poursuit jusqu’à la frontière du Maine. Aidé par le vent soufflant du sud, le feu ravage le quartier Sainte-Agnès.  Plusieurs maisons sont détruites de même que l’église méthodiste. Le 28 septembre, des femmes et des enfants sont évacués par train à Scotstown, Sainte-Cécile-de-Whitton et Nantes. Par bonheur, la pluie s’est mise à tomber le 29 septembre 1908 stoppant l'incendie.

On raconte que le pasteur de l’Église anglicane, Gumbier Fuller, aurait acheté tous les boyaux d’arrosage du village au moment où l’incendie devenait de plus en plus menaçant. Il aurait arrosé son église et le presbytère jour et nuit jusqu’à ce que le danger soit passé. Le pasteur refusait systématiquement de donner des boyaux d'arrosage à ses voisins, continuant à arroser son église sans relâche.

Après l’incendie, plusieurs membres de sa communauté, mécontents de son attitude, sont devenus paroissiens de la chapelle presbytérienne St-Andrew’s sur la rue Frontenac à Lac-Mégantic.

La Chapelle du rang 1

Photo source: Vidéo: C'est juste parfait, Hubert Lavallée-Bellefleur Photo: Jérôme Lavallée




Excerpt of
Le Marcheur d'étoiles | Circuit touristique de Lac-Mégantic

View the complete tour with the BaladoDiscovery app for free on Android or iPhone/iPad