Manoir Gravelbourg

Manoir Gravelbourg

Photo source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer


Lieu de pratique des majorettes et de la fanfare

La famille Gravel a fait construire cette grande salle dans les années soixante. S'y tenaient des activités qui n’étaient pas au goût du curé.

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Les majorettes de Château Richer

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Soirée du samedi soir au manoir

Le manoir Gravelbourg pouvait recevoir jusqu'à 500 personnes.

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Le manoir Gravelbourg

Le manoir Gravelbourg a d'abord été une petite estrade de spectacles. Il a vraiment pris son envol avec la création de son corps de majorettes en 1960. Ce corps fondé en 1960 par M et Mme Paul-Émile Gravel est composé de 63 jeunes filles de Château-Richer. Les premières pratiques du corps de majorettes ont lieu dans le chalet de la patinoire municipale de 1960 à 1963. Cette année-là une demande est faite au couvent de prêter un local aux majorettes. M le Curé étant opposé au projet des majorettes, pressions sont faites au couvent pour refuser la demande. Le couple Gravel fortement fâché par ce refus décide de construire le manoir Gravelbourg. Cette construction nécessitera la démolition d'une grange. Le nouvel établissement coûtera 25,000$ et mesurera 120 pieds sur 40 pieds et permettra d'accueillir 500 personnes. Le manoir est inauguré en avril 1964. 

En plus des soirées et des parades de majorettes, le manoir recevait les banquets, les noces, organisait les carnavals, engageait les orchestres pour la tenue des jamborees et les soirées canadiennes, etc. 

En 1975, le manoir est vendu à Marcel Falardeau qui lui ajoute une brasserie et une salle de billard. Il le revend ensuite à Yves Simard, en 1981. Celui-ci le rénove à grand frais. Malheureusement, le feu rase complètement le bâtiment dans la nuit du 27 janvier 1982. 

Source: Buteau, Lise (2005). « Château-Richer, Terre de nos ancêtres en Nouvelle-France », pages 384-387 

Texte de la narration

Papi : Les enfants, au fil du temps, plusieurs endroits publics ont été utilisés pour y organiser des activités paroissiales. Il y a eu les couvents, l’école, la salle paroissiale, le gymnase, etc. Mais certaines activités déplaisaient au curé et celui-ci avait beaucoup d’influence sur les activités organisées dans les espaces publics. Et bien, dans les années soixante, la famille Gravel a décidé de construire une grande salle pour permettre la tenue d’activités qui n’étaient pas au goût du curé. On nommait cette bâtisse qui pouvait accueillir 500 personnes, le manoir Gravelbourg en l’honneur de ses bâtisseurs. Cet édifice se trouvait juste en haut sur votre gauche

Delphine : Mais qu’est-ce qui pouvait bien déplaire au curé à ce point Papi ?

Papi : Eh bien, commençons par la formation d’un corps de majorettes en 1960. Le curé voyait d’un mauvais œil ces jupes courtes pour les jeunes filles de sa paroisse. Il y avait aussi les danses à gogo et les danses yéyé qui n’étaient pas du goût du curé. Vous vous souvenez que la danse et l’église ne faisaient pas bon ménage à cette époque. Il y avait aussi le couronnement des trois duchesses de Château-Richer impliquant ici encore des tenues considérées par le curé comme étant inappropriées. Il y avait aussi les spectacles de lutte, même le grand Antonio est venu lutter ici à Château-Richer… contre un ours.Malheureusement, le manoir a été détruit par le feu en 1982. Mais j’ai apporté quelques photos où vous pouvez voir le bonheur des gens de la paroisse. 



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Histoire et légendes de Château-Richer | Circuit de 5,6 km

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