Église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours (P.I.)

Bénédiction de l'église

(Photo prise lors de la bénédiction de l'église, 1903)

Après l'érection canonique de la paroisse Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours le 2 mars 1903, la construction de l'église commence au printemps. L'architecte Joseph St-Hilaire de St-Romuald en est le maître d'œuvre. Le bâtiment rectangulaire de 85 pi X 55 pi (16,7 m X 25,9 m) est d'inspiration néo-romane avec ses ouvertures en arche arrondie. Coût : 13 382 $. 

Le 15 novembre 1903, Mgr Louis Nazaire Bégin, archevêque de Québec, arrivé par train spécial, vient bénir le nouveau lieu de culte. La fanfare de St-Romuald participe à l'événement.

Crédit photo : Don de Marie Lambert.

Agrandissement de l'église

(Vue sur le transept, le chœur et la sacristie du côté sud-ouest de l'église, début du 20e siècle.)

Déjà en 1909, l'église doit être agrandie. Le travail est confié au même architecte, M. St-Hilaire. La nouvelle partie est plus vaste que l'ancienne : 85 pi X 90 pi (25,9 m X 27,4 m). Elle comprend le transept, le choeur et la sacristie. L'archevêché de Québec autorise un emprunt de 28 000 $ pour la réalisation de ces travaux. 

Les salles de la sacristie sont aussitôt utilisées pour des activités variées : bibliothèque, bazar, projection de film, réunions des différents mouvements religieux et, au besoin, salles de classe.

Crédit photo : Bibliothèque et Archives Canada (BAC), coll. Livernois.

La décoration (Plan de l'architecte)

L'agrandissement complété (1909), il faut s'attaquer à la finition intérieure. Le plan présenté par M. St-Hilaire est accepté avec quelques modifications mineures. Un budget de 25 000 $ est accordé pour l'ornementation de l’ancienne et de la nouvelle partie.

Certaines boiseries sont recouvertes d’or tel que spécifié au contrat : « … il y aura 1 500 livrets [de feuilles] d’or de la meilleure qualité de la marque "la croquedile"[sic]. L’or sera posé au mordant à huile de première qualité suivant le goût dans les ornements et des moulures. » 

Crédit photo : Don de la Paroisse Saint-Jean-l'Évangéliste

Les cloches

La vie des fidèles est rythmée par le son des cloches qui leur rappelle les événements importants de la journée. 

En 1903, lors de la construction de l'église, une cloche prend place au clocher. Après l'agrandissement de 1909 le curé Poirier veut doter l'église d'un carillon de 3 cloches. Il est installé en 1911 au coût de 2 366 $. La petite cloche originale est déplacée dans le clocheton situé à l'arrière du côté du presbytère. 

Les 3 cloches du carillon ont été coulées en 1910 par la Maison Jules Robert de Nancy en France et bénites le 30 juillet 1911. À l'occasion de leur bénédiction, la quête spéciale  rapporte 1 412 $. 

Elles sont actionnées par câble "à bras" jusqu'en 1945 où la force musculaire est remplacée par un moteur électrique. 

La cloche de 1903 d’un poids de 495 lbs (225 kg)  est  accordée en do #. Le carillon de 3 cloches représente un poids  total de 6 160 lbs (2 800 kg) réparti  ainsi : la cloche # 1, en mi bémol, avec un poids de 2 750 lbs (1 250 kg), la cloche # 2, en fa, avec un poids de 1 980 lbs (900 kg) et la cloche # 3, en sol, avec un poids de 1 430 lbs (650 kg).

Crédit photo : Gérald Boudreau

Confort et électricité

En 1910, le modernisme est synonyme de confort. Le conseil de Fabrique approuve l’installation d’un système de chauffage à l'eau chaude Honeywell Heating. 

Au même moment, l'électricité entre à l'église et au presbytère. Elle est utilisée pour l'éclairage. Au fil des ans, il y aura plusieurs rénovations qui concernent ces 2 points : l’électricité et le chauffage. 

Crédit photo : Gérald Boudreau

Un orgue Casavant

En 1918, le jubé arrière est dégarni de quelques bancs pour faire place à un magnifique orgue Casavant. Cet achat engage un déboursé de 5 770 $. Dorénavant, les messes seront accompagnées de musique et de chant. En 1919, M. Napoléon Blais est le premier  musicien engagé avec un salaire annuel de 92 $. 

Le chant choral est si populaire qu’il faut  agrandir le jubé pour loger les chanteurs. En 1940, il est prolongé de 16 pieds (4,9 m).

Crédit photo : Gérald Boudreau

Des vitraux peints

Avant de prendre sa retraite en 1936, le curé Poirier veut ajouter une touche finale à la décoration de l'église. Des vitraux viendront teintés la lumière diffusée par les grandes fenêtres. 

En 1933, un premier contrat de 1 000 $ est octroyé à M. Pierre-Arthur Chantal, peintre verrier de Québec, pour les 4 fenêtres du transept. Le résultat enchante les paroissiens ! C'est ainsi qu'en 1934, un second contrat de 3 850 $ est donné à M. Chantal pour 14 fenêtres supplémentaires. Une bonne partie du travail a été réalisée par un résident de Charny, M. Roger Poliquin.

Crédit photo : Gérald Boudreau

Les dernières améliorations

Voici quelques-uns des ultimes changements qui donnent à l’église son aspect actuel :

- Quelques années après la construction du nouveau presbytère (1937), il est relié à l’église par un corridor inauguré en 1944.

- Ce n’est qu’en 1946 qu’un moteur électrique sera installé pour sonner les cloches. Le présent système électronique (2009) est un don de M. Léo Goudreau.

- En 1948, des réparations majeures au revêtement de brique et la pose du toit en cuivre engagent un déboursé de 40 000 $.

- Pour le confort des paroissiens, les agenouilloirs sont rembourrés en 1954, 51 ans après l’inauguration de l’église !

Crédit photo : Gérald Boudreau

À propos des finances

La construction et l’entretien des lieux de culte nécessitent de solides moyens financiers. L’organisation de la vie communautaire aussi. Les curés qui en ont la charge administrative doivent trouver des sources de financement.

La quête, la dîme, les cérémonies religieuses particulières (baptêmes, mariages, enterrements), la vente des bancs d’église et des lots du cimetière sont une base pour les entrées d’argent.

La souscription volontaire qui consiste en un engagement à remettre une partie de son salaire pendant un certain temps est très populaire au début de la paroisse.

L’organisation d’activités récréatives telles que des bazars (marchés aux puces), des soirées de cartes, des loteries et des projections de films est aussi une façon de se financer.
 



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Charny, chroniques d'une jonction | Circuit historique

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