Presbytère et curés (P.I.)

Célestin Lemieux

Mgr Célestin Lemieux, du Collège de Lévis, a célébré la première messe dans la concession de l’Hétrière (futur Charny) le dimanche 29 juin 1902. Il est le premier desservant.

Pour l’occasion, une chapelle est aménagée dans un vaste local au 2e étage de la gare. Les habitants sont bien contents de ne plus devoir se rendre à St-Jean Chrysostome pour les offices religieux.

Mgr Lemieux sera remplacé un mois plus tard et poursuivra sa carrière au Collège en tant que Supérieur et Directeur des ecclésiastiques.

Il est décédé le 2 octobre 1942 à Lévis à l’âge de 80 ans.

Crédit photo : Histoire de Charny, Abbé Léon Lessard, 1928.

Hilaire Fortier

Mgr Fortier, également du Collège, prend la relève de Mgr Lemieux le 20 juillet 1902 et reste en place pendant un an.

Sous son mandat, il procède à l’érection canonique (2 mars 1903) et civile (29 juin 1903) de la nouvelle paroisse et, au printemps 1903, entreprend la construction de l’église.

Il suggère St-Célestin comme nom de la nouvelle paroisse pour rendre hommage au premier desservant, Mgr Lemieux. Les paroissiens préfèrent Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours car ils voulaient se placer sous la protection de la Très Sainte-Vierge en raison des accidents de travail fréquents sur le chemin de fer. Le nom de Charny pour l’entité civile est proposé par Mgr Marois, vicaire général de l’Archidiocèse.

Mgr Fortier est décédé le 25 mai 1955 à l’âge de 90 ans à St-Georges de Beauce où il aura été curé pendant plus de 23 ans.

Crédit photo : genealogiestemarie.ca 

Omer Poirier

L’abbé Omer Poirier est nommé curé le 29 juillet 1903.

Grâce à la vigueur économique associée à l’essor du chemin de fer, Charny connaît un développement exceptionnel. Le curé Poirier est partie prenante de ce mouvement. Il met en place de nombreuses associations paroissiales. Il fait les démarches pour attirer les communautés religieuses qui s’occupent alors du monde scolaire. Ses talents d’administrateur sont requis pour prêter main-forte à la création d’autres  paroisses.

Son caractère sévère et ses réprimandes publiques en chaire imposaient un respect mêlé de crainte de la part de ses paroissiens.

Il restera en poste pendant 33 ans jusqu’en août 1936.

À sa retraite, il s’établit  à St-Joseph de Beauce, sa ville natale. Il y est décédé le 20 août 1944 à l’âge de 77 ans. Il est enterré dans le cimetière de Charny.

Crédit photo : Petite histoire de Charny, 1978.

Le premier presbytère

À son arrivée à Charny, le curé Poirier loue une chambre dans le logement situé au deuxième étage de la gare. Après la bénédiction de l’église en novembre 1903, il s’attaque dès l’hiver 1904 à la construction d’un presbytère. Un budget de 4 000 $ est voté par le conseil de fabrique pour la réalisation du projet. Le contrat est donné à  M. Joseph St-Hilaire, l'architecte de l'église. 

Bâti en brique d’Écosse, comme l’église, le curé Poirier y emménage à la fin de l’été.

Crédit photo : Histoire de Charny, Abbé Léon Lessard, 1928.

Égide Groleau

L’arrivée d’un nouveau curé, en décembre 1936, est un choc pour les paroissiens qui n’ont connu qu’un seul curé depuis la fondation de la paroisse.

Jouissant d’un caractère très différent de son prédécesseur, le curé Poirier, l’abbé Égide Groleau est un homme pieux dont la vie est axée sur la prière.

On lui doit la construction controversée du presbytère actuel.

Le curé Groleau meurt subitement le 26 décembre 1944 dans son presbytère. Il avait 61 ans.

Crédit photo : Petite histoire de Charny, 1978.

Un presbytère controversé

Dès son entrée en fonction, le curé Groleau soumet un premier projet : la construction d’un nouveau presbytère.

En 1937, les Frères de l’Instruction chrétienne arrivent à Charny pour diriger le Collège Notre-Dame. Le curé veut donner le vieux presbytère aux Frères pour les loger et en bâtir un nouveau plus vaste et plus "moderne".

Le conseil de fabrique conteste ce projet.

Finalement, après plusieurs séances de discussion, la proposition suivante est acceptée : le vieux presbytère sera déplacé et démoli pour récupérer tout ce qui peut être sauvegardé. La pierre de taille, la brique, du bois de charpente, des armoires et tous les meubles sont ainsi recyclés et réutilisés. La nouvelle construction représente un déboursé de 16 900 $.

Pendant des décennies, des paroissiens vont reprocher au curé et à la fabrique la démolition de leur beau presbytère de style victorien.

Crédit photo : BAnQ

Un corridor sacré

(Plan d'architecte pour le corridor, 1944)

Le curé Groleau est pieux. Il consacre quotidiennement quelques heures à la prière. Il n’est pas rare qu’il se rende à l’église en pleine nuit pour prier.

Pour faciliter le passage du presbytère à l’église, il fait construire le corridor qui relie les deux bâtiments. Les travaux, au montant de 2 367 $, sont réalisés par un entrepreneur de Québec, M. Alphonse Côté.

Malheureusement, il ne pourra profiter longtemps de cet équipement. Le corridor est prêt à l’automne 1944 et le curé Groleau décède subitement quelques mois plus tard.

Crédit photo : Paroisse Saint-Jean-l'Évangéliste

Paul Bouillé

Dès le début de l’année 1945, l’abbé Paul Bouillé prend la relève du curé Groleau. C’est un homme courtois et accueillant reconnu pour ses qualités d’administrateur.

Son court mandat (1945-49) est marquant. Il fait construire la Salle paroissiale (Centre Paul-Bouillé) et un terrain de jeu avec chalet, terrain de tennis, terrain de balle et patinoire en hiver à l’emplacement actuel de l’école St-Louis-de-France. En 1948, il fait exécuter des travaux majeurs sur l’église notamment la pose d’un toit en cuivre.

En 1949, il est appelé pour devenir curé à la paroisse St-Malo de Québec.
Tombé gravement malade en 1953, il devient aumônier à l’hôpital Hôtel-Dieu-de-Lévis où il est décédé en juin 1963 à l’âge de 68 ans.

Crédit photo : Petite histoire de Charny, 1978.



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Charny, chroniques d'une jonction | Circuit historique

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