La rivière Mistassibi, dont le nom en innu-aimun signifie « grande rivière », coule avec force avant de rejoindre la rivière Mistassini à Dolbeau-Mistassini. Celle-ci, longtemps utilisée comme voie de déplacement par les Premières Nations, deviendra un axe stratégique pour la colonisation, la traite des fourrures puis l’industrie forestière.
La rivière Mistassini, dont le vaste bassin versant couvre 21 885 km², prend sa source à l’embouchure du Petit lac De Vau (altitude : 581 m). Longue de près de 300 kilomètres, elle constitue le deuxième bassin hydrographique en importance dans la région. Son cours supérieur est marqué par une succession de rapides, chutes et cascades impressionnantes qui obligeaient autrefois les voyageurs à effectuer de nombreux portages. Dans sa partie inférieure, elle reçoit notamment les eaux de la rivière aux Rats avant de confluer avec la Mistassibi.
Signification
Son nom, issu du cri mischta-assini, signifie « grosse pierre », ou « grand rocher ». Il ferait référence à une imposante roche jadis considérée comme sacrée, associée à l’esprit Tchigog8che8, gardien du beau et du mauvais temps, au lac Mistassini, un rocher mythique encore non découvert à ce jour. La présence autochtone sur la rivière remonterait à l’an mil, témoignant de l’ancienneté de l’occupation du territoire.
Voie d'accès au lac
Dès le 17e siècle, la Mistassini constitue l’une des principales voies d’accès au lac du même nom. En 1679, Louis Jolliet la nomme vraisemblablement « R. Kakigoua ». Au 18e siècle, elle devient « Rivière aux Sables » sur les cartes. C’est en 1792 que le botaniste André Michaux officialise le nom « Rivière Mistassini ».