Le pavillon Dorothy-Holman

D'un garage à un lieu muséal


Le plan du premier étage du pavillon 3

Sur les plans d’origine, conçus par l’architecte Philippe Turner, on voit bien que la majorité de l’espace de la salle de l’étage est dégagée, sans cloison ni entrave. L’édifice est construit entre 1920 et 1921. La même année, le bâtiment de Turner mérite un article dans la revue Construction, témoignant de la qualité et de la pertinence de cette réalisation.

Source : Plan « Garage, Sherbrooke, Que », Construction, vol. 14, no 5, mai 1921, p. 140.


Une vue du pavillon 3, dans les années 1950

À l’origine, cinq voitures pouvaient être garées à l’intérieur du garage (pavillon 3), alors que le sous-sol accueillait les chaudières et le premier étage, un gym. Les journaux de la fin des années 1930 nous permettent de savoir que le rez-de-chaussée ainsi que la spacieuse salle de 36 pieds par 26 du premier étage ont servi à plusieurs reprises de lieux de rencontres pour des réunions, des tea party ou des barn dance.


Un réaménagement des lieux à partir des années 1960

Entre 1962 et 1972, l’ancien échevin Léo Cadorette s’installe dans le logement du pavillon 3 et agit à titre de conservateur du domaine. Après des réaménagements effectués par la Ville pour modifier les espaces du garage/pavillon 3, on retire notamment les portes de garage du devant pour les remplacer par des fenêtres et une porte centrale en bois. Photo : fin des années 1970.


Plus de 15 ans comme lieu muséal

De 1976 à 1992, la Société d’histoire des Cantons-de-l’Est (devenue la Société d’histoire de Sherbrooke, puis le Mhist-Musée d’histoire de Sherbrooke en 2019) loge dans le pavillon 3. L’organisme y présente une multitude d’expositions et d’événements accessibles au public. Vers 1979, ce sont des artéfacts illustrant le quotidien d’autrefois qui sont mis en valeur, dont un rouet et un berceau d’enfant. Photo : vers 1979.


Le pavillon 3 officiellement renommé

En accord avec la dénomination des pavillons 1 et 2 du domaine, la Ville de Sherbrooke a renommé le pavillon 3, « pavillon Dorothy-Holman ». Eleanor Dorothy Holman (1910-1995) a été l’épouse de Benjamin Campbell Howard, dit Bud, fils aîné de Charles B. Howard, et une femme impliquée dans sa communauté. Le couple a habité la résidence Helen-Eloisa-Salls, nommée en l’honneur de la grand-mère de Bud, durant une vingtaine d’années, après le décès de celle-ci. Dorothy Holman Howard est la troisième à partir de la gauche, sur cette photo publiée dans le Sherbrooke Daily Record.

Sherbrooke Daily Record, 20 septembre 1962, p. 8.


Texte de la présentation audio

D'un garage à un milieu muséal

Le fameux Pavillon 3. Quand j’y pense, j’ai l’impression qu’il est le grand incompris du domaine, et ce, depuis des décennies!

Déjà, on ne sait pas trop comment le nommer, aujourd’hui encore. Il est usuellement appelé Pavillon 3… même si, chronologiquement, on n’y est pas du tout, puisqu’il a été érigé en deuxième, soit deux ans avant la résidence nommée Pavillon 2. Un temps, on a utilisé le vocable conciergerie, mais ce rôle n’a été le sien, en réalité, que pour une très courte période. Vient la dénomination garage, évocatrice, mais peu glorieuse, disons-le. Toutefois, si ce qualificatif ne sied plus depuis belle lurette, il reflète concrètement la vocation première d’une partie de l’édifice. 

En effet, lorsque Howard fait appel à l’architecte montréalais Philippe Turner, en 1920, c’est pour la construction d’un bâtiment utilitaire.  Celui-ci se destine à accueillir, au sous-sol, la chaufferie centrale et des chambres froides, au rez-de-chaussée, le garage et, à l’étage, un gymnase et des sanitaires. Au premier coup d’œil, on peut avoir l’impression d’une coupure entre le style architectural de ce pavillon et le reste du domaine mais, s’il y a des différences évidentes, il s’intègre plutôt bien à l’ensemble. Surtout, il ne faut pas oublier que sa vocation était bien différente de celle des résidences cossues : un certain décalage s’imposait peut-être de soi. 

Ah! et le logement à l’étage dans tout ça, vous demandez-vous peut-être. C’est vrai que plusieurs rumeurs ont laissé entendre que les parents Howard ou encore le fils aîné de Charles, Bud, auraient à un certain moment habité le local au-dessus du garage. Dans les deux cas, le contexte familial rend la chose improbable. En revanche, à partir du milieu des années 1930, un appartement y est indéniablement aménagé et mis en disponibilité. Le dernier occupant aurait été le responsable de l’entretien du domaine, entre 1972 et 1976.

Après cette date, le bâtiment est réaménagé pour accueillir la Société d’histoire des Cantons-de-l’Est, qui y accueillera des visiteurs de 1976 à 1992. Par la suite, divers organismes et départements municipaux occuperont les lieux, jusqu’en 2023.

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Howardene | Parcours immersif du Parc du Domaine-Howard

Howardene | Parcours immersif du Parc du Domaine-Howard image circuit

Presented by : Musée d'histoire de Sherbrooke (MHIST))
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