Des clapiers au caveau à légumes : les dépendances
Ah la pétanque! Avouons-le, ce n’était pas vraiment la tasse de thé de la bourgeoisie anglophone… Vous vous en doutez, du temps des Howard, cet espace jouait un rôle bien différent, mais lequel?
Propriétaires d'un domaine urbain de belle dimension, les Howard n’avaient pas l’ambition, ou l’intérêt, de rendre leur domaine autosuffisant. Cela dit, on y retrouve, dans les premières décennies, plusieurs éléments et dépendances leur permettant une certaine autonomie ou, à tout le moins, la possibilité de diversifier leurs productions.
Le caveau à légumes est sans doute la dépendance la plus commune. On peut aisément supposer qu’il a été construit dès l’érection de la première résidence, soit vers 1920. Une telle installation permettait de conserver, à bonne température, les légumes et fruits durant plusieurs semaines, voire des mois. Parmi toutes les annexes, seul le caveau à légumes existe toujours : vous pouvez d’ailleurs observer sa porte de bois légèrement en retrait du pavillon 3. Sinon, selon les sources, on mentionne que le domaine compte, en plus du caveau, des enclos à renards, un poulailler – que l’on suppose éloigné des goupils – ainsi qu’une cabane à sucre.
Pour revenir au terrain de pétanque actuel, eh bien, il est vraisemblablement aménagé dans les années 1970. Alors, qu’y avait-il avant? Des terriers à renards argentés. Oui, oui, vous avez bien entendu! Pas pour rien que notre poète DesRochers réfère aux glapissements d’un renard dans son ode au domaine en 1924. La famille semble avoir fait l’élevage de renards pour la fourrure, mais on n’a pas de date précise ni pour les débuts ni pour la fin de ce commerce. Les aménagements spécifiques sont encore notés sur les plans d’assurance de 1953, mais on ne sait pas s’ils sont encore utilisés à ce moment.