La filiale no10 Colonel John S. Bourque

La Légion, pour aider et supporter


Une petite fleur, mais un grand symbole

Le lancement de la Campagne du Coquelicot a toujours quelque chose de protocolaire. Au cours de son mandat (1952-1955), le maire J. Émile Lévesque a accueilli des membres de la Légion de Sherbrooke à l’hôtel de ville. Pour la petite histoire, c’est en 1921 que la Campagne du Coquelicot est mise en place au Canada. Au départ, c’est l’Association des anciens combattants de la Grande Guerre qui la prend en charge. Avec la création de la Légion canadienne en 1925, c’est cette dernière qui reprend le flambeau, à travers les diverses filiales qui émergent un peu partout au pays. En 1948, une loi lui assure une protection juridique pour l’utilisation de l’emblème du coquelicot. Celui-ci est, depuis plus de 100 ans, le symbole du Souvenir des soldats morts à la guerre.


La campagne du Coquelicot de 1988

À la fin du mois d’octobre 1988, des membres de la Légion canadienne de Sherbrooke et des Dames auxiliaires, responsables de la Campagne du Coquelicot au niveau local, sont en compagnie du maire de Sherbrooke, Jean-Paul Pelletier, à l’occasion du lancement de sa levée de fond annuelle. La Tribune mentionne d’ailleurs à l’époque que monsieur Pelletier souhaitait être le premier à acheter le traditionnel coquelicot de l’édition 1988. En fait, cette tradition existe toujours alors que le maire ou la mairesse de Sherbrooke préside annuellement le lancement de la campagne tout en étant le premier ou la première à porter le coquelicot.


Sous le signe de la musique

La Légion de Sherbrooke, ce sont aussi des activités sociales et culturelles! Dans les années 1940, le Giz Gagnon Band se produit auprès des membres de la filiale n° 10 et de leurs invités.


Un nom pour honorer un homme d’exception

John S. Bourque débute sa carrière militaire au sein des Carabiniers de Sherbrooke (aujourd’hui Les Fusiliers de Sherbrooke). Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il rejoint le 22e Bataillon d’infanterie. Passé de soldat à commandant d’une compagnie durant le conflit, il participe à la bataille de Vimy, où il est blessé par l’explosion d’un obus. Une fois de retour au pays, il devient un commerçant prospère et un député unioniste influent (1934-1960), tout en continuant son implication au sein des Fusiliers de Sherbrooke. Lors de la Deuxième Guerre mondiale, il dirige le camp militaire de Sherbrooke. De 1939 jusqu’à son décès, en 1974, il agit comme colonel honoraire du régiment. Photo : Vers 1950, le vice-maréchal de l’air W.A. Curtis (à gauche) et John S. Bourque discutent ensemble au Mess des officiers du manège militaire de la rue Belvédère.


Un organisme, plusieurs lieux

De sa création au milieu des années 1940, la Légion de Sherbrooke filiale no 10 loge à quatre reprise dans des résidences privées de vétérans. De 1945 à 1964, elle a pignon sur rue dans la Maison du Souvenir, située sur la rue Prospect. De ce moment jusqu’en 2003, c’est l’ancienne East Sherbrooke School (photo), située près du coin Bowen et Chalifoux, qui l’abrite. Après la vente de son bâtiment de la rue Bowen, l’organisme déménage à l’intersection des rues Galt Est et Lavigerie. C’est en 2019 que la filiale no10 Colonel John S. Bourque s’installe, en cohabitation avec les Chevaliers de Colomb, au 2615 de la rue Hertel. Photo : La façade l’édifice de la Légion filiale no10, sur la rue Bowen, vers 1987.


Texte de l'audio

La Légion, pour aider et supporter

Qui aurait cru qu’une parcelle d’histoire militaire se trouvait ici, sur la rue Hertel, non loin du parc des Quatre-Pins… Même si l’histoire en ces lieux est assez récente, permettons-nous ici d’aborder l’héritage de la Légion royalecanadienne, dont la filiale sherbrookoise fêtera ses 100 ans dans quelques années.

Avant même la fin de la Première Guerre mondiale, des soldats blessés et invalides sont rapatriés au pays et se retrouvent sans ressources ou presque. Uniquement pour ce conflit, on évalue qu’entre 117 000 et 137 000 soldats ont été libérés pour des raisons médicales. Lorsqu’on ajoute les soldats démobilisés à la fin de la guerre souvent victimes de blessures invisibles, cela laisse au minimum 170 000 anciens combattants susceptibles d’avoir besoin de soutien médical, psychologique ou financier. À l’époque, ce sont surtout des œuvres de bienfaisance qui les prennent en charge, mais de l’avis de plusieurs, c’est inacceptable et insuffisant. Diverses associations, comme les Amputés de guerre ou les Anciens combattants tuberculeux, voient le jour pour aider les vétérans. La création de l’Association des combattants de la Grande Guerre est un pas marquant vers la mise sur pied de la Légion canadienne du service de l’Empire britannique, en novembre 1925. Très rapidement, il existe plus de 160 filiales de la Légion à travers le Canada. En gros, on désire créer un filet de sécurité permettant de prendre soin des anciens combattants rendus invalides par la guerre ainsi que leurs personnes à charge, tout en préservant une mémoire collective pour les sacrifices faits par ces soldats pour maintenir la paix mondiale. Dans cette optique, ce sont d’ailleurs des membres de la Légion royale canadienne et de ses filiales qui prennent en charge les commémorations de l’Armistice depuis un peu plus d’un siècle.

De son côté, la Légion de Sherbrooke, filiale n° 10, est officiellement reconnue le 1er janvier 1931. Sur le certificat d’officialisation, on retrouve notamment les noms de Williams Kempton Foss, Sydney Edward Francis, Thomas Edgar Hall, Ernest Otto Thomas et Arthur Giguère. 

L’organisme, composé de bénévoles militaires et civils, a pour mission d’aider et de soutenir les anciens combattants, tout en s’impliquant dans sa communauté. Ses actions se regroupent sous quatre axes, soit la socialisation des vétérans, le soutien aux familles de militaires, l’implication communautaire et la reconnaissance du service militaire. La Campagne du Coquelicot est sans doute l’une des activités les plus connues du grand public. Cette dernière a d’ailleurs fêté ses 100 ans d’existence en 2021.

Extract of
L’héritage militaire de Sherbrooke | Audioguide gratuit

L’héritage militaire de Sherbrooke | Audioguide gratuit image circuit
Presented by : Musée d'histoire de Sherbrooke (MHIST))
Get There

Download the BaladoDiscovery app (for Android and iOS) and access the largest network of self-guided tour experiences in Canada.