Cimetière Winslow de Stornoway

Un nom à l'image du passé local

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Texte de la narration

Nous sommes devant le cimetière prebytérien Winslow, situé juste en face de l'église catholique Saint-Alphonse... ce qui donne une idée de la proximité et du désir d'harmonie qui existe ici entre les gens de différentes confessions depuis le 19e siècle. 

Les familles fondatrices de ce cimetière sont originaires des Hébrides et des Highlands, en Écosse. Un monument leur rend d'ailleurs hommage à l’entrée du cimetière. À noter qu'au début de la colonisation, Stornoway, ne se nomme pas Stornoway, mais Winslow, comme le nom de ce cimetière... Winslow-Sud plus précisément.

C'est au milieu du 19e siècle que Colin NOBLE, un riche marchand écossais venu s’établir dans la région, attribue le nom de STORNOWAY à l'endroit où les routes se croisent, soit la 108 et la 161 de nos jours. Il fait ainsi référence à Stornoway, la capitale de l’île de Lewis, en Écosse, d'où il est originaire, et d'où le père de Donald Morrison est aussi originaire.

MORRISON
Winslow, c'est un cimetière presbytèrien. C'est le plus important des quatre cimetières qu'on trouve à STORNOWAY. Il y a même des Morrison qui sont enterrés ici. 

NARRATION
Ce cimetière, ouvert en 1851, contient un peu plus de 300 sépultures, sans compter celles laissées sans épitaphe, ni inscription. Plusieurs enfants décédés en bas âge y reposent. Les patronymes qu’on peut lire sur les stèles rappellent les origines écossaises de STORNOWAY, des noms tels que McLeod, McAulay, McArthur et Morrison.

Les défunts qui sont inhumés ici ont choisi la direction vers laquelle ils souhaitent que leur dépouille soit orientée : habituellement en direction de leur maison, de l’église, ou de la rivière. Parmi les plus anciennes dépouilles du cimetière, on compte un grand nombre d'immigrants qui ont vécu de grandes épreuves.

Étant donné qu’au milieu du 19e siècle une grande famine sévissait en Écosse, famine qui avait pour cause le mildiou qui détruisait les récoltes des pommes de terre, plusieurs Écossais décidèrent de faire le grand voyage pour s'établir dans les Cantons­-de­-l’Est où tous les espoirs leur étaient permis. En 1845 arrivent les premières familles de langue gaélique alors que débute la colonisation de la région.

L’aventure s’avère plus difficile que prévu. Les terres ne sont pas aussi fertiles que celles de leur pays d’origine. À l’aide de chevaux, plusieurs colons doivent défricher la terre et déplacer les lourdes pierres des champs. L’hiver est également long et rigoureux.

Plusieurs fils de cultivateurs écossais cherchent alors du travail à l’extérieur de la région. Donald MORRISON fait partie de ceux-là :

MORRISON
Je suis justement parti dans l’Ouest pour gagner un peu d'argent. Mais aussi, disons-le, pour apprendre à manier le fusil et le revolver, comme un véritable cow­boy du Far­ West. Ça c'était le bon temps.



Excerpt of
Sentier des Écossais | Sur les traces de Donald Morrison

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